mardi 25 novembre 2014

Conchita Wurst, raciste?



Le vainqueur de l'Eurovision dévoile un nouveau titre dont le clip fait des références religieuses. 

Quelle n'a pas été notre déception en découvrant que l'artiste méprise souverainement le multiculturalisme, se déguisant en la Vierge Marie et non en Mahomet et/ou Aïcha!

Conchita serait-il devenu Poutiniste, pour ne pas dire... raciste?
Que veut dire ce souverain mépris pour une religion si grande et importante que l'islam?
A croire que la révélation d'un chamelier peut être tenue en autant d'estime que les excréments de son troupeau! Intolérable!

Bucer

mardi 4 novembre 2014

Triste nouvelle du Pakistan

Alors que l'affaire Asia Bibi confirme la consubstantialité idéologique et morale entre Daesh et le Pakistan, une triste nouvelle donne une idée de la haine abyssale qui habite et agite les mahométans les plus enténébrés, là-bas: 
Un couple de chrétiens pakistanais accusé de blasphème a été battu à mort mardi par une foule musulmane enragée, qui a ensuite brûlé leurs corps dans le four à briques où ils travaillaient, selon la police.
Prions pour nos frères et nos sœurs quotidiennement persécutés par ces adorateurs de Baal'lah.

Bucer

samedi 25 octobre 2014

Fête de la réforme (2/2)





L’Église, havre de paix

Mais si je tarde, tu sauras comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant...
1Timothée 3: 15

L’Église de Notre Seigneur n'est ni la propriété, ni le jouet de tel ou tel de ses membres. L’Église appartient à Notre Seigneur. Il L'a acquise par Son Sang précieux et cela doit nous inspirer un respect profond (Actes 20: 28)!
Or la Parole de Dieu, qui contient tout ce qui est nécessaire au service de Dieu et à notre salut *, nous indique que dans cette Sainte Demeure et dans le service de Dieu, tout n'est pas indifférent.
Et pourtant, tandis qu'ils ne permettraient pas à leurs enfants de dicter leurs règles dans leur maison, beaucoup de gens n'hésitent pas à entrer dans la Sainte Église de Dieu, avec leurs grosses chaussures, pour édicter leurs revendications et imposer leurs règles à Dieu, sans hésiter à scandaliser tous leurs frères, par la même occasion.

J'ai ainsi donné comme exemple, à la fin de l'un de mes ouvrages, le cas du ministère pastoral féminin. Il s'agit là d'une désolante manifestation de cet état d'esprit selon lequel l’Église peut volontiers être transformée en champ de bataille idéologique, en lieu de revendications tumultueuses, pour la satisfaction individuelle...
Pourtant, l’Église est et doit être un havre de paix et d'édification, le lieu où l'on adore Dieu en toute conformité à Sa Parole et où nul chrétien n'ait l'horrible audace d'agir, presque, comme une FEMEN, c'est-à-dire en bouleversant  les pierres vivantes de ce Temple Sacré, en semant les graines de la mondanité, de la discorde et de la rébellion.

Et si quelqu'un n'est pas satisfait, pas rassasié de se trouver paisiblement accueilli dans cette Sainte Demeure, dans la Présence réjouissante du Ressuscité et de ses frères (Psaume 133); si quelqu'un trouve horrible, tyrannique, ce qui s'est fait (ici, durant 19 siècles!) et continue de se faire dans toutes les Églises de Dieu et sur son ordre (1Corinthiens 14: 33-37; 1 Timothée 2: 9-15; Tite 1: 5-9, etc.), peut-être mérite-t-il d'être lui aussi ignoré (1Corinthiens 14: 38)?

