samedi 18 avril 2015

Annotations sur le Credo (2)


Nous croyons en un seul Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles.


Croyons:

Nous sommes Chrétiens, non pas Déistes. Notre certitude n'est pas l'aboutissement de nos méditations (menant à des principes métaphysiques abstraits, plus ou moins solides...) mais repose sur la Révélation de Dieu en Jésus-Christ (et qui, autrement, est inaccessible -- Première épître de Paul à Timothée, 6, 16).
Œuvre de Dieu, la foi chrétienne repose sur Sa Parole et Sa Puissance, non sur nos capacités.
La foi est donc le point de départ de la pensée (épître aux Hébreux 11, 3), pas sa conclusion. La foi est le solide fondement sur lequel repose notre pensée (et toute notre vie! -- Livre d'Esaïe, 7, 9 [voir notamment la Septante: Et si vous ne me croyez point, c'est que vous manquerez d'intelligence.]), et non l'inverse. C'est ce qu'énonce le principe augustinien, repris par saint Anselme: Credo ut intelligam (= je crois pour comprendre).

Mais, pointe ici l'objection courante: comment peut-on être assuré que notre foi en ce que nous dit la Parole du Dieu-Trinité n'est pas de la pure et simple crédulité envers une fable?
Comment aussi annoncer la Parole de Dieu, avec son autorité et ses impératifs (Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche! / Matthieu 4, 17) devant des personnes qui répondent, selon les termes d'Euclide, que ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve?

Il y aurait fort à dire sur ces questions, mais trois points peuvent aider à garder une perspective correcte, sur ce sujet:


1) Économie actuelle
Selon la Bible, l'économie actuelle, l'état actuel de l'homme et de la Révélation, est un état permettant l'endurcissement des réprouvés.
Il y a assez de clarté, écrivait Pascal,  pour éclairer les élus, et assez d'obscurité pour les humilier. Il y a assez d'obscurité pour aveugler les réprouvés et assez de clarté pour les condamner et les rendre inexcusables (Pensées, Brun 578-236).
Il ne faut donc pas s'étonner que, à l'instar de Pharaon face à Moïse, l'homme puisse se fermer à la vérité et même s'imaginer en triompher, même avec le recours à des histoires délirantes.


2) Nature de la foi
La foi, donc, est un acte qui reste formellement libre [même s'il est vrai qu'elle est le résultat infaillible de la Grâce efficace] et personnel:
a) Libre:
Au regard de ce qui a été dit sur l'économie actuelle, la foi n'est pas la contrainte absolue de reconnaître la vérité (telle que les damnés y seront rendus, dans l'éternité) mais elle est une adhésion et une confiance fondée sur un témoignage. Un témoignage, et non une démonstration mathématique.
b) Personnel:
Le croyant ne peut pas plus communiquer sa foi à l'incrédule que le voyant ne peut voir pour un aveugle. A ce titre, de même que le voyant peut avertir l'aveugle qu'il marche vers une fosse --une fosse qu'il  ne peut évidemment pas lui faire voir-- de même, le chrétien peut tout à fait proclamer la Parole de Dieu (Repentez-vous, car le royaume de Dieu s'est approché!) à des gens qui feront bien entendu ce qu'ils voudront de cette prédication.

