vendredi 6 décembre 2019

Et le judaïsme ?...





On fait souvent remarquer, à bon droit, que l'islam est faux, et que cela est d'autant plus évident que, survenu le dernier, il contredit toute la foi et toute l'Écriture données précédemment. Certains voudraient appliquer un raisonnement similaire au christianisme et dire que, puisqu'il contredit le judaïsme qui l'a précédé, le christianisme est nécessairement faux.

Réponse :

Le judaïsme biblique et antique est une religion qui implique un temple, un sacerdoce et des sacrifices. 
Or, en l'an 70 après Jésus-Christ, le temple de Jérusalem a été détruit; depuis ce temps, une partie du judaïsme (l'école pharisienne) a théorisé et systématisé un culte sans temple ni sacrifice. Cette religion, le judaïsme rabbinique, est donc un nouveau système religieux,  postérieur à l'avènement du christianisme. Par conséquent, on ne peut pas appliquer au christianisme le raisonnement que l'on applique à l'islam.

N.B: Certes, au sixième siècle avant notre ère, l'exil à Babylone a empêché ce culte d'être pleinement accompli, durant 70 ans. 
Néanmoins, cet exil et sa durée (70 ans qui étaient regardés comme un terrible jugement pour cinq siècles de rebellions!) avaient été précisément annoncés, et des prophètes (comme Daniel) avaient été suscités, indiquant clairement la poursuite des relations entre Dieu et le peuple exilé, durant cette parenthèse exceptionnelle. Rien à voir, donc, avec 20 siècles sans temple, que rien n'annonçait, qu'aucun prophète ne console et qui a nécessité l'institution d'un système cultuel nouveau.
*
A ce propos, on se souviendra que le principal législateur et "grand prêtre" de cette nouvelle religion, Johannan Ben Zakkaï (~ 1 - 80 après JC), pleura sur son lit de mort, en faisant cette glaçante confession: Je ne sais pas vers où je vais (Traité Berakhot, 28b).



Bucerian

jeudi 5 décembre 2019

Attendre la mort avec gourmandise?

Un sophiste a demandé un jour pour quelle raison les chrétiens, qui croient au paradis, n'attendent pas pour autant la mort avec gourmandise.

Réponse:

Premièrement : on pourrait faire observer que les chrétiens, comme tous les hommes, peuvent éprouver des craintes rationnellement infondées, semblables à celle que ressentirait un homme qui aurait la phobie des serpents et que l'on mettrait en présence d'une couleuvre inoffensive. On pourra dire qu'il s'agit d'un mouvement immature, à raisonner et à surmonter dans la prière, mais pas d'une hypocrisie.

Deuxièmement : on doit aussi rappeler que les chrétiens, loin d'être des fanatiques au regard vide qui "aiment la mort", attendent au contraire la résurrection, l'incorruptibilité et la vie (1 Corinthiens 15. 53 / 2 Corinthiens 5. 4). Comme le dit le Credo : "Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir".
C'est donc improprement que l'on parle de la mort comme d'une délivrance; car s'il y a un très aimable paradis après la mort (Luc 23. 43) ce n'est pas la mort elle-même qui est le paradis; aussi ne doit-elle pas être aimée ou voulue pour elle-même, quoique la félicitée qui la suit soit souhaitée, voulue et aimée. D'une manière analogue : les douleurs de l'enfantement, souvent redoutées, ne sont pas la même chose que l'enfant attendu avec joie.

Troisièmement : il faut surtout souligner qu'il existe un lien entre chaque chrétien et le reste de l’Église militante, voire du monde auquel le chrétien se doit.
Dans le monde profane déjà, l'intrigue d'un film comme "Il faut sauver le soldat Ryan" nous montre comment un homme peut être déchiré entre son intérêt de personne particulière (rentrer au pays pour y être en sécurité) et sa volonté de soldat (rester sur le front pour vaincre auprès de ses frères d'armes).
C'est précisément ce qu'explique l'apôtre Paul (Philippiens 1. 23-24):
Je suis pressé des deux côtés: j'ai le désir de m'en aller et d'être avec Christ, ce qui de beaucoup est le meilleur; mais à cause de vous il est plus nécessaire que je demeure dans la chair.
Un vulgaire sophiste s'amuserait à demander pourquoi le soldat Ryan n'attend pas son rapatriement "avec gourmandise" plutôt que de s'obstiner à rester dans la boue, exposé aux souffrances. Les hommes de cœur, eux, connaissent la réponse et savent qu'elle n'a rien à voir avec ce qu'imagine l'impie.


