mardi 28 juillet 2015

Ordinateur et conscience de soi

Cet article est une pure supercherie, qui confond mémoire, d'opérations logiques et d'éléments, et l'intelligence, qui saisit l'amplitude du réel (intus/en soi, legere/lire).
En effet, la vérité ne se manifeste que dans le jugement. Or, la copule (est/=) ne peut être, d’abord, un simple opérateur logique, sous peine de sombrer dans l’absurde (Ɐx). En effet, l’universel positif (Ɐx) ne saurait signifier quoi que ce soit, sans indication de l’existence, malgré les prétentions de la logistique. Pourtant, l’ordinateur ne saisit que les fonctions et les éléments, pas l’existence. C’est pourquoi, il ne peut traduire ni se reprogrammer, pour calculer le nombre "pi", par exemple, à l'inverse de l'homme. Car, il fonctionne à partir de la logique de relation, pas celle d’inhérence, laquelle permet la distinction des éléments, entre l’essentiel et l’accessoire. C’est cette distinction des catégories qui permet la grammaire générative (Chomsky) et la vie des langues. De sorte que, ni l’animal ni l’ordinateur ne parlent, parce qu’ils ne pensent pas, ils ne peuvent penser l’autre dans sa différence, essence et accessoire, ne se pensant pas dans leur identité (cogito). Autrement dit, l’ordinateur, ne saisissant pas l’existence des choses, ne calcule que des équivalences. Il ne peut ni traduire ni parler, puisqu’il ne comprend pas le sens des mots, leur amplitude foncière, puisqu’il est dépourvu de l’unité qui lui permettrait de saisir la diversité du réel, ses différents aspects, qui ne se résume pas à des équivalences. Car, il n’est pas un cogito, donc il ne peut superviser le monde, il en fait lui-même partie intégrante.

Alain Rioux 
M.A philosophie
U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M

lundi 27 juillet 2015

Dénominationalisme et christianisme

Qu'est-ce qu'une dénomination?

C'est un groupe issu et isolé du tronc commun de la chrétienté par la production d'une confession tant nouvelle que particulière.

Les dénominations admettent tacitement leur schismatisme par le rétropédalage qu'elles opèrent, consistant à rallier des structures de type supra-ecclésiales, car permettant l'accueil mutuel à la Cène (ex: Fédération Protestante de France). Or ceci n'est pas normal, car la communion eucharistique étant le plus haut degré liturgique de notre unité (1Corinthiens 10, 16-17), un tel accueil mutuel délégitime totalement les raisons de leur(s) séparation(s).

Ce faisant, il est certain que nous ne sommes (ni ne voulons devenir, ou établir) une dénomination. Car:

1) Loin d'avoir produit quelque nouvelle confession, nous avons simplement procédé à un nécessaire inventaire parmi les ouvrages à prétention Symbolique.

2) Ce qui a été retenu n'a pas été une opinion particulière mais le Credo commun à toute la chrétienté (Nicée-Constantinople inaltéré) dont le propos, conforme aux Écritures saintes, a été précisé par les conciles reçus de façon générale. Ainsi, pour le dernier en date (la Confession d'Augsbourg), reçu non seulement par les gardiens du "Livre de Concorde", mais par l'ensemble du protestantisme (Luthériens, Réformés, Hussites...) par le truchement de (et ainsi qu'en témoigne) la Concorde de 1536.

C'est pourquoi aussi, nous n'aurons jamais besoin de rattraper les tares du sectarisme, en adhérant à une structure supra-ecclésiale mais que, en tant qu’Église, nous sommes fondés à appeler les novateurs et sectateurs à la repentance et à la concorde.

Bucer

dimanche 19 juillet 2015

Annotations sur le Credo (8)

Nous croyons en un seul Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles.