3) État de l'homme pécheur
D'une façon générale, il apparaît que les objections et la défiance opposées à la Parole de Dieu reposent sur la prétention de l'homme à se comporter comme un juge trop soucieux des droits de la vérité pour admettre n'importe quelle histoire.
Cette attitude se justifie sans doute face à d'autres religions ou philosophies qui prétendent être accessibles à la raison de l'homme ou qui supposent que l'homme est profondément bon et sincère. De tels systèmes de pensée laissant à l'homme la prérogative de les juger, on aurait tort de s'en priver. Mais ce n'est pas une attitude pertinente pour aborder le christianisme (cf. 1ere épître aux Corinthiens, chap. 2, 14). 
Car, pour que l'homme puisse juger de la valeur de l'évangile, pour agir comme un juge à qui l'on présente des preuves, encore faudrait-il que l'homme soit un être souverain, impartial et omniscient:
Souverain: l'homme serait un dieu en droit d'appeler toute chose à la barre de son Tribunal suprême.
Impartial et honnête: l'homme devrait l'être car, l'expérience profane nous montre déjà que, devant une vérité qui dérange, l'esprit est capable de résister (négationnisme, etc.)
Omniscient: afin d'être certain de ne procéder à aucune erreur dans son jugement, l'homme devrait être tel que rien ne soit caché à son regard.

Et peut-être que quelques athées pensent répondre à ces critères et dire ainsi qu'ils sont le Dieu dont ils nient l'existence; mais, de son côté, la Parole de Dieu nie catégoriquement l'existence de tels "hommes".
Pour la prédication chrétienne ( = Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche! / Matthieu 4, 17; ... Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle / Jean 3, 16) l'homme naturel n'est pas seulement limité, il est aussi corrompu. Or, qui chercherait à convaincre un juge corrompu? 
Si l'homme est de glace aux vérités mais qu'il est de feu pour le mensonge (La Fontaine) ainsi que le clame le christianisme, il est normal que la Parole de Dieu demande des comptes à la créature plutôt qu'elle ne cherche à lui en rendre.
L'homme qui prétendait siéger dans le fauteuil du juge est ainsi renvoyé au banc des accusés et, dans sa misère seulement (il est pécheur, il le sait; il va mourir, il le sait) il pourra regarder à sa juste valeur Celui qui, par Sa croix, vient sauver les affligés (évangile selon Matthieu, 11, 25-30).

Bucer

mercredi 15 avril 2015

Persécutions

 Il était une fois, dans le monde du Respect, de la Tolérance et de l'Amour...

Pakistan
Le jeune chrétien Nauman Masih, qui avait été attaqué par des jeunes musulmans qu’il ne connaissait pas, le 10 avril dernier à Lahore, vient de décéder, tôt ce matin, au Mayo Hospital des suites de ses brûlures
 Ouganda:
 Parce que son père, Pasteur de la New Hope Church de Kiryolo (est de l’Ouganda), refusait de cesser son apostolat dans un district à 65 % musulman, sa fille de 17 ans a été violée en réunion par cinq mahométans.

En mer:

15 immigrés d'origine africaine et de confession musulmane viennent d’être arrêtés dès leur arrivée en Sicile (Italie) pour homicide. Selon le témoignage donné par d’autres survivants, ces 15 migrants ont jeté par-dessus bord 12 réfugiés chrétiens

 Ailleurs...

Comme l'écrivait Théodore de Bèze au lendemain du massacre de la Saint-Barthélemy:

 Seigneur, tu as vu ces choses et tu les jugeras!

Quant à nous,  prions pour nos frères et sœurs ainsi persécutés, et témoignons ici de la vérité.


Bucer





lundi 13 avril 2015

Annotations sur le Credo (1)



Remarques préliminaires


Tout comme elles ont toujours eu les Saintes Écritures -- bien que certains livres pouvaient être discutés par quelques-uns // les antilégomènes --, les Églises chrétiennes ont toujours eu des Symboles de Foi, véritables résumés de la doctrine évangélique, dont l'adhésion conditionnait la réception au saint baptême.

Lorsqu'elle fut confrontée à l'une des pires crises de son histoire (la crise arienne) l’Église chrétienne, alors reconnue par les autorités, formula définitivement un même Symbole (conciles de Nicée, 325 et de Constantinople, 381), répondant à un seul et même Canon des Écritures.