Conclusion:

Le chrétien attend certainement la vie éternelle et la félicité avec joie et ferveur (Apocalypse 22. 20). S'il surmonte dans la prière les craintes déraisonnables liées à l'effroi naturel que cause la perspective de la mort, et si l'heure de celle-ci est accompagnée d'une indicible consolation - celle de la vie éternelle promise en Christ / Jean 11. 25-26; si, dans cette perspective, la mort peut même parfois être appelée "un gain" (Philipppiens 1. 21), elle ne saurait faire oublier la communion des saints (Philippiens 2. 27) et la vocation du témoignage qui nous fait donc attendre l'heure de la mort, non pas "avec gourmandise", mais dans la paix (2 Timothée 4. 6-8).

Bucerian

jeudi 28 novembre 2019

France, terre catholique ?

Certains intellectuels, comme Eric Zemmour, affirment que la France est un pays catholique (au sens "catholique romain"). Peut-on être bon français sans être disciple du pape? Que répondre ?


1) Comme l'avait pressenti le païen Aristote, la vérité doit nous être plus chère que nos amis. Le Christ pousse l'assertion jusqu'à dire que nous devons la préférer à nos propres parents (Matthieu 10), donc aussi à notre patrie. Autrement, il conviendrait d'être musulman en terre d'islam, catholique en pays catholique, juif en terre d'Israël... ce qui serait absolument contraire à l'essence du christianisme (adhésion à la vérité / Jean 14. 6), autant qu'à la nature de l'homme (celui-ci étant un être de langage, cela veut dire qu'il doit vivre pour la vérité sans laquelle sa parole serait absurde * ).
Donc, que la France soit un pays catholique romain ou non ne change en rien le devoir de tout homme d'épouser la vérité et de s'engager dans le chemin de vie, le Christ.

2) Il est néanmoins paradoxal de faire de la France un pays ultramontain (ce qu'est devenue Rome en 1870), parce que l'histoire de la souveraineté française coïncide avec la lutte des rois de France contre, d'une part, les prétentions de l'empereur germanique (à qui on opposait le fait que le roi est empereur en son royaume) et contre, d'autre part, les prétentions ultramontaines (à quoi se sont opposés les anciens, depuis les émissaires de Philippe le Bel jusqu'à la déclaration gallicane des quatre articles, sous Louis XIV.)
Le séisme de Vatican I, déclarant le pape de Rome chef infaillible de l’Église (en 1870), avec le schisme des Vieux catholiques (et avec le schisme lefebvriste, lorsque l’Église "infaillible" a changé sa foi, à Vatican II...) indique que la France, en choisissant la réforme tridentine, s'est engouffrée dans une impasse. Puissent les âmes pieuses ne pas suivre son exemple...

Bucerian
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* Ceux qui disent "la vérité n'existe pas" doivent supposer que cette phrase est vraie, pour justifier le besoin de la dire. Or si elle est vraie, elle est fausse. Donc, la vérité existe.


mercredi 20 novembre 2019

Pouvez-vous le prouver ?


"Ce qui est affirmé sans preuve peut être refusé sans preuve". Tels sont les mots par lesquels les pécheurs les plus endurcis ont l'habitude de rejeter la prédication du saint Évangile. Certains en viennent même à imaginer qu'au nom de ce principe "rationnel", ils échapperaient à la condamnation du jugement dernier "même si celui-ci avait lieu" car, en définitive, ils n'auront fait qu'obéir aux ordres de la raison.

En tout cela les athées montrent simplement l'étendue de leur folie, car leur principe établit que ce qui est affirmé sans preuve peut être refusé sans preuve, et non pas que cela doit l'être. En effet, tout le monde s'accordera à dire que ce qui est affirmé sans preuve peut tout à fait être très vrai, et que sa connaissance peut être d'une importance tout à fait vitale. 
A titre d'exemple : la veille de l'opération Barbarossa, en 1941, un soldat allemand déserta pour prévenir les russes de l'imminence de l'offensive. Staline refusa cet avertissement adressé sans preuve (il alla jusqu'à faire exécuter le soldat-messager !)... bien à tort.
Ainsi, loin d'effacer le discernement du récipiendaire d'un message, loin de le transformer en automate et de le déresponsabiliser - ou de lui épargner les conséquences funestes d'une éventuelle erreur de jugement - le principe brandit par les athées met en exergue leur implication, leur rôle et donc aussi leur responsabilité dans la réception qu'ils font ou non d'un témoignage.

