samedi 22 avril 2017

L'Evangile en Iran





En 1979, il y avait environ 500 chrétiens d’origine musulmane en Iran. Aujourd’hui, il y en a des centaines de milliers voire plus d’un million, selon certaines sources, explique Portes Ouvertes.

jeudi 20 avril 2017

Enfin le tome 2!



A l’occasion du 500e anniversaire de la Réforme paraît, le 27 avril, le second tome des Œuvres de Martin Luther dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (le premier a été publié en 1999). Ces écrits portent sur la seconde moitié de l’existence du réformateur. La sélection a été dirigée par Matthieu ­Arnold, auteur d’un Luther, et Marc Lienhard, pasteur, théologien et historien. Ce dernier est lui-même l’auteur d’une biographie parue en 2016 : Luther. Ses sources, sa pensée, sa place dans l’histoire (Labor et Fides).

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Bucerian

mercredi 19 avril 2017

Marine Le Pen et le cardinal de Richelieu


Qui, plus que Philippe le Bel, mérite d'être considéré comme la figure par excellence de la souveraineté de la France?

Chercherait-on un champion qui fut chef de l’État, on le trouverait  en la personne de ce roi.
Chercherait-on quelqu'un qui sut s'opposer aux prétentions d'un théocrate agitant les âmes depuis l'étranger, on le trouverait dans ce remarquable chef, vainqueur de Benedetto Caetani.
Chercherait-on un héros qui brisa "un État dans l’État", on le trouverait dans ce pourfendeur de l'ordre du Temple. 

Comment expliquer, alors, que Madame Marine Le Pen -- imitant l'attitude de l'entourage de sa nièce --, soit venue glorifier la personne du cardinal de Richelieu et suggérer un odieux parallèle entre protestants et islamistes [hier soir, sur TF1]?

En fait, la réponse est peut-être fort simple: historiquement, la souveraineté de la France s'est affirmée, non pas à partir du XVIIe  siècle contre les protestants, mais dans la lutte (notamment de Philippe le Bel) contre les prétentions de l'empereur du Saint-Empire et celles de la papauté romaine.
Or il y a, dans l'arrière boutique de l'extrême droite, des gens si fanatiquement papistes et si sots qu'ils ne peuvent absolument pas voir la contradiction (pourtant flagrante) entre souverainisme et ultramontanisme. Loin s'en faut qu'ils souffrent qu'on la leur rappelle.
Pis encore: dans leur hystérie, ils s'imaginent que l'ultramontanisme est dans l'ADN de la France, au point que quiconque n'est pas soumis à Rome n'est pas français (!)

On comprendra qu'un candidat d'extrême droite, en perte de vitesse dans les sondages, se garde de contrarier le public d'hurluberlus dépeint ci-dessus...


Bucerian




vendredi 14 avril 2017

Méchante parce que chrétienne?


Il est sans doute très grave que la haine (qui opère l'extermination des chrétiens d'Orient) soit diffusée dans l'esprit des enfants, en France et ailleurs en Occident.


video


Si les hommes politiques ont évidemment un rôle à jouer pour s'opposer à la diffusion de ce poison idéologique, nous avons, comme chrétiens, le devoir d'annoncer l’Évangile et de prier pour que soient dissipées les ténèbres et la haine qui tiennent, captives, les âmes idolâtres.

Bucerian

samedi 8 avril 2017

Annotations sur le Credo (# 24)





De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, 
et son règne n'aura pas de fin.


Cette partie du Symbole résume en toute simplicité l'espérance et l'attente des chrétiens. Dans le Credo, on revient d'ailleurs ensuite sur cette partie de la doctrine, que l'on appelle l'eschatologie (discours sur les choses dernières), en disant que "nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir".
L’Église, actuellement en marche sous la croix et dans de grandes épreuves, attend le retour glorieux du Sauveur, qui mettra un terme à l'Histoire; un retour où Jésus-Christ jugera tous les hommes. Tous les hommes, car tous ressusciteront et ainsi, chaque personne humaine ayant vécu, depuis Adam, comparaîtra devant Lui et recevra le salaire de ses œuvres.
Ceux qui comparaîtront devant Dieu en lui présentant leurs "bonnes œuvres", l'observation des misvots, leurs hassanats (ou tout autre nom par lequel les pécheurs baptisent leur orgueilleuse prétention de se justifier devant l’Éternel) seront confus. Il apparaîtra que, toute leur vie durant, ils ne firent que s'opposer à Dieu et se moquer de Lui; que leur vie entière fut souillée du péché; et alors, recevant une sanction à la hauteur de la gravité de leur crime, ils seront envoyés dans les tourments éternels, dans un feu qui ne s'éteint pas et que l’Écriture nomme la Géhenne -- en référence au lieu où étaient brûlées les ordures, à l'époque.
En revanche, ceux qui comparaîtront recouverts de Jésus-Christ -- auquel nous sommes unis par la foi seule -- ceux pour qui Christ a souffert et qui leur donne sa Justice parfaite, iront dans la Vie et la gloire. Non par leurs mérites, mais en vertu de la Miséricorde qui est faite en Jésus-Christ seul.

