samedi 20 décembre 2014

Le pêcheur, le ver et le poisson

Dieu fait comme un pêcheur qui veut prendre du poisson: il attache un cordonnet à une gaule et, en bas, au cordonnet, un hameçon acéré.
A l'hameçon, il accroche un vermisseau et jette tout cela dans l'eau.
Le poisson vient alors, voit le pauvre vermisseau, mais ne voit pas l'hameçon acéré caché dans le ver. Il mord dedans, en pensant qu'il aura une bonne et appétissante petite bouchée; mais l'hameçon lui reste accroché dans la bouche ou la gorge; il est capturé et pris.

C'est ainsi que Dieu le Père procède, lui aussi; il prend son Fils unique bien-aimé; il l'accroche au cordonnet ou à la ligne des patriarches et des prophètes et le fait venir du haut du ciel dans le monde.
Le diable voit alors comme le Christ est un pauvre, un misérable ver. Satan cependant ignore que dans ce Christ est caché ceci: qu'il est Dieu éternel, tout-puissant, égal au Père, mais une autre personne. Aussi se dit-il: même si le Christ fait des miracles, je vais bien l'engloutir lui aussi, et, en pensant qu'il aura dans cet homme une appétissante petite bouchée, il commence, il dévore le Christ et l'engloutit; mais cela lui fait le même effet que l'herbe au chien. Car le Christ reste fiché dans sa gorge, et force lui est de le rendre, comme la baleine le prophète Jonas, et par cette même pâture le diable s'étrangle et se met à tort lui-même et devient captif du Christ.

M. Luther, (WA 20, 334, 8 ssq). En français:
Luther, Œuvres, t. 13, Labor et Fides, Genève, 1987.

NB: on trouve cette analogie chez st. Ambroise de Milan,  st. Grégoire le Grand, Jean Damascène, etc.

dimanche 14 décembre 2014

Chrysostome et la clarté des Ecritures


Il n'existe pas de vagues tumultueuses dans l'océan des Écritures: cet océan est plus calme que n'importe quel port. Il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans les cavités sombres de l'abîme, ni de confier le salut de son corps à l'impétuosité d'eaux dépourvues de raison: ici, grande est la lumière, plus brillante que les rayons mêmes du soleil, grande est la sérénité, tout tumulte en est exclu, et le profit de cette découverte est si grand qu'il rend même le discours incapable de le représenter.
Ainsi donc, ne nous décourageons pas et entreprenons cette recherche.

Jean Chrysostome
Sermons sur la Genèse III, 1.


Bucer

samedi 13 décembre 2014

Le Sapin de l'Elysée...

Dans le fond, les laïcistes peuvent bien chasser les crèches de Noël de partout puisque reste le sapin, symbole Chrétien, à l’Élysée!




Ha ha ha!

Bucer

vendredi 12 décembre 2014

Anglicans et Articles de Wittenberg, de 1536

Nous avons souvent ici plaidé pour une communion Orthodoxe (entre Luthériens, Réformés et Anglicans fidèles), dont les parties se reconnaîtraient par leur commune souscription aux termes de la Concorde de Wittenberg, qui a permis la reconnaissance de la Confession d'Augsbourg par l'ensemble du Protestantisme.
La chose est évidente pour les continentaux, puisque autant Luther ou Melanchthon, que Bucer, Calvin ou de Brès ont souscrit à l'Accord.
Qu'en est-il des Anglais?
Il n'y a aucune raison pour que leur tradition s'oppose à cet ensemble, d'autant qu'elle en procède (en français, voir, ici).

Derrière quoi pourra-t-on se retrancher, à présent, pour justifier de quelconques schismes?...

Bucer



Merci à Domus la source en français!



mercredi 10 décembre 2014

Couronnement du mensonge?

Un évêque anglican a  récemment proposé de lire le coran, au couronnement du Prince Charles.

Selon Lord Harries, une telle pratique associant plusieurs traditions religieuses a déjà eu lieu lors d’une cérémonie civile ayant pris place dans la cathédrale de Bristol, l’an dernier. Les autorités y avaient autorisé la lecture d’un passage du Coran avant le début du rite chrétien.
 Au delà d'une condamnation bien méritée, une telle proposition, venant d'un soi-disant évêque, doit nous amener à soulever la question suivante:
N'est-il pas vrai que, de nos jours, même dans de nombreuses "Églises", règne le cancer du symbolo-fideisme, soit l'opinion selon laquelle il suffirait de se consacrer à l'idéal du Bien, vaguement personnifié sous le nom de "dieu", pour être sauvé -- et ce, quelles que soient les "croyances" que l'on partage?

Symbolo-fideisme, dis-je, pour employer le nom savant par lequel cet excrementum Satanae cherche à imposer le respect, en dépit de son odeur méphitique!
Et certes, on comprend que, pour quiconque partage cette contrefaçon de foi, il est indifférent d'être Mahométan ou Chrétien. Disons-le même: il est sans doute plus cohérent, pour un tel esprit, d'épouser la doctrine coranique.

Mais dans l’Église, peut-on tolérer pareille abjection?
Il ressort du témoignage même des Apôtres qu'il n'en est rien (1Corinthiens 15, 1-2, etc.):
Je vous rappelle, frères, l'Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé; autrement, vous auriez cru en vain...

Ainsi, à moins d'être aveuglé au point de n'avoir plus d'espoir de voir une autre lumière que celle du souffre embrasé, il ressort d'une lecture honnête et sérieuse de l’Écriture que, loin de devoir être relégués au statut secondaire de "croyances", les dogmes du Christianisme ne sont pas des accessoires superflus pour le Salut, mais l'armature sans laquelle la "foi" ne serait qu'une présomption sans consistance, doublée d'un mépris souverain pour l'Unique Sauveur, révélé en l’Écriture.

Bucer



mardi 9 décembre 2014

lundi 8 décembre 2014

Orthodoxie confessionnelle et leçon barthienne (théopneustie)


Conclusion: même selon une perspective barthienne de la théopneustie,
une lecture confessionnelle est possible, voire incontournable.
La lecture gnostique est loin de s'imposer, comme le prétendent
les libéraux...

Nouveau livre

En cette période de l'Avent, nous avons la joie de vous présenter ce petit ouvrage (disponible gratuitement) consacré au sujet du baptême des enfants.



Un grand merci à Domus pour son aide et ses avis éclairés!

Bucer