Les choses visibles et invisibles

Notre Seigneur a créé toutes choses: le ciel et la terre, les choses visibles et invisibles. Par ces termes, l’Église chrétienne souligne, contre toutes les hérésies dualistes, que le monde matériel n'est ni le mal, ni une œuvre du démon - ainsi que l'ont enseigné les cathares, les manichéens et autres maudits - mais la création toute bonne de Dieu.
Le mal, simple absence de bien, absence de charité (tout comme les ténèbres ne sont qu'absence de lumière) n'est pas un principe à côté de Dieu, "principe du bien". D'ailleurs, si le mal était quelque chose de substantiel, avec un "autre principe", Dieu et le démon ayant tout de même en commun d'exister, ni l'un ni l'autre ne serait le principe de tout être: il nous faudrait chercher un Dieu au-dessus d'eux, un Dieu et principe duquel ces "principes" tireraient leur commune existence.

Si l'existence des êtres contingents, dans notre monde, se trouve ainsi expliquée par l’œuvre du seul vrai Dieu, le Credo, en parlant des choses visibles et invisibles, nous amène à considérer aussi d'autres réalités. Des réalités que l’œil de perçoit pas, parce qu'elles sont spirituelles. Il s'agit des réalités angéliques.
Les anges, créatures au service de Dieu, jouent un rôle certain dans les Écritures. Le plus notoire, sans doute, est celui de l'ange Gabriel annonçant l'Incarnation à la Vierge Marie (Luc 1).
Nous voyons aussi comment ces créatures apportent leur aide, sous le commandement de Dieu, à ceux qui vont hériter du salut (Hébreux 1. 14). Ainsi, l'ange venant libérer l'apôtre Pierre dans sa prison (Actes 12. 7) etc. 
Et pourtant, l’Écriture nous enseigne clairement à ne leur rendre aucun culte (Apocalypse 19, 10).
Mais si cette connaissance du monde angélique est utile, c'est aussi pour être sur nos gardes. Car l’Écriture nous fait savoir que nous avons à combattre non pas contre des puissances charnelles, ni même simplement contre nos faiblesses psychologiques, mais contre un ennemi puissant, rusé et persévérant: Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer (1Pierre 5, 8).  
Il y a donc bien un esprit menteur et même, "père du mensonge" (Jean 8), le diable. Cela ne fait pas de lui le "dieu du mal" - loin s'en faut qu'il soit auteur de la création! - mais, seulement, une créature déchue et qui n'échappe pas à la souveraineté divine (voir annotations, n° 5, sur la providence).
Résister efficacement à cet ennemi, cela n'est possible ni par des armes temporelles, ni même par des leviers psychologiques ou par la philosophie mais par la prière, dans la foi. C'est ainsi que dans le Notre Père, notre Seigneur Jésus termine par ces mots: Délivre-nous du malin (Matthieu 6, 13).

Enfin, ces remarques sur le monde spirituel et les forces mauvaises nous obligent à mettre en garde contre le spiritisme, la voyance, l'astrologie et toutes les formes d'occultisme. Susceptibles d'entrainer de graves troubles ici-bas (possession démoniaque) ces pratiques entrainent aussi la damnation éternelle (Lévitique 18, 9-14 - Galates 5, 20, Apocalypse 21, 8).
Or, paradoxe (ou preuve de l'impiété de sociétés qui n'en sont plus à une contradiction près?) ces pratiques connaissent un succès croissant, auprès de nos contemporains - qui se disent trop cartésiens pour croire en Dieu(!)


Conclusion de la première partie
Si les âmes perdues sont à la recherche de secours auprès des esprits impurs et réprouvés, tel ne doit pas être notre cas, nous qui ne croyons, ou n'accordons de crédit, qu'à Dieu notre Père (en Latin, credo=je crois, de creditum, qui a aussi donné notre mot "crédit"), le seul vrai Dieu, principe, origine et maître de toutes les créatures.

Amen.

Bucer





samedi 18 juillet 2015

Le dilemme baptiste

"Refuser le Calvinisme, c'est refuser l’Évangile de Jésus-Christ".
C. H. Spurgeon, théologien baptiste.


