lundi 8 octobre 2018

Tel pontif, tels poncifs


Michel Onfray, ayant critiqué une photographie que nous préférons ne pas commenter, a été accusé d'homophobie, voire d'antisémitisme.

J'ai ainsi vu le philosophe se défendre, ce matin chez Pascal Praud (sur CNEWS) et se plaindre, en substance, d'être injustement calomnié à des fins partisanes.

C'est ironique, dans le fond: les journalistes qui l'assaillaient saluaient malgré tout le travail du philosophe, en particulier pour son Traité d'Athéologie (où le Seigneur est dépeint comme un nazi homophobe...) qui leur a tous beaucoup appris...

Malheureusement pour le philosophe de plateaux télé, cela au moins semble vrai: il leur a beaucoup appris. 

Justice immanente?...


Bucerian

jeudi 4 octobre 2018

Créationnisme, complotisme et élucubrations

ON sait combien les sciences humaines et sociales, dès lors qu'il est question de s'attaquer au Dieu créateur et à ses lois, deviennent des sciences exactes... Suivant cette même rigueur intellectuelle, des chercheurs se sont récemment illustrés par un discours affirmant que (je cite): Le créationnisme et le complotisme partagent un biais téléologique commun.

Après avoir posé une définition bien obscure du complotisme *, les chercheurs disent avoir observé une corrélation statistique entre individus créationnistes et conspirationnistes, et ont conclu que: nous avons observé un “biais cognitif” commun aux deux modes de pensées, au niveau de ce que l’on nomme la pensée “téléologique”. Pensée évidemment dépeinte comme "naïve" et illégitime.

Il y aurait beaucoup de choses à dire de tout cela. Mais je pense que ces auteurs ont oublié de poser une question fondamentale aux non-créationnistes: Pensez-vous que Dieu a pu être inventé pour maintenir les peuples dans la servitude?
Puisque près de 100% des sondés auraient sans doute répondu par l'affirmative, la vraie nature du "biais cognitif" entre la relation à Dieu et la paranoïa n'en aurait été que plus évidente...

Bucerian  


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* La définition du complotisme selon nos chercheurs:  une tendance à penser que les gouvernements cachent la vérité au peuple et que des événements historiques ont été provoqués par un petit groupe de personnes agissant en secret.

samedi 8 septembre 2018

Les textes symboliques...




L'ensemble des grands textes conciliaires qui disent notre foi est désormais accessible en ligne, dans la rubrique "Textes symboliques".



En quelques mots: pourquoi un tel ouvrage?
 
Lorsque j'étais à la fac de Droit, nos professeurs (publicistes) nous encourageaient à potasser notre "GAJA" (Les Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative).
J'ai longtemps déploré qu'il n'existe pas, pour les protestants francophones, un manuel similaire. C'est à présent chose faite, et j'espère que cette initiative permettra au plus grand nombre de renouer avec un héritage doctrinal qui ne remonte pas simplement au XVIe siècle, mais qui s'enracine bien plus profondément dans l'Histoire.



A ce propos, certains feront remarquer que le Credo au coeur de cette collection (Nicée-Constantinople) n'est pas aussi vieux que l'Eglise, et qu'il ne dit donc pas la foi des apôtres... 


Les aspirants fossoyeurs du christianisme ont en effet l'habitude de s'en prendre au Credo sous ce genre de prétextes. Comme si Nicée n'avait pas pu réaffirmer ce qui était cru jusqu'à cette date.
En fait, il faut noter que les grands conciles ne se réunissent généralement qu'après le surgissement d'une contestation. On le voit avec le concile des apôtres, en Actes 15. Le fait que ce concile ait rendu ses décisions une vingtaine d'années après la Pentecôte ne signifie pas que son propos constitue une innovation, voire une trahison, vis-à-vis de l'Esprit de Pentecôte.


Nombre de protestants risquent d'être mal à l'aise avec certains de ces textes.

Outre les pseudo-protestants, tels ceux de l'EPUdF, qui ont adopté une mélasse libéralo-piétiste en guise de déclaration de foi, nombre d'évangéliques risquent en effet d'être embarrassés par des textes qui  affirment la maternité divine de Marie, ou la nécessité du baptême des enfants.
C'est dommage; mais cela indique surtout l'urgence qu'il y a, pour ces personnes, à renouer avec ces articles qui ne sont pas le propre de la communauté romaine, mais la doctrine normale et historique des Eglises protestantes. 


Bucerian




 




mardi 4 septembre 2018

L'Israël de Dieu, suite et fin

Partie 1. 8

Voici le plus clair passage sur la perpétuité de la nation d'Israël: "Si jamais ces règlements [soleil, lune, étoiles, etc] disparaissent de devant moi, dit l’Éternel, aussi la race d'Israël cessera d'être à jamais une nation devant moi. Ainsi a dit l’Éternel : si les cieux se peuvent mesurer par dessus, et les fondements de la terre sonder par dessous, aussi rejetterai-je toute la race d'Israël; à cause de toutes les choses qu'ils ont faites, dit l’Éternel" (Jérémie 31: 36-37).