En conclusion, tout cela nous pose de graves questions sur le sens des festivités autour de la Réforme, notamment pour les préparatifs de 2017. Il sera facile de regarder en arrière, de louer Martin Luther, ou de blâmer au contraire l'horrible Léon X!
Il sera facile aussi de regarder dans le futur et de rédiger plein de belles "nouvelles 95 thèses" pour la paix dans le monde et la préservation de l'environnement... Mais qui osera regarder dans le présent et franchement montrer du doigt ce qui cause le scandale?
Ensuite, qui acceptera la critique, parmi ceux qui, dans l'affaire, auront peut-être autant de choses à perdre que Léon X en son temps?

Ici, encore et toujours, la question sera de savoir pour qui nous œuvrons. En attendant, nous prierons pour que chacun soit animé d'une foi et d'un esprit de repentir suffisants pour agir conformément à la Parole de Notre grand Dieu et Sauveur; amen!

Bucer
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* Selon les termes de la Confession de La Rochelle





mardi 21 octobre 2014

Pertinence de la foi au XXIe siècle





Chaque génération se croit plus intelligente que la précédente, et plus sage que la suivante.
George Orwell

Est-ce que la foi chrétienne peut encore être partagée par quelqu'un de moindrement instruit, aujourd'hui? La question se pose car, selon certains, le progrès, surtout scientifique, aurait rendu le christianisme obsolète.

Dans l'imaginaire collectif, il y a, d'un côté, l'homme du Moyen Âge et, de l'autre, l'homme du XXIe siècle. Et les deux sont séparés par un abîme:

1) L'homme du Moyen Âge vivait dans une précarité telle [guerres, maladies, misère...] qu'il avait besoin de croire un bonheur possible... dans une autre vie.
De plus, cet homme, plongé dans un univers mental quasi-caricatural [géocentrisme, etc.] était la proie facile pour toutes sortes de contes de fées. La conclusion est que ces éléments ont conduit l'homme d'hier à la foi chrétienne.

2) A l'opposé, l'homme actuel a acquis, grâce aux divers progrès techniques, une condition de vie tout à fait confortable.
Surtout, l'état des connaissances ne permettrait plus de croire en des choses irrationnelles, comme les miracles, la Résurrection, etc.

Or, en plus d'être parfaitement hypocrite (comment expliquer le succès inouï des astrologues et autres marabouts?), ce discours est une erreur, à double titre.

D'abord, parce que les sciences ne concernent que l'étude du monde sensible. Leur progrès permettra de trouver des comment, d'un point de vue technique, pour envoyer des hommes sur la lune ou pour fabriquer des vaccins. Pas de confirmer ou invalider un article de foi qui porte sur le pourquoi de la vie, ou l'origine et finalité de la création.
Si, donc, même un anthropologue darwiniste comme Stephen Jay Gould a été obligé, en dernière analyse, de reconnaître les limites du domaine scientifique (principe NOMA), force est de constater que c'est une pure imposture de voir certains individus brandir leurs soi-disant savoir scientifique contre le mystère chrétien.

Ensuite, s'il est vrai que notre mode de vie est bien plus confortable que celui des malheureuses victimes de la peste, durant la guerre de cent ans, il serait ridicule de se bercer d'illusions sur notre condition fondamentale, qui demeure inchangée: la mort.
La différence entre l'homme du Moyen Âge et l'homme actuel est donc semblable à celle qu'il y aurait entre un habitant du couloir de la mort enfermé dans un cachot sans électricité  et un autre qui aurait la télévision dans sa cellule: mais que les murs de la prison soient repoussés ne font pas du condamné un homme libre. 

Par conséquent, il est évident que seule une dangereuse illusion éloigne aujourd'hui, sans véritable raison, les hommes de la foi de leur père.