C'est de ce Symbole de Foi, seul Credo officiellement reçu par tous les courants de la Chrétienté (Confession d'Augsbourg, article 1), même en ses parties les plus dégénérées (conciliabule de Trente, 3eme Session, 4 février 1546, sur le Symbole de foi -- Denzinger § 1500) dont nous parlerons dans cette série d'articles.



En voici les termes:




Nous croyons en un seul Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles.

Nous croyons en un seul Seigneur,
Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu,
né du Père avant tous les siècles,
Dieu venu de Dieu, lumière issue de la lumière, vrai Dieu issu du vrai Dieu,
engendré et non créé,
d'une même substance que le Père et par qui tout a été fait;
qui pour nous les hommes et pour notre salut,
est descendu des cieux et s'est incarné par le Saint- Esprit dans la vierge Marie et a été fait homme.
Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert et il a été mis au tombeau;
il est ressuscité des morts le troisième jour, conformément aux Écritures;
il est monté aux cieux où il siège à la droite du Père.
De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin.

Nous croyons en l'Esprit Saint,
qui règne et qui donne la vie,
qui procède du Père,
qui a parlé par les Prophètes,
qui avec le Père et le Fils est adoré et glorifié;
nous croyons une seule Église, sainte, universelle et apostolique.
Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés;
nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir.
Amen.






-- 1. Nous --



a) Il semble présomptueux pour beaucoup de "protestants" et "évangéliques", de nos jours, de présenter une telle déclaration de foi comme normative et salutaire.
Un certain nombre diront qu'en définitive, la seule chose de certaine et méritant d'être retenue, c'est l’Écriture, où Dieu parle à chacun. Ceux-là diront que leur confession de foi, c'est la Bible... et d'autres iront même plus loin: l'attitude des premiers ne ressemble-t-elle pas à une attitude idolâtre envers un livre? Donc, ils y chercheront ce qui y est vraiment Parole de Dieu, etc.
Dans un cas comme dans l'autre, le refus du confessionnalisme présente un danger similaire: celui de l'individu laissé seul avec son subjectivisme et les dérives qui peuvent en résulter.
Il y a là, surtout, une erreur fondamentale: le présupposé que Dieu parle pour nous museler, qu'Il affirme pour que nous ne comprenions rien, et n'ayons rien à dire en retour.
C'est pourtant le contraire que déclare l'Apôtre Paul, pour qui, non seulement: la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ (épître aux Romains 10, 17), mais encore: c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut (Romains 10, 10).
La Bible n'est donc pas un livre stérile, qui aurait vocation à asphyxier la pensée ou le cœur des hommes; c'est au contraire le moyen par lequel l'Esprit divin suscite une foi vivante, qui se confesse.
Et il est bien évident que cette foi et sa confession n'est pas le moyen qui a été utilisé pour la susciter. La Bible n'est donc pas la confession de foi de l’Église chrétienne, et son autorité particulière de norme suprême ne constitue pas une entrave à cette confession.


b) Il convient de noter que le Credo, ou Symbole de Foi, est bien l'expression d'un "nous". Certaines versions rendent un "je" et cela se justifie par le fait que le peuple de Dieu partage une même foi en chacun de ses membres. Mais la version que nous retenons ici met plus clairement en avant (contre tout individualisme) le fait que la Foi chrétienne est la foi d'un peuple.
Nous sommes un peu ici comme devant le "We the people" de la Constitution des États-Unis.
C'est que, dans l’Église, la Foi n'est pas l'affaire d'un seul homme, Grand Pontife, dictant la croyance juste à son bon peuple. La Foi est au contraire celle d'un peuple Royal et Prophétique (1ere épître de Pierre, chapitre 2) composé d'égaux (épître aux Galates, chapitre 3): ensemble, et en chacun de ses membres, ce peuple doit garder la Foi et la défendre, fût-ce contre un ange céleste ou n'importe quel Apôtre (Galates, 1).
La Foi d'un peuple, partagée par chacun de ses membres: il faut noter, contre tout individualisme, que cette déclaration ne veut pas dire la foi que chacun s'invente loin de toute communion. Et la démonstration de cela, c'est que la Foi dure au-delà de toute mesure humaine (2000 ans) en dépit des changements de régimes, des schismes, des rivalités, etc. (cf. Livre des Actes des Apôtres, chapitre 5, versets 34-39).
C'est pourquoi aussi est absurde l'exigence de quelques-uns, à savoir qu'une autorité humaine supérieure à l’Église existe ici-bas et nous atteste, par son infaillible contreseing, l'authenticité de la Foi que nous confessons. En réalité, par Sa grâce irrésistible, Dieu nous persuade plus que ne pourra jamais le faire aucun homme par son autorité -- d'ailleurs dépendante de textes aux interprétations controversées...