Certains se demanderont à quoi sert un tel principe si, loin de guider la raison dans ses jugements, il se borne à la laisser devant une vertigineuse responsabilité, à lui prodiguer un non-conseil et qu'il ne lui évite pas d'échapper aux conséquences de ses propres égarements.



Ces gens ignorent que leur principe, véritable fiction juridique, ne vaut que pour aménager les rapports extérieurs entre les hommes, et non pas pour être la boussole intérieure de la conscience (loin s'en faut que ce soit pour se substituer à elle).
Par exemple, de son vivant, les crimes de sang d'Al Capone n'ont pas été prouvés ; aux yeux des hommes, il a donc PU nier et nulle juridiction pénale n'a PU l'enfermer pour cela. Cela s'appelle du cynisme, et en général les innocents ont recours à d'autres moyens (*), mais c'est un moyen qui demeure admis entre les hommes.
On comprendrait donc, à la rigueur, qu'on invoque finalement cet argument contre des prédicateurs qui voudraient employer la force publique dans le but d'imposer leur foi. Mais répéter en boucle ce principe soi-disant philosophique face au témoignage évangélique et aux exhortations qui en découlent, c'est signifier que l'on passe à côté du sujet en même temps que du salut ; car la question n'est pas de savoir si l'humble chrétien peut prouver ce qu'il dit (voire, s'il pourrait surmonter des objections hypercritiques) mais de savoir si ce qu'il dit est vrai. La vérité, en effet, a sur les consciences le droit sacré d'être reçue par elle-même et pour elle-même, si bien qu'au chapitre de la conscience, ou au chapitre moral, il est faux de dire que "c'est toujours à celui qui affirme une chose qu'incombe le devoir de la prouver"; c'est au contraire toujours à la créature qu'incombe le devoir de reconnaître, aimer, vouloir, croire et embrasser sans réserve la vérité quand elle se présente à elle.

Si, en définitive, la créature réalise qu'il n'existe aucune recette-miracle (surtout pas celle sur laquelle elle s'appuie ici !) pour lui livrer la vérité clés en main ; si la créature, placée devant son devoir et devant son éternelle responsabilité, réalise qu'elle ne trouve en elle-même aucune ressource pour accomplir ce devoir - mais qu'au contraire, elle ne trouve là que des forces et des docteurs de mensonge, tel ce principe que "ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve" - cette amère expérience, qui dit tout de sa condition, est en définitive le problème de la seule créature déchue, et jamais celui du Véridique dont la Parole n'annonce rien d'autre (Matthieu 11. 25-27).

Bucerian

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(*) Par exemple, une mère injustement accusée d'infanticide ne se borne pas à répondre insolemment que "Rien ne le prouve".


lundi 18 novembre 2019

L'UEPAL a voté





Les mêmes causes, les mêmes effets. Après des années à cacher ses penchants par crainte de perdre des paroissiens cotisants, l'UEPAL a finalement fait son coming-out, décidant ouvertement que la Parole de Dieu n'était plus rien à ses yeux :
 
L’Assemblée de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), réunie le 16 novembre à Strasbourg, a adopté un texte autorisant les pasteurs qui le souhaitent à bénir des couples mariés de même sexe. Après de nombreux amendements, le texte a été validé à 36 voix contre 49. 

Il faut dire que l'exemple de l'EPUF était encourageant ; cette dernière, ayant pris la même décision il y a plusieurs années, n'a reçu aucune véritable réponse de la part de ses membres prétendument évangéliques, sinon la création d'un petit club insignifiant, destiné à donner à ses membres une bonne conscience à moindre coût : les Attestants...

Il ne serait pourtant pas bien difficile de réagir et réaffirmer le principe d'une communion orthodoxe...:

Partie 1

... la seule question étant seulement de savoir s'il resterait encore assez d'âmes pour la peupler (cf. Luc 18. 8).