Bucer





lundi 20 octobre 2014

Droit canonique et catholicité


Droit canonique et catholicité

Par

Alain Rioux

M.A. philosophie

U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M




Quiconque annonce un autre évangile,

qu’il soit anathème! (Gal.1/8-9)


      Depuis des lustres, la Foi catholique confessante (pro-testarii) a été qualifiée de christianisme périphérique. Car, on contestait sa (prétendue) rupture flagrante avec la Tradition, au nom d’un critère scripturaire, à la limite du gnosticisme. Or, cette fameuse Tradition, dont on arguait, contre la Foi catholique confessante, sur quoi, en dernière analyse, reposait-elle? Ainsi, à défaut d’une assise incontestable, on a récemment adopté le point de vue d’un Temps des Réformes, professant l’éclatement de l’Église latine médiévale, en deux confessions, tridentine et protestante.

      Certes, c’était, là, faire œuvre utile, d’autant que l’Augustana invariata précédait, d’une génération, les conclusions du synode de Trente. Or, affirmer l’éclatement de l’Église médiévale, c’est affirmer sa continuité: au nom de quel principe?

      En effet, une analyse un peu fine de la situation canonique de l’Église nous a fait découvrir qu’aucune liste officielle, canonique, des conciles œcuméniques ne pouvait étayer cette prétention (Dupuy, p.287). Or, nulle oecuménicité-nulle tradition- ne peut être affirmée sans réception officielle. De sorte que, notre stupéfaction fut immense, lorsque nous constatâmes que seule la fraction byzantine de l’Église possédait une telle liste, dans la nomenclature détaillée du Concile in Trullo ou  Quini-sexte, de 692. De plus, cette liste unique, même pour la dénomination orthodoxe, ne consacrait que les six premiers conciles œcuméniques, comme autorité normative pour la foi de l’Église chrétienne. C’en était, donc, fini, de la contestation de la catholicité de l’Église confessante. Car, tout dans la Foi de cette Église recevait cette liste.

      Évidemment, le débat avec Rome pouvait rebondir au sujet de la succession  apostolique, manifestée par la communauté épiscopale, comme garantie ultime de la Foi chrétienne. Or, la fragilité d’un tel argument ne saurait résister à une appréciation objective  des données de la question. Car, l’adjonction officielle du filioque au Symbole de Nicée-Constantinople, en 1014, à la messe du pape de Rome, a provoqué, latae sententiae, la déchéance  cléricale de tous les évêques latins,  ainsi que les canons des conciles d’Éphèse (431), de Chalcédoine (451) et du troisième concile de Constantinople (681) le précisent, sans doute possible. De sorte que,  la notion de Tradition, comme critère discriminant,  ne semble plus, à toutes fins utiles, détenir quelque fonction opératoire, dans les mains des affidés du Saint-Siège.

      Néanmoins, l’épiscopat othodoxe ne pouvait-il pas, de son côté, contester la catholicité de la Foi confessante, au nom de la même Tradition? Ce serait oublier que seuls les six premiers conciles œcuméniques font officiellement autorité, ainsi que l’avait illustré la publication, au XVIIième siècle,  de la confession calvinisante de Cyrille Loukaris,  Patriarche de Constantinople, de bienheureuse mémoire. Or, rien dans l’Augustana invariata ne heurte leur témoignage.

       C’est pourquoi, il ressort de notre propos, en dernière analyse, que seule une option, soit pour l’Écritures seule (confessants), l’Épiscopat seul (byzantins), ou bien le  pape de Rome seul (romains),  puisse permettre de trancher le débat de la catholicité, au sujet d’une Église. Or, notre prétention, c’est que l’Évangile est l’instance suprême qui autorise une telle conclusion, puisque, canoniquement,  le concept de Tradition a cessé de fonctionner, en tant que critère herméneutique, comme nous venons de le démontrer.  Aussi, force est d’admettre la pleine catholicité de l’Église confessante, dont nous avons défini, ailleurs, les contours dogmatiques…

***

Dupuy, Bernard. Art.Conciles. in. Dictionnaire de l’Histoire du Christianisme. Albin Michel. Paris.2000. 1174p.

samedi 18 octobre 2014

Fête de la Réforme 2014 (1/2)


Pour qui roulent-ils?