Cela semble clair: l’État d'Israël, en tant qu'entité politique, est sous la bénédiction éternelle de Dieu, et sera toujours une nation. Mais nous devrions noter quelques éléments...

Premièrement, que veut dire le texte par "nation"? Le mot Hébreux est "goy", le pluriel de ce mot, "goyim", sert à désigner les Gentils. Une nation apparaît comme un peuple distinct avec un chef, ou un peuple avec un roi.

Deuxièmement, comment Dieu a-t-il tenu cette promesse de manière à satisfaire le prémillénarisme dispensationnaliste le plus littéral?
Israël est seulement devenu une nation au mont Sinaï, en Exode 19. Dieu a déclaré qu'Israël était un trésor particulier (en hébreux: segulah; en grec:   laos hagion) et un royaume de prêtres et une nation sainte (en hébreux: goy qadosh; en grec: ethnos hagion) (vv. 5-6).

Israël était-il une nation lorsque les 10 tribus furent emmenées en captivité? Israël était-il une nation lorsque les deux autres tribus furent transportées à Babylone pendant 70 ans? Israël était-il une nation quand il n'existait qu'en tant que jouet pour les nations - depuis le retour d'exil jusqu'à l’époque de l’empire romain - et qu’aucun roi davidique n’a jamais siégé sur le trône terrestre de Jérusalem? Est-ce qu'Israël était une nation lorsqu'il fut détruit en 70 ap.  JC, et Israël était-il une nation de 70 à 1948/1967? Israël est-il aujourd'hui une nation?

Troisièmement, la promesse de Jérémie 31: 36-37 est faite explicitement à la postérité d'Israël, et non à la société appelée Israël. La postérité d'Israël inclue tous ceux, ethniquement Juifs ou ethniquement Gentils, qui croient en Jésus-Christ; et elle exclue tous les Juifs ethniques (et tous les Gentils ethniques) qui rejettent Jésus-Christ. Puisque les Juifs qui sont retournés en Israël en 1948 étaient des incroyants, Jérémie 31 n'a rien à voir avec eux.

Mais qu'en est-il de la nation d'Israël? Dans quel peuple cette promesse est-elle accomplie, si ce n'est dans l’État juif incroyant du Moyen-Orient?  Et y a-t-il un roi pour s'asseoir sur le trône de David? Le Nouveau Testament nous dit que Jésus est le Fils ou la semence de David et qu'il est assis sur le trône de David: "Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera pour toujours sur la maison de Jacob et de son royaume il n'y aura pas de fin" (Luc 1: 32-33).
 Les dispensationalistes prémillénaristes aiment affirmer que cette prophétie se réalisera dans un futur règne de mille ans. Mais, premièrement, 1 000 ans ne sont pas éternels et Luc 1 exige que Jésus règne à jamais sur la maison de Jacob. Et, deuxièmement, Actes 2 enseigne que Jésus est déjà assis sur le trône de David au ciel (vv. 30, 33-36). 



L'Israël de Dieu (Partie 1.9/ conclusion) 

 Qui est la nation d'Israël à qui Dieu fait une promesse en Jérémie 31? Jésus nous donne une indication très claire, en Matthieu 21: 43: "C'est pourquoi je vous dis, que le Royaume de Dieu vous sera ôté, et il sera donné à une nation qui en rapportera les fruits." Et nous n'avons pas à chercher très loin pour découvrir de quelle nation il s'agit:  c'est l'Eglise, l'Eglise de Jésus-Christ, constituée des Juifs et des Gentils qui croient, qui sont la postérité d'Abraham, les enfants de Dieu, les Juifs du Nouveau Testament.

Pierre écrit à l’Église en ces termes: "Mais vous êtes la race élue, la Sacrificature royale, la nation sainte, le peuple acquis ... vous qui autrefois n'étiez point un peuple, mais qui maintenant êtes le peuple de Dieu (1Pierre 2:9-10). "Nation sainte" est le nom donné à Israël dans l'Exode (19: 5-6). Pierre l'applique maintenant à l’Église! L’Église est la sainte nation, et puisque l’Église ne sera jamais détruite, en elle -- et non pas dans l’État d'Israël moderne d'après 1948 --la promesse de Jérémie 31 est accomplie. Tite 2: 14 est également instructif: aux Églises de Crète, Paul attribue le titre de "peuple acquis", un nom tiré d'Exode 19:5!