Voici la démonstration de l'incohérence des mouvements baptistes.
Extrait de ce livre (à lire cet été) et qui abat les schismes baptistes:

Ou bien (les baptistes) veulent que le baptême soit utile et nécessaire (comme nous l'enseigne l’Écriture) et qu'ils sont les seuls à conserver la vraie pratique du baptême; et alors, en ignorant leur baptême (comme le firent les Pères de l’Église ou Jean Hus) voire, en refusant leur baptême (comme le firent Luther ou Calvin) nous devrions nous égarer, nous priver de bénédictions, voire du Salut.
Mais, dans ce cas, comment expliquer que (les baptistes) soient tributaires des travaux de nos théologiens? Et d'ailleurs, quel sens y aurait-il à soutenir que nos docteurs ont pu pénétrer les articles les plus élevés de la foi, sans comprendre le moins du monde les articles les plus élémentaires (cf. hébreux 6, 1-2)?

Ou bien ils veulent que le baptême ne soit ni utile, ni nécessaire, de sorte que nous puissions en effet très bien avoir le Salut et les dons du Saint-Esprit, au point d'être des docteurs dans l’Église et cela tout en méprisant et repoussant leur baptême (c'est-à-dire, selon eux: LE baptême). Mais, dans ce cas, ils dévalorisent horriblement le sacrement et ne suivent pas l’Écriture. Est-il supportable, écrit Calvin, que quelqu'un se vante d'être docteur en l’Église, avant d'en être membre à titre de novice? (Institution de la Religion Chrétienne, IV, xvi, 29)
Et surtout, dans ce cas, pourquoi vouloir tellement nous rebaptiser, vu que cela ne servirait concrètement à rien? Pourquoi agiter tant de troubles et de schismes pour un baptême qui n'est ni utile, ni nécessaire? Et pourquoi ne pas conclure avec les Quakers que le baptême est inutile et qu'il n'est nécessaire de baptiser personne? Et qui ne voit, maintenant, quel esprit fourbe se cache derrière toute cette affaire?

Bucer

Foi baptismale, foi ecclésiale et sectarisme

Certains nous accusent de sectarisme, parce que nous fermons la communion à quiconque refuse la foi telle que formulée dans le Credo.

Pourtant, la foi se confesse (Romains 10, 10).
Est-ce à titre seulement privé et individuel?
Non; autrement, le baptisé serait otage des formulations particulières du ministre (cf. Actes 8, 36-37) et les sectes s'en trouveraient fortifiées (cf. 1 Corinthiens 1, 11-16).

La foi étant celle de l’Église (Jude 3) il convient que la formulation de sa confession le soit aussi.
De sorte qu'il est légitime que  toute l’Église confesse publiquement sa foi dans les mêmes termes (1Corinthiens 1, 10), contre toute tentation de tyrannie ecclésiale par quelques gourous.
Et ceux qui veulent autrement œuvrent, en fait, à la ruine de l’Église.

Bucer

mardi 14 juillet 2015

Annotations sur le Credo (7)



Nous croyons en un seul Dieu,

le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles. 

La Création


La création est un article fondamental de la foi chrétienne.
Bien que la création soit l’œuvre de la Trinité tout entière, nous l'associons plus particulièrement à la Personne du Père, en tant que le Père est principe et origine de toute chose.

Contrairement à ce qu'ont cru de nombreux peuples, de nombreux philosophes et même de nombreux scientifiques, l'univers n'est pas éternel. Et la matière qui le compose non plus. 
Ainsi, lorsque nous disons que Dieu a créé le ciel et la terre, nous ne voulons pas dire que Dieu a agencé des éléments déjà existants (comme un sculpteur qui se contente de "créer" en taillant dans le roc qu'il trouve), mais qu'il a créé tout cela de façon absolue, à partir de rien (création ex nihilo). De sorte qu'aucune créature, aucune chose ne peut être regardée comme ayant sa cause et son principe en elle-même, comme ayant quelque chose de divin, mais que toute chose appartient au contraire à Dieu notre Père, qui en est le créateur et qui, seul, mérite notre adoration.
A ce titre, il convient de respecter cette création, de l'entretenir, d'en faire un usage raisonnable sans oublier de rendre gloire à Dieu pour le droit qu'il nous donne d'en user.
Il convient aussi de ne pas se substituer à Dieu et prétendre redéfinir ses lois.