 



Je vous exhorte, frères, à prendre garde à ceux qui causent des divisions et des scandales, au préjudice de l'enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d'eux. Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre; et, par des paroles douces et flatteuses, ils séduisent les cœurs des simples. 
Romains 16. 17-18

Depuis des années, sur ce blog et dans diverses publications, nous avons partagé des témoignages, des réflexions, des prédications, des prières... et tout cela, dans le but de promouvoir un Évangile intégral, c'est-à-dire une Bonne Nouvelle qui, pour le corps de l’Église, ne soit pas la mauvaise nouvelle des divisions perpétuelles et croissantes. Cela, en effet, serait l'annonce de sa mort certaine (Matthieu 12: 25).
Contrairement aux sectaires, pour qui la promotion de la vérité correspond au morcellement des enfants de Dieu, contrairement aux oecuménistes pour qui la vérité chrétienne devrait être sacrifiée sur l'autel de l'unité, nous avons donc toujours tenu pour certain que la Lumière de Dieu doit avoir un double effet:
1) D'une part, la proclamation du message chrétien doit en effet séparer les brebis du Christ d'avec les ténébreux sujets de ce monde. En ce sens, la prédication doit bien "apporter l'épée" (Matthieu 10: 34-39).
2) Mais, d'autre part, la Lumière évangélique ne saurait disperser les enfants du Seigneur et les mener à la confusion: notre Dieu est un Dieu de paix et de bon ordre (Jacques 3: 17-18//1Corinthiens 14: 33, etc.)

Depuis toutes ces années, donc, nous avons persévéré à dire que l'unité évangélique n'est ni une utopie, ni un laborieux projet que nous aurions à réaliser, mais une réalité.
Une réalité qui réside sans doute dans les cœurs de élus mais qui, aussi, doit être un fait dogmatique, canonique exprimée de façon sacramentelle. En effet, l’Église est une réalité visible ET invisible qui a des droits.
Or, les faits nous ont donné raison: la CONCORDE DE WITTENBERG de 1536 atteste bien un lien solennel, irrécusable, qui met à mal toute division, puisqu'elle scelle officiellement l'unité évangélique.

Il semble néanmoins que cette bénédiction est considérée avec un certain dédain, pour ne pas dire un souverain mépris, par ceux qui, au moins autant que nous, devraient se soucier de la cohérence et crédibilité évangéliques (et de leur promotion!).

Aussi devons-nous demander aux faiseurs de schismes (et à ceux qui, depuis, les alimentent avec grand soin), aux champions dans l'art de dogmatiser des particularismes -- dont on confesse finalement qu'ils n'engagent pas le salut: malgré toutes vos belles paroles, toutes vos œuvres, prédications et missions, etc. pour qui roulez-vous?

Bucer

vendredi 17 octobre 2014

Consternant oecuménisme




Nous avons parlé, dans un précédent article, de l'attitude baptiste au synode papiste sur la famille. Une entrevue du docteur Duval-Poujol enfonce le clou.

Quelques extraits, avec nos commentaires:
Au concile Vatican II, les autres chrétiens non catholiques étaient là comme « observateurs ». Aujourd’hui, nous sommes présents comme « délégués fraternels », que l’Eglise catholique veut honorer (...)
Alors que, comme le disait si bien John Owen dans son ouvrage (La vie par sa mort): "romain" ne signifie pas "catholique"...
Et lors de la messe d’ouverture, nous étions au premier rang. 
Comment se féliciter de cela? Le sacrilège suprême contre l'Unique Sacrifice de Notre Seigneur est-il un spectacle plus tolérable lorsqu'on le regarde depuis les premiers rangs d'un rendez-vous mondain?
Tout cela est le signe, non seulement de la volonté de vivre les textes sur l’œcuménisme, mais d’une fraternité spirituelle qui grandit entre nos Églises.
Ou d'une tiédeur et compromission qui sent la réprobation?
Du bien ! Je le (pape François) considère comme un passionné de l’Évangile. 
Est-ce pour cette raison qu'il a délivré des Indulgences dès son entrée en scène?