Une chose supplémentaire doit être remarquée dans Jérémie 31. La promesse d'une nouvelle alliance est faite "à la maison de Juda et à la maison d'Israël" (v. 31). Dans cette alliance avec la maison d'Israël, Dieu dit "Je mettrai ma Loi au dedans d'eux, je l'écrirai dans leur cœur; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple..." (v. 33).

De plus, Dieu a promis à la même maison d'Israël: "Je pardonnerai leur iniquité et je ne me souviendrai plus de leur péché" (v. 34). Comment la promesse de cette nouvelle alliance est-elle remplie et pour qui? La réponse se trouve dans Hébreux 8: 6-13. Cette alliance n'a rien à voir avec la maison d'Israël en tant qu'entité distincte de l’Église de Jésus-Christ. L’Église du Christ, qui jouit de la connaissance de Dieu et du pardon des péchés, est la maison d'Israël.

N'y a-t-il pas alors de promesses à l'entité politique connue sous le nom d'Israël? La réponse est un "non" sans équivoque. Israël, en tant qu'entité politique, reconstruira-t-elle son temple et adorera-t-il Dieu comme il le faisait dans l'Ancien Testament? C'est très improbable, mais s'il parvient à construire un temple à Jérusalem et à instituer une prêtrise, à offrir des sacrifices et à célébrer les fêtes, ce ne sera qu'un autre signe de l'apostasie de Dieu par Israël. Si les sacrifices des méchants étaient abominables à Dieu dans l'Ancien Testament (Proverbes 15: 8, 21:27), à quel point le retour des sacrifices d'animaux serait-il plus abominable encore après le seul et unique sacrifice du Fils de Dieu?

Toutes les promesses de Dieu sont en Christ (2Corinthiens 1: 20). Toutes les promesses de Dieu furent faites en Christ, la semence d'Abraham (Galates 3. 16). Donc, il ne peut y avoir aucune promesse, d'aucune sorte, pour les incroyants en dehors de Jésus-Christ.  L'appel fait aux Juifs, tout comme l'appel aux Gentils, est de se repentir et de croire en Jésus-Christ, et de rejoindre l'Eglise des Juifs et des Gentils, hommes et femmes, libres ou esclaves, où il n'y a pas de différence; et sur tous ceux qui marcheront selon cette règle: "paix et miséricorde!" Car ils sont l'Israël de Dieu!

Fin

lundi 3 septembre 2018

L'Israël de Dieu

 Partie 1.7
 
Le dispensationalisme prémillénariste, dans un effort de promouvoir un royaume Juif après l'ère de l'Eglise, nous renvoie à l'Ancien Testament. Pourtant, nous devrions noter que le Nouveau Testament est l'interprétation autorisée de l'Ancien. C'est une erreur fondamentale d'interpréter l'Ancien Testament sans le Nouveau Testament.
Le Nouveau Testament enseigne clairement que la période de l'Ancien Testament fut un temps de types et d'ombres et que le Nouveau Testament, avec la venue du Christ, est un temps d'accomplissement. "Lesquelles choses sont l'ombre de celles qui étaient à venir, mais le corps en est en Christ" (Colossiens 2: 17).

Tout le livre des Hébreux nous enseigne que les sacrifices, le tabernacle, le temple et ses ustensiles, les jours de fête et tous les autres aspects du culte de l'Ancien Testament ont été accomplis en Christ. Cela devrait nous faire réfléchir lorsque nous cherchons à interpréter les passages de l'Ancien Testament sur le temple, les fêtes et les sacrifices!

Permettez-moi d'en faire l'illustration par un exemple tiré du livre d'Amos 9:11, "En ce temps-là je relèverai le Tabernacle de David qui sera tombé..." Si vous lisez ce passage sans la lumière du Nouveau Testament, et si vous insistez pour le lire littéralement, qu'en ferez-vous? Viendrez-vous à la conclusion que cela veut dire que dans l'époque du Nouveau Testament, les Juifs et les Gentils formeront ensemble un seul peuple de Dieu, ou une Eglise, et que les Gentils qui croient n'auront pas besoin d'être circoncis ni d'observer la Loi de Moïse pour être sauvés?
Eh bien, c'est exactement comme cela que Jacques interprète ce passage au concile de Jérusalem (en Actes 15); interprétation approuvée par les délégués (Pierre, Barnabé, Paul, etc) et par le Saint Esprit lui-même (Actes 15: 14-19, 28)!

Seul un insensé suggèrerait que Jacques a pris un passage totalement dénué de pertinence pour prouver un point controversé et qu'il l'a tordu pour lui donner un sens qu'il n'a jamais eu dans la prophétie d'Amos. Un humble croyant doit dire en lui-même: "Clairement, ma compréhension de l’Ancien Testament est imparfaite et charnelle. J'apprendrai de cet exemple comment interpréter l'Ancien Testament à la lumière du Nouveau."

