lundi 2 mars 2015

La haine du pape François


Le protestantisme nuit gravement au simonisme, au spiritisme, à la superstition, au crypto-pélagianisme... bref: au papisme.



Les œcuménistes-oui-oui risquent d'être bien déçus par leur ami, le jésuite de Rome, et de ses véritables sentiments au sujet de la Réforme Protestante (mais peut-être sont-ils aussi pressés que lui de l'enterrer?):

Amical, sensible, désirant sans cesse souligner les ressemblances et mettre de côté les différences. C’est l’image populaire que le pape François a présentée pour l’instant dans le cadre de ses relations avec les non-catholiques. Beaucoup sont impressionnés par son style sympathique qui cherche souvent à soutenir les autres. Si telle a été la règle jusqu’à présent, nous savons maintenant qu’elle connaît une exception, et des plus significatives. La réédition récente d’une conférence sur l’histoire des jésuites, donnée par l’archevêque Bergoglio en 1985 en Argentine, révèle le jugement sévère qu’il porte sur la Réforme protestante en général et sur Jean Calvin en particulier.  Lire la suite...
NB: Cette haine mortelle des prédicateurs de l’Évangile, de Calvin en particulier, n'est pas nouvelle -- surtout chez les jésuites.
A ce titre, nous ignorons si Bergoglio parlait ou non (dans ses conférences) de la façon dont son ordre obscur a "traité" le cas du Bienheureux Cyrille Loukaris, patriarche de Constantinople, qui notait, au XVIIe siècle déjà, que:

L'Antéchrist s'oppose à l'avancement du Règne de Jésus-Christ: il est envieux de Sa gloire, et ne cherche qu'à usurper son autorité. Il jette la terreur dans l'esprit des simples par le nom de Calvin, ce Docteur très Saint et rempli de sagesse, qui est maintenant en possession de la félicité Céleste des bienheureux qui sont unis inséparablement à Jésus-Christ leur Rédempteur.
Lettre du 7 aout 1636


Rappel: les différences insurmontables entre le christianisme orthodoxe ( = protestantisme) et sa contrefaçon: le papisme.


Bucer 

dimanche 1 mars 2015

1 Mars 1562: le massacre de Wassy




Le 17 janvier 1562 est promulgué, à l’issue d’un conseil du roi élargi, l’Édit de janvier. Il est un signe de tolérance de la part du roi, mais limité et provisoire (dans l’attente d’une décision du concile de Trente). L’édit accorde aux protestants le droit de s’assembler publiquement pour célébrer leur culte dans les faubourgs des villes et à la campagne.
Les protestants acquièrent ainsi une existence légale, quoique temporaire, ce qui n’est pas négligeable.
Le duc François de Guise et nombre de catholiques sont totalement opposés à la mise en application de cet édit. Lire la suite...

Bucer

mardi 24 février 2015

Confession d’Augsbourg et temps des réformes


Confession d’Augsbourg

et

temps des réformes


Ecclesia apud nos docent

(C.A.I)

     

      Ce n’est plus une nouveauté  d’affirmer que le seizième siècle a vu l’Église latine se diviser en deux réformes, l’une tridentine, l’autre protestante (Chaunu, Delumeau). En effet, bien que recevant toutes deux, nominalement, la tradition de l’Écriture et du Symbole (Gallicana, Anglicana, synode de Trente), tout leur effort doctrinal  semble avoir porté sur les coutumes de l’église médiévale, soit pour les entériner (tridentins), soit pour les récuser (calviniens), ainsi, en ce qui concerne le couple, « sacramentel », baptême-pénitence…

      Or, on oublie trop souvent, presque sciemment, d’analyser la véritable via media que constitue la rédaction de la confession d’Augsbourg inaltérée. Car, une analyse un peu fine nous révèle que l’Augustana se comprend, elle-même, comme une simple interprétation scripturaire (juxta scriptura) de la tradition ecclésiale. Il est évident, par exemple, que c’est le Symbole de Foi (apostolique et nicéno-constantinopolitain) qui est l’objet central de ce texte, comme l’indiquent ses articles XX et XII. Parce que c’est la question de la rémission des péchés, post-baptismaux, qui en constitue l’originalité foncière, compte tenu de l’article baptismal du Symbole inaltéré de 381, puisque même la confutatio n’avait pas cru bon de rejeter l’article IV de ladite confession…