Nous, les baptistes, nous nous sentons proche de ce pape qui dit qu’il veut une Église pauvre pour les pauvres et invite à aller aux périphéries…
 L’Évangile, c'est les bonnes œuvres consistant à se détourner de la richesse? Est-ce ainsi que les missotiers seront sauvés?
Son chauffeur, pentecôtiste, avait même prophétisé, en le conduisant à l’aéroport avant le conclave, que le pape, ce serait lui !
 Preuve de la présence du Saint Esprit chez tous ces gens qui n'ont même pas le baptême en commun, ou preuve d'une gigantesque divagation collective entre missotiers modérés?

Passées ces bêtises infâmes, vient le point le plus important à nos yeux:
Maintenant, attendons les textes, notamment sur l’œcuménisme et les 500 ans de la Réforme, qui vont suivre Evangelii Gaudium !
Il n'est pas impossible que les 500 ans de la Réforme soient l'occasion d'en finir avec son message; autrement dit: l'occasion pour l'homme de péché d'orchestrer un tel chef d’œuvre de rhétorique qu'il parvienne à séduire bon nombre d'âmes naïves.  

En effet, si un chauffeur de taxi pentecôtiste est capable de dire la bonne aventure à son cardinal de client, le Seigneur et ses Apôtres ont pour leur part donné de vraies prophéties, en nous disant la nature profonde des choses -- pour notre salut plutôt que pour se donner de l'importance et avoir un meilleur pourboire (Matthieu 24: 24; 2Thessaloniciens 2: 9-10, etc.)
Sans doute, ceux qui croient que l’Évangile consiste en un appel à  la justice sociale et qui sont prêts à assister à la messe au premier rang pour faire avancer la cause de leur construction, sont plus exposés que quiconque pour sombrer dans l'apostasie la plus navrante.

Mais il est évident qu'il n'y a rien à attendre (ni à accepter)  de la part de Rome, pour 2017.
En effet, aucune de ses tergiversations (même la reconnaissance de la Confession d'Augsbourg et/ou la canonisation de Martin Luther) ne saurait nous amener à sa communion, tant et si longtemps que l'antithèse du propos de la Confession d'Augsbourg (= le concile de Trente, etc.) n'est pas conséquemment rejeté et condamné. Dans l’Église, en effet, la vérité ne demande pas seulement à être tolérée. Loin s'en faut que ce soit sous condition(s).

A ce titre, de même que nous n'admettons pas le blasphème selon lequel l’Écriture tirerait son autorité de l’Église, de même, nous n'admettrons jamais que la vérité contenue dans cette Écriture ait besoin de l'accord du pape pour avoir un quelconque droit de citer dans l’Église. Un tel système serait en réalité le triomphe de l'abomination où la seule chose qui reste debout, en définitive, est l’arrogance de l'antichrist.

C'est pourquoi, les attentes du docteur Duval-Poujol, comme celles de tous les docteurs ès cirage de pompes et autres taxi diseurs de bonne aventure, ne sont que des rêveries diaboliques.


Bucer



Un ancien pasteur de l’Église de Genève publie un livre sur la question du baptême. Un baptême qui serait selon lui un équipement pour la vie plutôt qu'une planche de salut.
Comme si l’Église confessait un seul baptême pour la réduction du stress au boulot.
Quelques remarques s'imposent, donc.

1) Quelle valeur ont les opinions particulières?

L’Église n'étant pas une juxtaposition d'individus mais un organisme, il ne faut pas chercher son témoignage dans un bouillon d'écrits divers et privés, potentiellement contradictoires, de ses membres (avérés ou supposés). Au contraire, cet organisme a sa propre voix, qui est le Credo de 381 et dans lequel il est affirmé que nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés.
Inutile, après cela, d'aller chercher des arguments chez Chrysostome ou chez Farel (arguments d'ailleurs plus souvent cités que compris) pour contredire ce témoignage qui, de fait, est solidement fondé dans l’Écriture, norme suprême.