Bucerian 

mardi 12 novembre 2019

Fédération des Eglises Protestantes de Suisse et mariage



En Suisse (R3) comme en France (Attestants), démonstration est faite de l'incapacité des mouvements de résistance "modérés" (tièdes ?) à... opposer une résistance efficace devant l'esprit d'apostasie.

 Réunis en assemblée les 4 et 5 novembre, les délégués des Eglises membres de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) se sont prononcés, à une large majorité, en faveur du mariage pour couples de même sexe. Le vote a eu lieu ce mardi 5 novembre après-midi, à bulletin secret. 49 délégués ont voté oui, 11 non et aucun ne s’est abstenu.

Mais comment s'étonner du fait que les pétitions des "conservateurs" ne fassent que glisser à l'oreille des "libéraux", quand les premiers considèrent l'orthodoxie comme une simple couleur (pour reprendre le champ lexical du mouvement R3) parmi toutes les autres expressions, jugées tout aussi légitimes, du christianisme ?...

Et à quoi sert-il de dénoncer une rupture dans "la tradition judéo-chrétienne" quand on n'est pas soi-même décidé à rompre avec les artisans de cette rupture, sinon à faire l'aveu qu'on en est en définitive le complice ?

Bucerian

dimanche 20 octobre 2019

Islam, Bible et théorie du complot


On sait le recours systématique aux théories du complot, chez une certaine partie du monde musulman - en particulier de sa jeunesse. Si de nombreux musulmans (comme les représentants de la grande mosquée de Paris) affichent leur opposition à cette forme d'irrationalité (et, disons-le, de paranoïa), ils semblent être bien moins nombreux à prendre note du fait que, dans leur religion, la paranoïa est structurelle et qu'elle est même une norme.
Pour s'en convaincre, il suffit de lire l'article consacré à Abraham, sur le site internet de la grande (et très modérée) mosquée de Paris.

Rappelons ici que dans l'imaginaire islamique, Abraham a failli sacrifier Ismaël, ancêtre des Arabes, et non pas (comme l'enseigne pourtant la Genèse 22. 1-14) Isaac, le père d'Israël.
.
Évoquant cette affaire, l'auteur de l'article explique que si le livre de la Genèse enseigne qu'Isaac (plutôt qu'Ismaël) a failli être sacrifié, c'est en raison d'une falsification (ou, dit autrement : d'un odieux complot ourdi par des Juifs) dans le but d'attribuer aux israélites un rôle central dans l'histoire de l'Alliance.
Je cite (et même copie-colle, par soucis de fidélité)  ici l'extrait de l'article :
 Selon la Genèse , le  » candidat  » à l’immolation était Isaac. Selon la thèse musulmane, il s’agit d’Ismaël. Les sémitisants tiennent les chapitres XIV à XX de la Genèse comme tardivement remaniés et  » harmonisés « . Les auteurs vont plus loin : ils ont souligné cette falsification et considèrent, en outre, les chapitres suivants surtout le chapitre XXII, comme transformés et pratiquement vidés de leur substance, à cause des compilateurs tardifs des traditions juives qui se sont évertués, en arrangeant les textes à leur manière, à faire d’Isaac et de son fils Jacob les seuls dépositaires de la révélation et les seuls fondateurs du culte. Pour rendre cohérente la narration biblique et leur conception de la prophétie comme un privilège exclusif d’Israël, ils ont modifié le Texte sacré et substitué Isaac à Ismaël.

Bien que la nuance soit très grande, je laisse de côté la question de savoir si "les auteurs" ou plus simplement "des auteurs" (ceux-là même qui affirment démontrer la fausseté intégrale du coran) ont conclu ou non à la falsification de la Genèse. Leur opinion humaine, digne de celle de Celse ou de Michel Onfray, nous importe autant (en la matière) que celle d'un faux prophète.
Je dois noter en revanche qu'en brandissant si gratuitement la thèse d'un tel complot (mais avait-il une autre option?)le rédacteur de l'article révèle sur quoi repose toute sa foi et tout son culte. Comment s'étonner, après cela, qu'un si grand nombre de ses jeunes coreligionnaires lui emboitent le pas pour expliquer le reste du monde et des évènements qui s'y produisent?
Si les hommes sont capables de triompher même de la Parole de Dieu, que reste-t-il de sûr? (en toute logique : sûrement pas le coran, mais le tabou empêchera la masse d'aller jusque là).