Suite

Bucer






dimanche 5 avril 2015

Pâques 2015

Christ est Ressuscité!

Joyeuses Pâques à toutes et à tous!




Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre de grand matin, portant les aromates qu'elles avaient préparés.
Elles trouvèrent que la pierre avait été roulée de devant le sépulcre;
et, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Comme elles ne savaient que penser de cela, voici, deux hommes leur apparurent, en habits resplendissants.
Saisies de frayeur, elles baissèrent le visage contre terre; mais ils leur dirent: 
Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?
-- Luc 24 --

***
Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection,
sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché;
car celui qui est mort est libre du péché.
-- Romains 6 --
 
***
Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance.
Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. 
-- 1 Thessaloniciens 4 --
 

vendredi 3 avril 2015

Jésus de Nazareth

A la télévision, pour cette fête de Pâques: l'Âge de glace 4, The Voice, Camping paradis... Devant une telle indigence de programmes, il faut bien qu'un Blog de qualité propose un autre programme!






Bucer

Vendredi Saint




Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Jean 3, 16.

Dieu n'est pas seulement Miséricordieux. Il est également Juste: Sa Justice mérite d'être exercée. Il est également Saint: Il ne peut tolérer en Sa Présence ce qui est souillé.

Ainsi, puisque l'homme s'est rebellé contre Dieu et a mérité de subir Son insurmontable Colère; puisque l'homme s'est corrompu et a mérité d'être banni à jamais de la présence de Dieu, Dieu n'a pas voulu présenter à l'homme une "miséricorde" bon marché, négatrice de Sa Justice et oublieuse de Sa Sainteté.
Ce qui était du devait être payé, et allait l'être. Non pas par l'homme, ruiné, mais par Dieu Lui-même qui, en la Personne de Son Fils Unique, a assumé notre nature:
De la Mère du Seigneur fut assumée la nature, non la faute, écrivait, avec la plus grande précision, l'évêque de Rome de Léon le Grand dans son Tome à Flavien (Les conciles œcuméniques, T 2, Alberigo, Cerf, 1994, Paris).
Aussi, à la volonté pervertie du premier homme, allait répondre la volonté humaine assumée par le Fils de Dieu (volonté toujours docilement soumise à sa volonté divine -- Matthieu 26, 39), qui, vrai Dieu et vrai homme, a réalisé en sa personne et sur la croix, l'alliance entre Dieu et les hommes. 

Chef et prêtre Suprême de l'humanité, le Christ, Dieu-Homme, s'est ainsi substitué aux coupables, sur la croix, en souffrant pour eux un Sacrifice d'une valeur infinie, puisque divin.


Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu'il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu'il n'eût point commis de violence Et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. Esaïe 53, 4-9
Rendons grâce au Seigneur pour Son amour infini et ne cherchons pas ailleurs que dans Sa Passion, dans Son Sacrifice Unique et aucunement réitérable de la croix, notre Salut.