      En conséquence, nous devons donc admettre que la démarche de la confession d’Augsbourg n’a jamais consisté en autre chose qu’en une intelligence de la Foi, selon le principe de la fides quarens intellectum, où la Foi, comprise comme tradition du Symbole de Foi, du Décalogue ou des coutumes, doit être reçue à la lumière des Écritures, dans la mesure où la tradition ne dément pas l’Écriture, non pas en ce qu’elle se trouverait pas corroborée par l’Écriture. D’ailleurs, l’absence de mention du canon scripturaire est suffisamment  éloquente  à ce sujet, car toute prise de position, à cet égard, aurait eu pour effet de métamorphoser le paradigme biblique, de sa fonction négative, de juxta scriptura, en statut coranique de sola scriptura.

      De sorte que, nous devons admettre que, tant la position  réformée que sa contrepartie tridentine, repose sur une caricature coranique du rôle du texte sacré, pour le refuser ou le défendre. Aussi, il n’y a eu réforme que chez les réformés et les papistes, en aucune façon l’Augustana invariata ne s’est-elle détournée de la tradition catholique, dont elle est le seul représentant valable, depuis le schisme romano-byzantin de l’an mil (1054). 

      C’est pourquoi, un Chaunu a-t-il eu grandement tort, dans sa préface à la traduction française de la version  latine de l’Augustana, de la considérer comme un produit de la tradition non assumée de l’Église. Au contraire, s’il y a tradition véritable depuis le schisme, c’est bien la confession d’Augsbourg qui en témoigne, tradition chrétienne qui, seule, peut faire  face aux avatars et  autres épigones contemporains du gnosticisme, forte de sa durée, selon Ac.5/33-42, Jd.3 et Héb.13/8-9. 

      C’en est, donc, bien fini de ce mythe papiste de réforme, si nuisible à l’équilibre théologique de la Foi, lorsqu’on considère les dérives modernistes et fondamentalistes occasionnées par la conception coranique du texte biblique, une fois admise la réelle démarche de l’Augustana, en tant que pur produit de la seule et unique  tradition catholique authentique. J’ai dit.  
Athanasius

mercredi 18 février 2015

La mauvaise foi mise en péril



L'intolérance civile et politique des islamistes pourrait être un bon prétexte, pour les gens tolérants, de demander l'interdiction pure et simple de tout témoignage évangélique -- au motif de son intolérance théologique (cf. Marc 16, 16).
La confusion entre ces deux ordres, déjà opérée par Rousseau (et les régimes totalitaires qui s'en sont inspirés) mérite qu'on s'en inquiète.

On voit par exemple dans cet exercice de délation, comment un journaliste régional reproche à un liégeois de diffuser des bibles et des tracts [en l'espèce, celui-ci], qui sont interprétés comme... une menace. Et quelle menace? Celle de finir en enfer après notre mort (!)
Comme nous serions en paix, si les islamistes nous promettaient seulement l'enfer conçu par allah (auquel nous ne croyons pas) pour l'au-delà, et se gardaient de nous faire vivre leur enfer par leurs soins, ici-bas. Mais certaines âmes semblent décidément trop étourdies pour sentir la différence entre les deux ordres.

Et bien que l'auteur du billet note que le dangereux fanatique liégeois semble être isolé (un loup solitaire? brrr, ça fait peur!...) le risque d'un début de diffusion d'idées dangereuses est néanmoins soulevé.
Et quel danger?
Celui de n'avoir plus le droit de croire à l'enfer, ou celui d'être envoyé aux lions après dénonciation sur la place publique, quand on en parle?

 Bucer

Programme de l'EERV...

Dernièrement, la chose qui se présente sous le titre d’Église Évangélique Réformée du canton de Vaud (EERV) a produit un petit programme pour les années à venir. Je ne compte pas m'étendre sur le fait (il y aurait pourtant beaucoup à en dire!) que ce document, dès les premières pages, envisage l’Église comme une start-up qui a de l'avenir sur le marché concurrentiel à condition de savoir mettre en avant sa plus-value (!)  mais sur l'une de ses affirmations peut-être les plus représentatives du monde actuel (dans lequel, on ne s'en étonnera pas, l'EERV se sent comme un poisson dans l'eau).

Cette affirmation, que l'EERV fait sienne sans réserve, est que: la vérité ne se détient pas. Autrement dit, puisque la vérité est Jésus-Christ, nul ne peut prétendre détenir la vérité.
Et cela, d'après le même texte, doit mettre en garde contre toute tentation de pensée unique.