Voici maintenant deux faits qui montrent le caractère ridicule de la théorie du complot sur lequel repose l'islam :

1/ En quoi des compilateurs Juifs auraient-ils eu besoin de falsifier leurs textes pour asseoir leur rôle de "seuls dépositaires de la révélation", alors que ce rôle était déjà évident par le fait qu'ils étaient les seuls à posséder la Torah? 
Ou comment se fait-il que Dieu n'ait pas suscité un Moïse parmi les fils d'Ismaël, permettant aux Arabes d'avoir, avant ou en même temps que les Juifs, un récit au moins aussi ancien et légitime de ces évènements, et de sorte à pouvoir (en cas de falsification des textes par l'autre partie) montrer au monde qu'il existe une autre version, non moins légitime que celle des Hébreux, racontant bien autre chose?...
Cette seule considération suffit à anéantir toute la théorie, gratuite autant qu'impie, sur laquelle repose l'islam. Il me plaît pourtant de rajouter un deuxième point, afin d'en venir à l’Évangile sur lequel ce passage de la Genèse (comme tous les autres passages) doivent nous conduire à Salut.

2/ L'islam voit en Jésus-Christ un homme de Dieu. Or, s'il y a eu une falsification de la Genèse, comment expliquer qu'un si grand prophète ne la dénonce pas ?
Il y avait pourtant intérêt, puisque sur le même site de la grande mosquée de Paris, la fiche consacré à Jésus indique que :
Dieu selon Jésus n’est pas celui d’un peuple, mais celui de l’humanité entière.
On dira peut-être que Jésus a dénoncé la falsification, mais que d'autres faussaires, chrétiens cette fois-ci (!), auront supprimé cet important propos, voire, qu'ils l'auront remplacé par son contraire (cf. Matthieu 22: 32 ; Luc 13 : 28 ; Jean 4: 22).
Mais pourquoi ces chrétiens auraient-il fait une telle chose, eux qui professaient la foi catholique, (c'est-à-dire : universelle) et qui auraient donc eu tout intérêt à profiter d'une telle dénonciation de Jésus contre la Synagogue ? Là encore, le caractère ad hoc et incohérent des thèses islamiques en dit long sur la solidité de la religion qui repose dessus.

Or, ce passage de la Genèse est important, car il conduit nos regards vers le fils unique promis à Abraham, qui est aussi Fils unique de Dieu et par le sacrifice duquel sont sauvés tous ceux qui croient :

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle (Jean 3. 16).

Bucerian








jeudi 17 octobre 2019

Loi bioéthique





La loi bioéthique (sic) récemment portée devant l'Assemblée (par des personnes apparemment phobiques de quelque chose...) méritait un article étendu. Voici donc une lecture édifiante, détaillant quelques-unes des raisons pour lesquelles nous ne pouvons que rejeter cette entreprise inhumaine.

Avec le vote, ce mardi 15 à l’Assemblée, du projet de loi bioéthique, le progressisme remporte une victoire décisive, et peut-être finale, dans le combat qu’il mène depuis deux siècles contre l’anthropologie chrétienne.
 Lire la suite...


Bucerian
 

mardi 15 octobre 2019

Quelle place pour l'islam ?



Des esprits profanes tentent régulièrement de rejeter l'islam hors de la société française, au motif de l'incompatibilité entre les éléments politiques de l'islam et un certain art de vivre. Force est de constater que leurs résultats sont vains, ou ridiculement limités au regard de l'énergie déployée.
Notre effort chrétien ne consistera donc pas à chasser les aspects politiques de l'islam hors de la société française (avec le risque de braquer des masses musulmanes et de les mettre dos au mur), mais à  chasser l'islam hors des âmes - gagnant ainsi des frères et des sœurs, pour l'éternité.
Nous le ferons, avec l'aide de Dieu, par la lumière du Christ, en montrant qu'au chapitre de la théologie et de la spiritualité, la doctrine islamique fait entièrement injure à la gloire de Dieu: par son mépris de l'éternelle justice de Dieu, par son mépris et rejet de l'autorité de Dieu (la Bible), et par la corruption de sa spiritualité, clairement païenne.