Bien que l'on puisse légitimement et correctement préciser ce schéma (dans les commentaires que l'on fait des passages de l’Écriture se rapportant à ces questions), il est néanmoins suffisant que le peuple chrétien résume son attente dans la simplicité de ce Symbole; et on notera que ce schéma n'inclut pas les parenthèses et les lourdeurs imaginées par certains, comme l'établissement d'un règne terrestre de Jésus-Christ, etc.
La Confession des Protestants que nous sommes a même écarté ces opinions (Confession d'Augsbourg, article 17) qui se sont si souvent avérées dangereuses en plus d'être fantaisistes (voyez l'épisode du Royaume de Munster, en 1535).
Et pourtant, il existe des dénominations qui osent ajouter pareilles doctrines dans leur confession de foi: croyance en un règne de mille ans, croyance en la restauration nationale d'Israël, croyance en un enlèvement secret de l’Église et autres articles qui constituent, à n'en pas douter, une véritable pré-tribulation pour les consciences et pour l’Église!
Une telle attitude, témoignant d'une audace dogmatique isolationniste, ne va pas sans poser une grave question:
si quelqu'un ne souscrit pas à ces thèses particulières, contestables (et, surtout, particulièrement contestables!), ce quelqu'un sera-t-il reçu comme un membre à part entière de la communauté professant cette doctrine?...
Si oui, je dis que l'article inscrit dans leur confession de foi est, de facto, superfétatoire et que, en tant que tel, il n'a sa place dans aucun Credo.
Si non, je dis que la dénomination en question montre un visage sectaire et schismatique, coupable dans la particularité même qu'elle brandit pour justifier son existence.

Laissant ces tyrans de clocher à leur dilemme, souscrivons quant à nous à cette attente et espérance que la communion chrétienne confesse en toute simplicité et consolons-nous par les enseignements des Écritures à ce sujet.

Bucerian.








lundi 3 avril 2017

Sacrements et foi de l'Eglise





La foi de l’Église consiste dans les sacrements du saint Baptême et de la sainte Cène, qui sont aussi - selon une jolie formule de Philippe Melanchthon - les liens des assemblées publiques.
Car, le Salut, c'est de connaître le vrai Dieu et son Christ (cf. Jean 17. 3); or, le saint Baptême est le sacrement Trinitaire (Matthieu 28. 19), et la Cène est le sacrement Christologique (Matthieu 26. 26, ss.) Voilà pourquoi ces sacrements sont l'initiation chrétienne et qu'ils récapitulent tout le Credo.

1° Le saint Baptême est l'invocation du Dieu Trinité sur la personne baptisée. Outre le dogme de la Très Sainte et Divine Trinité, c'est aussi la vérité de la Création qui est postulée, puisque le Sacrement, "Parole jointe à un élément" (selon la formule de St Augustin), est un bain dans l'eau, élément créé de Dieu et sur lequel se mouvait l'Esprit de Dieu au commencement (Genèse 1. 2).
Mais c'est aussi la corruption totale de l'homme qui est soulignée par la nécessité de mortifier et ensevelir l'ancien Adam afin de donner naissance à un nouvel homme.

2° La sainte Cène est le mémorial de la Passion du Christ, qui a souffert sur la croix, dans la chair qu'il a tirée de la Vierge Marie.
Ce sacrement implique aussi la Résurrection de la chair, car il est évident que ce qui est présent dans ce repas n'est pas la cendre d'un cadavre abandonné depuis vingt siècles dans les sables de Judée, mais que nous sommes nourris à Salut par la chair vivante et vivifiante du Dieu fait homme (Jean 6), qui était mort et qui est vivant, qui est présent avec son Église tous les jours jusqu'à la fin du monde (Matthieu 28. 20) et qui reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts.
De l'éternité bienheureuse des élus, ce banquet est aussi comme l'anticipation et la préfiguration (cf. Matthieu 26. 29).

Cette Bonne Nouvelle, signée jusque dans nos corps, ne peut être reçue que par la foi, conformément à la promesse du Fils de Dieu:

Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle (Jean 3. 16).

Aussi, les assemblées qui professent le Credo (*) dont les sacrements sont la sublime et solennelle expression, qui enseignent à s'appuyer sur le Sauveur par la foi et à ne rien attendre que par la miséricorde divine et la rémission des péchés, sont des Églises; leur devoir est d'entretenir entre elles le lien de la charité en témoignant et diffusant ensemble cette vraie foi.