2) Quelles divergences entre les anciens?

Comme souvent, on allègue une prétendue opposition entre les Réformateurs sur ce sujet, afin de justifier l'existence d'une nouvelle opinion. Après tout, si la vérité doit être multiple, pourquoi se priver?

Les réformateurs eux-mêmes avaient des positions très différentes sur la question.

Seulement voilà: sur le baptême comme sur les autres sujets, le témoignage de l’Église universelle a été reçu et réaffirmé par les Pères du temps des Réformes. C'est ce qui est attesté par le chapitre consacré à ce sujet, dans la Concorde de Wittenberg de mai 1536.
 
3) Baptême ou présentation?
L'ouvrage est aussi une occasion de parler de la présentation (cérémonie non biblique!), que l'auteur rebaptise "bénédiction" en faisant valoir qu'après tout, il y a des parents non-croyants qui veulent que leur enfant soit béni en demeurant hors du Christ. 
Et le plus triste, c'est qu'il y a des Églises pour cautionner cela! 


Bucer



Blasphème?




La peine de mort vient d'être confirmée pour Asia Bibi, Chrétienne pakistanaise, mère de cinq enfants, accusée d'avoir insulté la religion islamique.

Cette actualité nous ramène à beaucoup d'autres du même genre et nous oblige à dire quelques vérités, pour le salut du plus grand nombre.

1) Au chapitre spirituel: qui est blasphémateur?

Cette affaire de blasphème, puisqu'elle est grave à double titre (elle met en cause l'honneur de Dieu et la vie d'une femme!) nous oblige à nous demander, qui est blasphémateur?

D'un côté, nous avons les chrétiens qui, fondés sur l’Écriture sainte, affirment que Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, est mort et ressuscité pour le salut de quiconque croit.

De l'autre côté, nous avons des musulmans qui, obligés de constater ce fait, en sont rendus à accuser les chrétiens et les juifs d'avoir falsifié les textes, de telle sorte que la vraie Parole de Dieu (jadis donnée dans ces textes) aurait été perdue.
Mais, bien qu'ils croient accuser les juifs et les chrétiens, les musulmans accusent en réalité Dieu, qui aurait été incapable de préserver Sa Parole, contrairement à Ses propres promesses!
Ceci, assurément, constitue un blasphème si exécrable qu'il leur vaudra, dans l'éternité (et pour l'éternité!), un sort tel qu'ils préféreraient être Asia Bibi, ici-bas.



Et c'est pourquoi nous disons aux captifs du mensonge islamique: croyez en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, pour être sauvés! 

Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
(Jean 3. 16)


2) Au chapitre temporel: l'islam est-il pacifique?

L'affaire de Mme Asia Bibi fait un étrange écho à l'actualité mondiale: alors que l'écrasante majorité des états musulmans fait preuve d'intolérance, de persécutions, de brutalité, etc., un peu partout aussi, on nous dit que "ce n'est pas ça, l'islam".
Pour soutenir cette thèse, on fait valoir que, après tout, le christianisme a aussi connu son lot de persécutions, de guerres, etc. Or, en quel honneur le wahhabisme serait-il plus représentatif de l'islam que l'Inquisition, du christianisme?
C'est ignorer que, selon le coran, il n'y a sans doute pas de meilleur représentant de ce qu'est un musulman que le prophète Mahomet:

Alcoran, 33. 21:
En effet, vous avez dans le Messager d'Allah un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment.

Tandis que, dans la sainte Écriture:

1 Pierre 2: 21-23:
Et c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces (...) lui qui, injurié, ne rendait point d'injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge justement...


Pour que les deux religions soient équivalentes, encore faudrait-il que les personnalités et œuvres de Jésus et Mahomet le soient.
Or il n'en est rien. Malek Chebel, champion de "l'islam des lumières", a lui-même pudiquement confessé la différence, en indiquant que l'islam est une religion "plus virile" (sic!) que la foi chrétienne.