A suivre...


dimanche 2 septembre 2018

L'Israël de Dieu

  
Partie 1. 6

En Galates 4, Paul enseigne que le peuple de Dieu de l'Ancien Testament (l'Israël élu) est essentiellement le même peuple que celui du Nouveau Testament (constitué des élus Juifs et Gentils, réunis en un corps). Comment cela? Le peuple de Dieu de l'Ancien Testament (l'Israël élu) était un enfant, qui, bien qu'héritier des promesses de Dieu, était dans sa minorité, et ne pouvait pas recevoir les promesses jusqu'à sa maturité.
Pendant sa minorité (légalement, comme enfant) cette assemblée était sous la Loi (l'apôtre parle d'un "pédagogue", 3: 24; de "tuteurs" ou "intendants", 4: 2). Avec la venue de Jésus-Christ, le même enfant mineur (L'Israël élu) murit en  Eglise de Jésus-Christ. L'Eglise ne remplace pas, ne se substitue pas à Israël: l'Eglise est Israël dans sa maturité, ayant rejeté le joug de la Loi et étant entré dans la jouissance de son héritage.
C'est pourquoi, par exemple, l'Israël élu dans l'Ancien Testament n'a pas jouit de la plénitude de l'Esprit et de beaucoup d'autres bénédictions acquises par Jésus-Christ et répandues sur son peuple depuis sa position exaltée à la droite de Dieu (voir Actes 2: 33).

Plus loin dans le même chapitre, Paul utilise une allégorie pour illustrer une vérité spirituelle. Dans l'allégorie de Paul, il y a deux alliances, deux Jérusalem, deux montagnes et deux genres de fils d'Abraham.
D'abord, il y a "la Jérusalem de maintenant, laquelle sert avec ses enfants" (v.25). Ceci se réfère au judaïsme incroyant, tant aux jours de Paul que dans l'Etat moderne d'Israël, et cela se réfère à toutes les personnes (qu'elles soient Juives ou Gentils) qui cherchent le salut dans la Loi de Dieu et non par la foi seule. Ceux-là sont "nés selon la chair" (v. 29), qui persécutent les vrais enfants de Dieu. Ce sont les enfants de la femme esclave, Agar (vv. 30-31) qui sont "chassés" (v. 30).
D'autre part, il y a la ''Jérusalem d'en haut'', et elle est "libre"; c'est elle qui est "notre mère à tous" (v. 26). La vraie Jérusalem, céleste, spirituelle, d'en haut, donne naissance à des enfants qui sont "les enfants de la promesse" (v. 28). Nous (c'est-à-dire: tous les croyants en Jésus-Christ, indépendamment de leur ethnie) sommes les enfants  de la femme libre (v. 31)!

Ainsi, Paul identifie comme étant les enfants d'Abraham, les enfants de Jérusalem, les enfants de la femme libre, tous ceux (et ceux uniquement) qui croient en Jésus-Christ. Tous les autres, même s'ils ont un pédigrée ethnique impeccablement Juif, sont rejetés comme enfants de la chair et non comptés comme la postérité.

Paul a une chose de plus à dire avant de clore son épître aux Galates: "Et à l'égard de tous ceux qui marcheront selon cette règle, que la paix et la miséricorde soient sur eux, et sur l'Israël de Dieu" (Galates 6:16). Que veut dire Paul (et, plus important: que veut dire l'Esprit saint) par "l'Israël de Dieu", ici?
Pour y répondre, nous devons examiner le texte avec attention. Premièrement, Paul parle d'une bénédiction (une bénédiction de paix et miséricorde) sur "tous ceux qui marcheront selon cette règle". Le mot "règle" est "canon", qui est une règle, une norme ou une mesure. Le contexte immédiat, aussi bien pour cet argument que dans l'ensemble de la lettre, exige que la règle soit celle de ne faire aucune distinction dans l'Eglise entre Juif croyant et Gentil, une règle que Paul défend dans cette lettre.

En Christ, la circoncision n'est rien (v. 15; voir aussi le v. 6, ainsi que le chapitre 2, vv. 11-21). Tous ceux qui marchent selon cette règle participent à la bénédiction apostolique de la paix et de la miséricorde. Tous ceux qui marchent contre cette règle, en faisant dans l'Eglise une distinction entre Juifs et Gentils, sont privés de la bénédiction de Dieu. Il n'y a ainsi aucune bénédiction pour les judaïsants, mais l'anathème et la malédiction (1:8-9; 3:10, etc).

A présent, qu'en est-il de l'Israël de Dieu? Si Paul voulait dire l'Israël incrédule tel qu'il existait en tant que nation de son temps, il serait en train de violer sa propre règle. Comment Paul pourrait-il prononcer la bénédiction apostolique de paix et de miséricorde sur l'Israël incrédule? La signification est claire: l'Israël de Dieu est (comme nous l'avons vu en étudiant de nombreux passages) l'Eglise; c'est-à-dire le corps des croyants formé par les Juifs et les Gentils. En d'autres termes, la phrase "et l'Israël de Dieu" est une autre façon de désigner "tous ceux qui marcheront selon cette règle" et pourrait être traduit: "même l'Israël de Dieu" (le mot grec kai peut signifier "et" ou "même" dans le Nouveau Testament).