Or, il est vrai que Jésus-Christ est la Vérité et que nul ne "détient" Jésus-Christ, chez soi -- au sens où il arrive à certaines personnes d'être kidnappées et retenues captives dans la cave d'un pervers. 
Mais il est vrai aussi qu'on ne connaît pas beaucoup de gens qui disent "détenir la vérité" dans ce sens là (hormis le pape de Rome, qui se considère infaillible par principe, et l'EERV dont le synode s'arroge par avance tout pouvoir sur les consciences, au point de faire de ses décisions des arguments suffisants par eux-mêmes! Cela assurément, ce n'est pas seulement dire: "nous détenons la vérité", mais carrément: "nous sommes la vérité")

Mais puisque les mots chiffonnent l'EERV, disons que quand quelqu'un dit "détenir la vérité", il veut généralement dire qu'il est dans la vérité et que ceux qui ne croient pas les mêmes choses que lui sont dans l'erreur. Plus exactement, l’Église chrétienne peut dire qu'elle connait la vérité, qu'elle est dans la vérité, qu'elle professe la vérité et qu'elle ne sera jamais séparée de la vérité, d'autant que Jésus-Christ s'offre dans l’Église comme le bien des élus... de sorte qu'en dehors de sa communion, il n'y a qu'erreurs, mensonges, ténèbres, mort et perdition éternelle (Hors de l’Église, nul salut! soulignait Calvin en citant les Pères).
Or, cet exclusivisme chrétien est précisément ce qui a toujours été détesté par le monde (cette bassine d'eau non potable dans laquelle le poisson pourri se sent si bien).

C'est ici qu'une Église chrétienne doit prendre garde de ne pas cautionner le relativisme (sous couvert de lutter contre une "pensée unique" -- dont le relativisme n'est d'ailleurs pas étranger). Mais, précisément, faut-il s'étonner qu'une start-up ne parle pas comme une Église?

Bucer

dimanche 15 février 2015

21 Coptes martyrisés





Nous apprenons avec tristesse l'assassinat de 21 Coptes.
La bande d'assassins a présenté son crime dans un message intitulé:
 "Un message signé avec le sang à la nation de la Croix"
Certes, il est préférable d'être tué sous la Croix pour connaître la glorieuse résurrection que de tuer pour la pierre noire et ressusciter pour la honte éternelle.

Addendum: Malgré le titre du message des djihadistes (à la nation de la Croix), la Maison Blanche oublie de mentionner que les 21 martyrs étaient chrétiens.
Même chose pour l'Elysée:

 

RAPPEL: Cause de sa violence? L'Islam est une religion incohérente.

Bucer

samedi 14 février 2015

Le mythe napoléonien



Nous le disions déjà il y a quelques jours: à la lumière de certaines "méthodes" il semble bien que Napoléon Bonaparte n'a jamais existé.
C'est ce que nous pouvons constater au terme d'une enquête passionnante, menée à ce sujet par un archevêque anglican, à l'époque des faits prétendus...
Bucer


Persécution mondiale





Maroc: Soucieuse de prouver que "c'est pas ça l'islam", la justice marocaine a condamné un jeune homme à trente mois de prison.
Rappelons que son crime était grave: il s'était converti au christianisme et témoignait de sa foi auprès des autres.
Une enquête sur la filière à laquelle il appartenait indique même qu'il connaissait deux américains! Notons que les tentatives d'intimidation et toute cette répression n'ont conduit nulle part, puisque:
le marchand ambulant n’a pas nié, devant la cour, sa conversion au christianisme. Il s’est dit complètement convaincu des idées qu’il était en train de diffuser auprès des jeunes de la région. 

Gardons de tels hommes dans nos prières!

Bucer



vendredi 13 février 2015

Euthanasie et Charte des droits


Euthanasie et Charte des droits

(Essai de conciliation)


Québec, 13 février 2015


Honorable Peter Mackay
Ministre de la Justice du Canada 


C.C. 
Très Honorable Stephen Harper
Premier ministre du Canada
M.Thomas Constantini. M.A. Histoire
M. Francois Morin B.A. Linguistique






Malheur à ceux qui appellent le mal bien,

 et le bien mal

(Isaïe.5/20)


« Le droit à la vie entre en jeu

 lorsqu’une mesure ou une loi prise

par l’État a directement ou

 indirectement pour effet d’imposer la mort

 à une personne ou de l’exposer

 à un risque accru de mort. »

Carter c. Canada (Procureur général)

2015 CSC 5


       Il ne fait aucun doute que le droit à la vie est le critère radical de toute communauté politique. Il fonde l’obéissance à l’autorité, investie du monopole de la violence, légitimé par cette fin ultime. A ce titre, le droit à la vie est une notion transcendantale, une obligation universelle, qui ne saurait souffrir aucune exception. C’est pourquoi, le jugement de la Cour Suprême du Canada erre en ce qu’il réduit le droit à la vie à un simple droit individuel, au lieu de lui reconnaître ce statut de principe politique  radical.