La force de Jésus, mais c'est aussi son talon d'Achille, est d'avoir promu une religion de bonté, de miséricorde, mais aussi de souffrance. On te frappe la joue, tu tends l'autre. C'est une religion compassionnelle.


Certes, on pourrait donner des exemples concrets de cette "virilité" de Mahomet. Par exemple, alors que Mahomet vivait encore à la Mecque (période de sa vie réputée la plus douce!), un certain 'Uqba ibn Abû Mu'it l'outragea.
En réponse, le prédicateur de la nouvelle religion se tourna vers lui et lui lança froidement:
"Si je te trouve hors de la Mecque, ce sera pour te trancher la tête d'un coup de sabre!"
(Mahmoud Hussein, Al Sîra, tome 1, page 466)

Menace qu'il mit à exécution lorsqu'il en eut les moyens, une fois exilé à Médine.  


Mahomet ou Jésus?

On pourra peut-être nous dire que Mahomet ne fut, finalement, pas un exemple aussi parfait (et surtout pas universel) qu'on pourrait le croire, en lisant le coran...
Après tout, contrairement à Jésus-Christ, des versets sataniques ne sont-ils pas sortis de sa bouche impure?

Mais ici se pose la question de savoir ce que vaut ce soi-disant prophète suprême de l'humanité et cet exemple dont les actes sont susceptibles d'être finalement peu exemplaires?
De sorte que toute la supercherie mahométane s'effondre et laisse paraître l’œuvre d'un blasphémateur narcissique entièrement opposé à la Parole de Dieu.

Bucer


lundi 13 octobre 2014

Dix-neuvième dimanche après Pentecôte. 19 noctobre 2014




 




 
Leçon
Livre d’Isaïe (45, 1. 4-6a)
 
Parole du Seigneur au roi Cyrus, qu’il a consacré, qu’il a pris par la main, pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée :
« À cause de mon serviteur Jacob et d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai décerné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.
Je suis le Seigneur, il n’y en a pas d’autre : en dehors de moi, il n’y a pas de Dieu. Je t’ai rendu puissant, alors que tu ne me connaissais pas, pour que l’on sache, de l’Orient à l’Occident, qu’il n’y a rien en dehors de moi. »
 
 
Psaume 95 [966]
 
R/        Au Seigneur notre Dieu,
            tout honneur et toute gloire.
 
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles.
 
Il est grand, le Seigneur, et comblé d’honneurs,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
lui, le Seigneur, a fait les cieux.
 
Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
 
Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.
 
 Épître de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens (1, 1-5b)
 
Nous, Paul, Silvain et Timothée, nous nous adressons à vous, l’Église de Thessalonique qui est en Dieu le Père et en Jésus Christ le Seigneur : que la grâce et la paix soient avec vous.
À tout instant, nous rendons grâce à Dieu à cause de vous tous, en faisant mention de vous dans nos prières. Sans cesse nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par lui. En effet, notre annonce de l’Évangile chez vous n’a pas été simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint, certitude absolue.
 
 
Alléluia. Alléluia.
Rendez au Seigneur, vous les dieux, rendez au Seigneur gloire et puissance, rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Alléluia.
 
 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (22, 15-21)
 
Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute Jésus en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens. Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à l’empereur ? » Mais Jésus, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi me tendez-vous un piège ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent. Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? - De l’empereur César », répondirent-ils. - « Rendez donc à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »


Collecte


Dieu tout-puissant, ta Parole est sans fraude ( Évangile et Épître), parce que Tu es au-dessus de tout ( Leçon et Psaume). Ainsi, nous pouvons avoir la pleine certitude de notre salut. C'est pourquoi, nous voulons te rendre grâces, par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, Un seul Dieu, pour les siècles des siècles. Amen.