A suivre...

samedi 1 septembre 2018

L'Israël de Dieu

Partie 1.5


Par le Rev. M.McGeown, pasteur missionnaire à Limerick, Irlande.

Les promesses de Dieu étaient pour la postérité d'Abraham. Galates 3. 16 identifie la postérité d'Abraham: "Or les promesses ont été faites à Abraham, et à sa postérité; il n'est pas dit, et aux postérités, comme s'il avait parlé de plusieurs, mais comme parlant d'une seule, et à sa postérité: qui est Christ". 
De plus, Paul identifie la postérité d'Abraham comme étant les Juifs et les Gentils (il n'y a pas de différence, v. 18) qui croient en Jésus-Christ: "Or si vous êtes de Christ, vous êtes donc la semence d'Abraham, et héritiers selon la promesse" (Galates 3: 29).

Paul explique cela en Ephésiens 2-3. Les Gentils à Ephèse avaient été, avant leur conversion "hors de Christ, n'ayant rien de commun avec la République d'Israël, étant étrangers des alliances de la promesse, n'ayant point d'espérance, et étant sans Dieu, au monde." Mais maintenant, en raison de ce que Christ avait fait dans sa vie et sa mort, "vous qui étiez autrefois loin, êtes approchés par le sang de Christ" (vv. 12-13).
La conclusion de Paul: "Vous n'êtes donc plus des étrangers ni des gens de dehors; mais les concitoyens des Saints, et les domestiques de Dieu, étant édifiés sur le fondement des Apôtres, et des prophètes, et Jésus-Christ lui-même étant la maîtresse pierre angulaire (vv. 19-20).
Que des Gentils soient amenés dans le peuple de Dieu n'est pourtant pas quelque chose de nouveau. Cela est arrivé fréquemment dans l'Ancien Testament; mais devenir un Juif dans l'Ancien Testament requérait la circoncision (pour les hommes).
Le "nouvel" aspect est qu'ici, les Gentils sont égaux avec les Juifs par la foi en Christ. Paul explique ce "mystère" au chapitre 3: "Le mystère de Christ qui n'a point été manifesté aux enfants des hommes dans les autres âges, comme il a été maintenant révélé par l'Esprit à ses saints Apôtres et à [ses] Prophètes; [Savoir] que les Gentils sont cohéritiers, et d'un même corps, et qu'ils participent ensemble à sa promesse en Christ, par l'Evangile" (vv. 4-6).

Paul ne dit pas que le concept "d'Eglise" était inconnu dans l'Ancien Testament, ou que l'idée d'une conversion des Gentils était cachée. Il enseigne que cela n'était pas connu de la même manière qu'aujourd'hui. Les Gentils sont participants de la promesse de Dieu en Christ, par la foi!

A suivre...

vendredi 31 août 2018

L'Israël de Dieu

 Partie 1. 4

 
Par le Rev. M.McGeown, pasteur missionnaire à Limerick, Irlande.


Tout ce que Dieu a pu promettre aux Juifs dans l'Ancien Testament, il ne l'a pas (avec insistance: il ne l'a pas) promis à la majorité réprouvée et incroyante d'Israël, à ceux qui sont "d'Israël", mais seulement aux élus; et si une personne peut légitimement revendiquer être un Juif, un Israélite, un véritable Israélite, un enfant d'Abraham, comme peuvent le faire tous les chrétiens croyants -- ainsi que nous l'avons vu-- celui-là peut légitimement revendiquer toutes les promesses de Dieu. Et nous le faisons! Aucune promesse ne fut jamais faite à la semence charnelle réprouvée; et donc, cette semence charnelle et réprouvée n'a aucun droit à attendre des bénédictions de la part de Dieu. Mais cela signifie-t-il que Dieu en a terminé avec les Juifs, ceux qui sont ethniquement Juifs?

Non. Romains 11 enseigne qu'à travers l'époque du Nouveau Testament, Dieu assemble un reste d'élus, Juifs fidèles. Paul lui-même en est une preuve (verset 1). Le décret d'élection et de réprobation de Dieu est à l'oeuvre parmi les Juifs: "Ainsi donc il y a aussi à présent un résidu selon l'élection de la grâce" (v. 5); "l'élection l'a obtenu, et les autres ont été endurcis" (v. 7). Tout au long de l'époque du Nouveau Testament, les Juifs élus et les élus Gentils sont greffés dans l'organisme de Dieu, qui est fondamentalement le Christ lui-même (voir Jean 15: 1, ss). Paul explique ainsi la voie de Dieu avec les descendants physiques d'Israël: "l'endurcissement en Israël dans une partie, jusqu'à ce que la plénitude des Gentils soit entrée; Et ainsi tout Israël sera sauvé" (vv. 25-26).