Bucer

lundi 23 mars 2015

Le pontife cherche des présages dans une flaque de sang

Le chaman de Rome a présenté un tour de magie devant une foule venue l'admirer superstitieusement.
Devant le résultat mitigé, le prévaricateur a finalement été obligé de rire lui-même de cette cérémonie bouffonne:
« Il semble que le saint ne nous aime qu’à moitié »
Et même en cela il s'est trompé; en effet: comment un saint pourrait avoir le moindre penchant pour un individu qui transforme ainsi des réunions "chrétiennes" en numéro de cirque?

Bucer

Naufrage de l'Eglise Presbytérienne des Etats Unis

L'esprit d'apostasie s'agite et se manifeste de plus en plus fortement, ainsi qu'en témoigne l'apostasie terminale d'une nouvelle dénomination américaine (Presbyteran Church - USA), ce 17 mars.

A l'instar de ce qui s'est vu ailleurs, cette faction impie entend séduire les esprits tièdes en leur permettant de se laver les mains de ce qui se passe, pourtant, dans leur communion:
Le changement des statuts inclut pour chacun des 20 000 pasteurs membres du mouvement la possibilité de refuser de conduire un tel mariage.
 Or, à moins de vider de son contenu la notion de communion, il est est évident que c'est l'ensemble des membres (actifs et passifs) de cette société qui recevra le salaire de ces œuvres, si bien qu'on ne peut qu'approuver et exhorter ceux qui ont annoncé vouloir quitter ce cloaque.

Bucer

mercredi 11 mars 2015

Herméneutique confessante


Fides quaerens intellectum

Herméneutique confessante

(pro-testarii)


La foi est une ferme assurance des choses qu'on espère,

une démonstration de celles qu'on ne voit pas.(Héb.11/1)



      L’herméneutique confessante repose sur l’axiome de la Foi (sola fide), laquelle est une conviction infaillibe (Fides qua) de l’objet de foi (Fides quae), selon Ps.36/10, Rom.14/23, Héb.11/1 etc… On a cru, à tort, y déceler un cercle vicieux, alors que c’est la démarche classique de toute science de ne pas démontrer son axiome, autrement que par ses conséquences. En l’occurrence, la conséquence de la foi, c’est sa durée,  selon  Ac.5/33-42, Héb.13/8-9 et Jd.3.


      Or, la Foi de toujours, la foi catholique et transhistorique, se manifeste par la réception  bi-millénaire et inter-dénominationelle  du Canon  scripturaire (364-692 /T.O.B), comme regula fidei, norme de Foi, et du Symbole de Nicée-Constantinople (325-681/C.O.E), en tant que fides quae, dogme professé (Jean Bosc, J.M.Tillard).


     De sorte, qu’une démarche saine de Foi se devra de procéder à l’analyse de ce dépôt traditionnel (Fides quaerens intellectum). A ce titre, la démarche confessante, ou protestante, loin de se cantonner en un quelconque gnosticisme, consiste à tirer toutes les conséquences de l’article baptismal du Credo, selon lequel il n’y a qu’un seul baptême, pour la rémission des péchés. Or, selon les  deux épîtres entières, aux Romains et aux Galates, la Foi seule, au Christ seul, assure le salut pour toujours. La vérité baptismale s’est alors révélée non comme un geste chamanique  mais en tant que parole visible, suscitant la foi, foi trinitaire, foi d’évangile.


      C’est pourquoi, des esprits éclairés comme Jacques Lefèbvre d’Étaples (1512), ou Martin Luther (1516), on thématisé le fameux sola fide, diffus dans la tradition patristique, dès l’épître à Barnabé, aux temps apostoliques (Pierre Chaunu). Ainsi, loin de sombrer dans la névrose de la Foi en l’autorité épiscopale, cléricale ou papale, typique de la mentalité primitive des animistes, la Foi confessante, affranchie de toute maladie mentale, n’est et n’a jamais  consisté en autre chose qu’en une compréhension, saine et équilibrée, de la Foi catholique. J’ai dit


Alain Rioux

M.A. philosophie
U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M