NB: De la célébration des Sacrements découle aussi la discipline publique, tant pour l'élection de ministres selon les critères de l’Écriture que pour la censure et l'excommunication à l'égard de celles et ceux dont la vie et/ou les enseignements répudient la foi et la vie en Christ.

____________ 
 
On ne peut que déplorer, donc, que beaucoup préfèrent ajouter (à la simple et pure vérité évangélique) leurs doctrines particulières, et susciter ainsi la notion artificielle de "dénomination", contrefaçon de la communion, et dont la vocation centrifuge et pernicieuse n'est que trop évidente. 
Prions que cette année de "Jubilé de la Réforme" soit l'occasion pour tous de procéder à un inventaire des articles officiellement affirmés par leurs assemblées et de se repentir.
 


Bucerian


(*): Historiquement, le ymbole de Nicée-Constantinople.

mercredi 8 mars 2017

Persécution anti-chrétienne légale au londonistan

Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l'Eternel et contre son oint?
Psaume 2: 2


Le londonistan ne craint pas d'affirmer de plus en plus ouvertement son aversion de Notre Seigneur Jésus-Christ et de son Saint Évangile.
 Deux chrétiens évangéliques ont été condamnés à l'équivalent de 350 euros pour leurs déclarations dans les rues de Bristol en 2016. Lors du procès qui a duré quatre jours, le procureur a argumenté qu'il n'était pas légitime d'affirmer que «Jésus est le seul chemin, la vérité et la vie».

Professer la foi chrétienne est donc répréhensible dans cette zone. Car pour un impie, la foi chrétienne, ce n'est pas comme la propagande de l’État islamique; la foi chrétienne, c'est insupportable...





Bucerian

mardi 7 mars 2017

Annotations sur le Credo (#23)






 "... il siège à la droite du Père."


Ayant reçu tout pouvoir (Matthieu 28: 18), Notre Seigneur siège à la droite du Père, c'est-à-dire qu'il exerce la domination divine (cf. 1 Rois 2.19/ Zacharie 6. 13), d'une façon générale, sur toutes les créatures (par sa puissance) et d'une façon particulière, sur l’Église dont il est le chef, et qu'il gouverne dans sa Grâce par Sa Parole et son Esprit.

Tout cela, le Christ l'exerce pour le bien de son Église et pour notre Salut: 

"A quoi nous sert cette seigneurie de notre chef, le Christ?

Premièrement, par son Saint-Esprit, il répand en nous, ses membres,  les dons célestes;
ensuite, par sa puissance, il nous protège et nous défend contre tout ennemi.
Catéchisme de Heidelberg, Q. 51."

C'est donc une grande consolation et une grande assurance, pour le Chrétien, de savoir que toutes choses sont dans les mains de son Seigneur. Un Seigneur puissant, qui fait concourir tous les évènements à son Salut éternel; un Seigneur très riche, qui le couvre de dons par son Esprit saint.

Mais il faut souligner ici que la puissance et les richesses dont nous parlons ne consistent ni dans une puissance politique (où la force publique serait chargée de faire régner l’Évangile) ni dans la communication de richesses charnelles, ou terrestres (telle que le Chrétien serait promis à une vie de célébrité milliardaire et immunisée contre toute maladie, comme le fait croire le funeste et mensonger "évangile de la prospérité").

Plutôt, les Écritures indiquent que le règne du Seigneur est un règne spirituel et que les dons dont le Christ nous enrichit sont tout aussi spirituels. Loin de chercher des trésors périssables, l’Église fidèle doit cheminer, ici-bas, sous la croix (Matthieu 16. 24). C'est donc dans un renoncement à nous-mêmes, à travers diverses peines et dans l'injuste réprobation de la part d'un monde impie, qu'il nous faut regarder à notre patrie céleste et éternelle.

Bucerian


jeudi 2 mars 2017

Prier pour la petite Marwa

Il fut un temps (l'Antiquité païenne) où l'on se débarrassait impitoyablement des enfants jugés "inaptes à la vie". Malheur aux faibles, dans pareille société! 
Puis, il y eut l’Évangile, et les mentalités changèrent: il devint impensable de supprimer une personne en raison de son handicap.

Qu'en est-il aujourd'hui?

Nous apprenons, avec une peine immense, qu'un hôpital s'acharne à vouloir "débrancher" Marwa, une petite fille de quelques mois, contre l'avis de ses parents. Le Conseil d’État doit examiner l'affaire, ce jeudi.

Nous appelons chacun à prier le Seigneur pour que la vie de cette enfant soit préservée, que sa santé s'améliore et qu'avec sa santé, ce soit aussi la santé spirituelle et morale de notre société qui se relève de la ruine vers laquelle elle ne cesse de courir.

Mise à jour:

Le Conseil d’État refuse l'arrêt des soins. Nous rendons grâce à Notre Seigneur!

 


Bucerian