Cela ne veut pas dire qu'une fois que la totalité des Gentils auront été rassemblés, Dieu retournera à son "programme avec les Juifs" (qui aurait supposément été ajourné pendant quelques 2000 ans!) mais qu'en réunissant les Gentils et (dans le même temps) un reste des Juifs, "tout Israël sera sauvé".
Le mot "ainsi" au verset 26 ne veut pas dire "ensuite". Romains 11 ne dit rien au sujet d'un Etat d'Israël reconstitué, d'un temple rebâti ou d'une conversion massive des Juifs ethniques juste avant la seconde Venue du Christ. Les Juifs croyants et les Gentils composent ensemble l'Eglise de Jésus-Christ à travers l'époque du Nouveau Testament. Il n'y a pas, et il n'y aura jamais, d'autre voie de salut. En Romains 4, Paul enseigne que les incirconcis (un terme employé pour les Gentils) sont les enfants d'Abraham par la foi en Jésus-Christ. Abraham est "le père de tous ceux qui croient [étant] dans le prépuce, pour que la justice leur soit aussi imputée" (v. 11).

En fait, Paul répudie la notion selon laquelle ceux qui sont de la Loi (ceux qui mettent leur espoir en la Loi pour être sauvés, c'est-à-dire les Juifs incrédules) sont les héritiers de la promesse: "Or si ceux qui sont de la Loi sont héritiers, la foi est anéantie, et la promesse est abolie ... C'est donc par la foi, afin que ce soit par la grâce, [et] afin que la promesse soit assurée à toute la semence; non seulement à celle qui est de la Loi, mais aussi à celle qui est de la foi d'Abraham, qui est le père de nous tous" (vv. 14-16).
Ainsi, nous, les chrétiens qui croyons en Jésus-Christ, nous sommes les enfants d'Abraham. Nous - et non les incrédules, ceux qui rejettent Christ, les Juifs simplement ethniques - nous pouvons légitimement revendiquer Abraham pour père, et, avec lui, nous pouvons revendiquer toutes les promesses qui lui ont été faites (incluant d'hériter du monde, v. 13). 

Ensuite, nous nous tournons vers l'épître aux Galates. En Galates 3, ayant prouvé qu'Abraham fut justifié par la foi, exactement de la même manière que les croyants de tous les temps, Paul déclare: "Sachez aussi que ceux qui sont de la foi, sont enfants d'Abraham... C'est pourquoi ceux qui sont de la foi, sont bénis avec le fidèle Abraham" (vv. 7, 9).

D'autre part, les Juifs incroyants et les judaïsants (et tous ceux qui, aujourd'hui, Juifs et Gentils, qui enseignent et croient la justification par les oeuvres) sont sous la malédiction (v. 10), de laquelle le Christ nous a rachetés (v. 13), "Afin que la bénédiction d'Abraham parvînt aux Gentils par Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis" (v. 14). 
Le verset 16 est la phrase centrale. A qui fut faite la promesse d'Abraham et quelle fut la promesse? Considérons ces textes: "Je donnerai ce pays à ta postérité" (Genèse 12: 7); "Car je te donnerai, et à ta postérité pour jamais, tout le pays que tu vois" (Genèse 13: 15); "J'ai donné ce pays à ta postérité" (Genèse 15:18); "J'établirai donc mon alliance entre moi et toi, et entre ta postérité après toi en leurs âges, pour être une alliance perpétuelle; afin que je te sois Dieu, et à ta postérité après toi. Et je te donnerai, et à ta postérité après toi, le pays où tu demeures comme étranger, savoir tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je leur serai Dieu." (Genèse 17:7-8) et "en ta postérité, toutes les nations de la terre seront bénies, parce que tu as obéi à ma voix". Avez-vous remarqué le mot récurrent, "postérité", et le fait que "postérité" est au singulier, et non au pluriel? Les traductions modernes ont obscurci cette vérité en traduisant "postérité" par "descendants". Le fait que Dieu fait des promesses à la postérité d'Abraham est hautement significatif. Cela désigne pour nous le seul à qui les promesses de Dieu furent faites.