      Aussi,  à moins d’user de la clause dérogatoire ou de réaménager la Loi Constitutionnelle de 1982, une dernière avenue demeure envisageable au législateur, celle de la création, sous la clause de l’Article premier de la Charte canadienne des droits et libertés, d’une juridiction exceptionnelle, encadrant le protocole de l’euthanasie, laquelle juridiction devrait relever spécifiquement du cabinet ministériel, du pouvoir exécutif,  de façon analogue à la juridiction martiale.

      En effet, compte tenu du caractère exceptionnel de l’euthanasie palliative, la création d’une telle juridiction semble  se justifier, conformément à l’Article  premier de la Charte canadienne des droits et libertés. Or, cette juridiction exceptionnelle, aurait pour méthode de renverser l’application de l’article 11, alinéa « d » de ladite Charte. En conséquence, ce serait la présomption de culpabilité qui s’appliquerait dans le cas spécifique de l’euthanasie palliative. 

      Ainsi, il serait nécessaire à tout individu, qui poserait le geste d’euthanasie palliative, de disposer d’un alibi, constitué par un mandat  dûment notarié d’euthanasie et de l’accord d’un comité de bioéthique, au risque d’emprisonnement à vie, sans aucune forme de remise de peine. De sorte que, l’individu, responsable d’un geste d’euthanasie mais disposant d’un alibi, se verrait l’objet d’une absolution inconditionnelle, sans toutefois être automatique, de la part de ladite juridiction. Il ne semble pas possible, autrement, de concilier l’arrêt Carter contre Canada et le fondement même de toute communauté politique, soit le devoir politique radical et immarcescible de protection de la vie de tout citoyen.


Alain Rioux

M.A. philosophie

U.N.E.S.C.O/U.Q.AM

mercredi 11 février 2015

Requête contre l'euthanasie

Requête contre l'euthanasie





Québec,
Mercredi, 11 février 2015

Euthanasie

 

Quelques crimes toujours précèdent les grands crimes ;
Quiconque a pu franchir les bornes légitimes
Peut violer enfin les droits les plus sacrés :
Ainsi que la vertu, le crime a ses degrés ;

(Phèdre. Acte IV.sc.2. Racine)


      Le droit à la vie est le critère radical de toute communauté politique. Il fonde l’obéissance à l’autorité, investie du monopole de la violence, légitimé par cette fin ultime. A ce titre, le droit à la vie est une notion transcendantale, une obligation universelle, qui ne saurait souffrir aucune exception.
      Par contre, le « droit » à l’euthanasie, sur demande, métamorphose la liberté individuelle, de simple droit en  universel exclusif. De sorte que, l’anarchie, en bonne logique, ne peut qu’en résulter, de façon apodictique.
      En  conséquence, si le jugement de la Cour Suprême du Canada, à propos de l’avortement, déniant à l’embryon quelque citoyenneté, pouvait encore paraître se soutenir, à l’aune de certaines approches idéologiques, surtout lorsqu’on considère l’usage de la pilule du lendemain, l’euthanasie, sous toutes ses formes, peu importe les précautions oratoires et autres clauses de style employées, se révèle n’être qu’un meurtre, l’assassinat d’un citoyen. En cette occurrence, comment peut-il être besoin de rappeler son inadmissibilité, malgré le propos séditieux que constitue  le récent verdict des parjuristes de  la Cour Suprême?
      En foi de quoi, nous demandons instamment au gouvernement fédéral, tenant suprême du pouvoir politique, de contrecarrer le verdict erratique de la Cour, immédiatement, en usant de la clause dérogatoire, de façon prochaine, en modifiant certains termes de la Constitution, enfin, en estant  les responsables de ce jugement,  pour incitation  à la sédition.

Alain Rioux
M.A. philosophie
U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M