Voici résumé ce triple point (qui a déjà été développé sur le blog):

1) L'islam attente à la gloire de Dieu en imaginant une miséricorde divine qui nie les droits de sa justice.
Cette alternative, selon laquelle ou bien Dieu accomplit sa justice (en condamnant le pécheur), ou bien Dieu renonce à cette justice pour faire miséricorde (au pécheur), n'est pas seulement simpliste et fantaisiste ; elle est encore fausse et sacrilège.

Le mystère de la Croix, tant honni par la fausse prophétie mahométaniste, nous montre au contraire un Dieu immuable et d'une sainteté parfaitement inviolable: Dieu fait honneur à sa justice même lorsqu'il fait miséricorde, car s'il assure un salut gratuitement distribué au pécheur, ce salut a néanmoins été chèrement acquis par le Christ - qui s'est substitué à ceux qu'il était venu racheter (Ésaïe 53), ainsi qu'il l'a lui-même affirmé :

 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour (Matthieu 16: 21).

 
2) L'islam attente à la gloire de Dieu en imaginant une divinité infidèle, dont la révélation (Torah + Évangile) serait devenue source de mensonges.
Cette idée, selon laquelle les écrits profanes de Jules César ou de Platon auraient mieux accompli leur vocation (triompher des altérations du temps) que l’Écriture même de Dieu, est blasphématoire.

Or la perpétuelle célébration du baptême et de l'eucharistie, sacrements de la mort et résurrection du Fils de Dieu pour le salut de quiconque croit, sont là pour attester que tel a toujours été le propos des Écritures, conformément à cette promesse impérissable et sacrée:

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle (Jean 3: 16).

3) L'islam attente à la gloire de Dieu en plaçant un caillou (la pierre noire) au centre de la spiritualité de ses fidèles.

L'idée qu'il conviendrait non seulement de prier en étant prosterné en direction d'un caillou, mais encore, qu'il serait acceptable de pérégriner jusqu'à cet objet pour l'embrasser (qui plus est au péril de sa propre vie!), est, purement et simplement, un dogme païen.

Or le Dieu vivant ne donne pas sa gloire à un autre, surtout pas à un morceau de roche sans âme; il veut être rencontré dans la pierre vivante sur laquelle est fondée son Église, à savoir la personne de Jésus-Christ, son Fils unique, Roi, Prêtre et Prophète suprême de l'Humanité, selon la prédication évangélique:

Je suis (Jésus) le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi.
(...)  Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi; croyez du moins à cause de ces œuvres.
(Jean 14: 6, 11).

Bucerian

samedi 5 octobre 2019

Islamisme et sécularisme

Au lendemain du 11 septembre 2001 (l'époque où les attentats terroristes étaient encore désignés comme tels) le chanteur Renaud sortait une chanson (*)  révélatrice d'une vision du monde hélas très répandue dans notre pays.

D'une part, cette chanson déplorait que : " Les dieux les religions (...) feront toujours de nous de la chair à canon ".
D'autre part, concernant " l'islam des tyrans " (les talibans), la chanson interrogeait : " Ceux-là ont-ils jamais lu le coran? "

Vision bien étrange où "les religions" sont disqualifiées (mais à quelle religion un occidental, dont la culture a été baignée par le christianisme, va-t-il immédiatement penser?...) à l'exception manifeste du magnifique islam, dont le seul crime aura consisté à être sali par la contrefaçon qu'en proposent des ignares...
Mon but n'est pas de juger ici le chanteur Renaud, ni d'évaluer ses intentions en écrivant ces paroles ; en revanche, force est de constater que celles-ci reflètent un certain esprit où la " critique des religions " ne sert en définitive qu'à écarter Jésus-Christ.

Eh bien, nous avons maintenant sous les yeux les résultats de cette tartufferie séculariste, grande complice de l'islamisme : elle, chargée de créer le vide que les ténèbres d'un faux prophète rempliront ensuite inévitablement.

Le énième attentat qui a ensanglanté notre pays nous donne donc l'obligation de rappeler que l'antidote à l'idolâtrie mecquoise ne consiste pas dans l'idolâtrie du sécularisme et du rationalisme, mais en Jésus-Christ, le Fils de Dieu (Jean 6. 68).

Bucerian



(*) Manhattan-Kaboul, dans l'album Boucan d'enfer, 2002.