A suivre...

jeudi 30 août 2018

L'Israël de Dieu

(Partie 1.3) 

Dans l'Apocalypse 2-3, le Seigneur Jésus-Christ, élevé au Cieux, a envoyé des messages aux sept Eglises qui existaient en Asie mineure au premier siècle de notre ère, Eglises constituée de croyants d'origines juives et non-juives.
A l'Eglise de Smyrne, le Christ monté aux cieux déclare: "Je connais le blasphème de ceux qui se disent être Juifs, et qui ne le sont point, mais [qui sont] la Synagogue de Satan" (2:9). A l'Eglise de Philadelphie, le Christ déclare quelque chose de similaire: "Voici, je ferai venir ceux de la Synagogue de Satan qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais mentent; voici, [dis-je], je les ferai venir et se prosterner à tes pieds, et ils connaîtront que je t'aime" (3: 9). Telle est l'estimation de Jésus-Christ lui-même: les Juifs incrédules mentent lorsqu'ils affirment être Juifs. Ils ne sont pas Juifs. Ils sont la synagogue de Satan. Satan est l'accusateur des frères et l'adversaire de Dieu. Quelles paroles dures de la part du Fils de Dieu! Qui sont les Juifs, alors? Les chrétiens -- comme on les appelle aujourd'hui-- sont les Juifs. Est-ce que cela est antisémite? Seulement si le Seigneur Jésus-Christ lui-même est un antisémite!
 

Qui sont les enfants d'Abraham?

Nous avons déjà vu, dans les paroles de Jésus, que celui-ci a répudié la prétention des Juifs incrédules à être les enfants d'Abraham (Jean 8: 44).
Ils ne sont pas tous Israël (ou enfants d'Israël) ceux qui sont d'Israël! A l'intérieur d'Israël, même aux jours du Christ, il y avait des enfants d'Israël ou des enfants d'Abraham. Et ils furent trouvés dans les endroits les plus improbables! Au sujet de Zachée, le percepteur d'impôts méprisé, Jésus a déclaré: "Lui aussi est un fils d'Abraham..." (Luc 13: 16); au sujet de Nathaniel, Jésus s'est exclamé "voici vraiment un Israélite en qui il n'y a point de fraude." (Jean 1:47). D'autres, comme le grand prêtre, Caïphe, ou Judas Iscariot, n'étaient pas des enfants d'Abraham, Juifs ou Israélites du tout!

L'apôtre Paul développe le concept d'"enfant d'Abraham" ou même "la postérité d'Abraham" assez longuement, et rend très clair le fait que les enfants ou la postérité d'Abraham inclue tous ceux qui appartiennent à Jésus-Christ et qui forment ce que, dans le Nouveau Testament, on appelle l'Eglise. 
 
Nous commençons avec le livre des Romains. Nous avons déjà vu que Paul restreint le terme "Israël" aux Juifs élus, excluant de leur nombre les réprouvés (Romains 9:6-8).
Au verset 23, ayant développé le sujet de l'élection et de la réprobation assez longtemps, Paul écrit "Et afin de donner à connaître les richesses de sa gloire dans les vaisseaux de miséricorde, qu'il a préparés pour la gloire, et qu'il a appelés, [c'est à savoir] nous, non seulement d'entre les Juifs, mais aussi d'entre les Gentils." Ici, remarquons comment Paul prouve son assertion selon laquelle Dieu choisit et appelle son peuple non seulement parmi les Juifs, mais aussi des Gentils. Il cite le prophète Osée! ("comme il est écrit aussi dans Osée", v. 25). C'est une citation d'Osée 2:23 et 1:10. Pierre cite également Osée dans sa première épître (2:10) et l'applique à la réunion des Gentils. En d'autres mots, les croyants d'entre les Gentils, assemblés avec les croyants Juifs, dans l'Eglise de l'époque du Nouveau Testament, sont appelés "les enfants du Dieu vivant" (v. 26) et "les enfants d'Israël" (v. 27). Quant aux Juifs incrédules, ethniques, peu importe leur pédigrée généalogique, ils ne sont pas les enfants de Dieu, ils ne sont pas les enfants de la promesse, ils ne sont pas Israël et ne sont pas Juifs.

A suivre...

 

mercredi 29 août 2018

L'Israël de Dieu

Partie 1.2

Au premier siècle après Jésus-Christ, le peuple d'Israël était devenu charnel, incroyant et pharisaïque. Jean le Baptiste et Jésus se heurtèrent à un peuple fier de son héritage ethnique, qui devait être débarrassé de sa sécurité et appelé à la repentance. Jean a dit aux israélites:
"Et ne présumez point de dire en vous-mêmes : nous avons Abraham pour père; car je vous dis que Dieu peut faire naître de ces pierres mêmes des enfants à Abraham." (Matthieu 3: 9).

La judéité ethnique n'était pas l'indice du salut ou de la participation au royaume de Dieu. Jésus est même plus explicite: "Si vous étiez enfants d'Abraham, vous feriez les oeuvres d'Abraham... Le père dont vous êtes issus c'est le démon" (Jean 8: 39-44).
Jésus a même dit à l'Israël stérile: "C'est pourquoi je vous dis, que le Royaume de Dieu vous sera ôté, et il sera donné à une nation qui en rapportera les fruits" (Matthieu 21: 43).
Donc, aussi bien Jean Baptise que Jésus-Christ, dont aucun n'était antisémite, enseignent que le fait d'être un descendant physique d'Abraham ne fait pas d'un individu un véritable enfant d'Abraham ou un véritable Juif. La judéité est un concept spirituel.

Paul, un autre personnage qui n'est pas antisémite, et qui est l'apôtre des Gentils, fait le même genre d'assertions.
Romains 2:28-29: "Car celui-là n'est point Juif, qui ne l'est qu'au-dehors, et celle-là n'est point la [véritable] circoncision, qui est faite par dehors en la chair. Mais celui-là est Juif, qui l'est au-dedans; et la [véritable] circoncision est celle qui est du cœur en esprit, [et] non pas dans la lettre; et la louange de ce [Juif] n'est point des hommes, mais de Dieu." (Cela veut dire qu'un homme qui vit à Jérusalem de nos jours, un rabbin distingué qui peut tracer sa lignée jusqu'à Benjamin lui-même, mais qui rejette Jésus-Christ, n'est pas un Juif; tandis qu'un chrétien, qui croit en Jésus-Christ, mais qui n'a aucun héritage Juif, est un Juif. Lecteur, quelle que soit ton ethnie ou ta nationalité, toi qui croit en Jésus-Christ, tu es un Juif!).

En Romains 9, Paul pose la question: Si Dieu a promis de sauver Israël, et si le salut se trouve seulement en Christ, pourquoi tant d'Israélites ont-ils trébuché sur l'Evangile et ont-ils péri?
La réponse de Paul est de clarifier ou définir la signification d'Israël.
"Toutefois il ne se peut pas faire que la parole de Dieu soit anéantie; mais tous ceux qui sont d'Israël, ne sont pas pourtant Israël. Car pour être de la semence d'Abraham ils ne sont pas tous ses enfants; mais, c'est en Isaac qu'on doit considérer sa postérité. C'est-à-dire, que ce ne sont pas ceux qui sont enfants de la chair, qui sont enfants de Dieu; mais que ce sont les enfants de la promesse, qui sont réputés pour semence." (Romains 9: 6-8).

(Voyez-vous ce que Paul enseigne ici? Il y a deux catégories de gens. Premièrement, il y a le "de Israël". Ceux-là appatiennent en un sens extérieur à la famille d'Abraham, à ses descendants et à la nation d'Israël. Ensuite, il y a le "Israël". Ceux-là sont les élus, les choisis de Dieu, ceux à qui Dieu promet et donne le salut. Ceux qui sont simplement "de Israël" n'appartiennent pas à Israël. Paul écrit qu'ils ne sont pas Israël. En d'autres mots, aucun des réprouvés en Israël n'était Israël; ils n'étaient pas comptés comme la semence. Ils n'étaient pas Juifs. Et la même chose est vraie à chaque époque. Les rabbins "Juifs" réprouvés vivant à Jérusalem aujourd'hui ne sont pas Israël, ils ne sont pas les enfants de Dieu, ils ne sont pas Juifs).

En Philippiens 3: 2-3, Paul écrit: "Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux partisans de la mutilation.". Par ces termes, l'apôtre parle des Juifs incroyants et hérétiques qui enseignaient que le salut dépend de la circoncision et de l'observation de la Loi de Moïse. Paul ne les appelle pas "Juifs". Il les appelle la "mutilation". Ce terme est un jeu de mots avec "circoncision". Il dit: mutilation! Paul continue, au verset 3: "Car c’est nous qui sommes les vrais circoncis". Le pronom "nous" réfère à tous les croyants en Jésus-Christ, et, dans le contexte des Philippiens, renvoie aux Gentils qui croient en Jésus-Christ. "Car c’est nous qui sommes les vrais circoncis, nous qui célébrons le culte par l’Esprit de Dieu, qui mettons notre fierté en Jésus–Christ et qui ne mettons pas notre confiance dans la chair." Ainsi, les "Juifs" incroyants sont véritablement des mutilateurs de la chair, tandis que les chrétiens fidèles, sans considération de leur origine ethnique, sont Juifs!

Les Juifs incroyants vivant dans l'Etat moderne d'Israël sont-ils différents des mauvais ouvriers et de la circoncision mentionnée dans Philippiens 3? En fait, nous pouvons élargir l'application de ces mots: tous ceux qui enseignent le salut par les oeuvres, quelle que soit leur religion ou leur Eglise, sont des chiens, des mauvais ouvriers, et la mutilation. Et tous ceux qui embrassent le salut par la grâce seule, par la foi en Christ seul, sont la véritable circoncision, les vrais Juifs, les véritables israélites, vraiment Israël! Est-ce offensant? C'est la Parole de Dieu!

... A suivre (DV).