De nos jours, le récit biblique de la création est présenté comme un mythe définitivement écarté par les découvertes scientifiques (darwinisme).
En rester à ce cliché (création = mythe ancien // évolution = science moderne) en revient à ignorer (ou à dissimuler?) le fait que la doctrine (infondée) en l'éternité du monde, la doctrine (délirante) de l'émergence de la vie à partir de la matière inerte, et celle (fantaisiste) du passage du stade animal à l'homme raisonnable, a été une croyance philosophique et mythologique (Anaximandre de Milet, Empédocle, etc.) avant de connaître une quelconque prétention de formulation scientifique. 
Loin d'être une découverte scientifique, le transformisme naturaliste n'est donc que le recyclage d'idées grotesques et surannées - comme la croyance en la génération spontanée, etc - que l'on a imposé et que l'on maintient à coup d'anathèmes plutôt que par la solidité des démonstrations scientifiques.

La plausibilité d'une théorie ou d'une vision du monde quelconque dépend donc bien plus largement du soutien social qu'elle reçoit que de son contenu empirique ou de sa cohérence rationnelle.
- Michaël Denton, L'évolution, une théorie en crise.

Libérés de la crainte servile dans laquelle une certaine communauté scientifique voudrait nous retenir (et au discours de laquelle certains sont tentés de s'accorder, d'une manière ou d'une autre) il nous reste à parler du premier homme, Adam, créé à l'image de Dieu.
En effet, alors que certains voudraient y voir une allégorie renvoyant, en fait, à un primate dépourvu de raison (!) nous pouvons et devons soutenir que l'homme a été créé par Dieu et qu'il fut, dans le Paradis, en un état d'intégrité et de noblesse qui n'a rien à envier aux hommes actuels, bien que cet homme intègre et innocent ne soit pas plus accessible aux investigations scientifiques que ne l'est le Paradis dont il fut chassé après sa rébellion.

Bucer




dimanche 12 juillet 2015

vendredi 10 juillet 2015

Marion Maréchal Le Pen...

... et la résistance à la vérité chrétienne.


A l'occasion d'un discours, Marion Maréchal Le Pen, députée, a tenu à saluer la Provence en des termes bien particuliers:
« La Provence est une terre d’identité et de résistance. Résistance des princes provençaux face à l’invasion sarrasine, résistance face à la terreur révolutionnaire, face à la réforme protestante, face à l’occupant allemand, face au funeste projet de l’Union européenne en 2005. »
Voici donc la "réforme protestante" assimilée à un funeste projet, à du terrorisme, à une invasion et à l'occupation allemande... 
Ce blog étant consacré à la défense de la foi, nous laisserons aux organisations politiques le soin de dire combien de tels propos sont indignes d'une députée - et dangereux pour la vie de la cité - et nous nous bornerons à rappeler à toute âme que derrière la "résistance" à la "Réforme protestante", c'est-à-dire de la réaffirmation du saint Évangile, il y a le rejet de la Parole de Dieu, le rejet du salut.
Ainsi, des hommes et des femmes ont rejeté la Parole de Dieu. Certains étaient nos ancêtres. Ce lien généalogique rend-il leur attitude nécessairement louable?
Évidemment, non. Car, si Aristote préférait la vérité à son ami Platon, combien plus faut-il préférer Jésus-Christ à toute chose!
Que doit donc nous inspirer cette glorification d'une "résistance" opiniâtre à la vérité, sinon la même consternation que celle éprouvée par un st Augustin, devant ceux qui rejetaient le christianisme au nom de leur attachement à l'identité romaine?...

Prions donc pour que les hommes et les femmes (même politiques!)  apprennent que notre positionnement à l'égard de la Parole de Dieu ne peut aucunement être comparé à notre réaction suite à une menace militaire ou juridique. Oui, prions et témoignons pour que nos contemporains apprennent à se soucier de la gloire de Dieu et de la cité céleste, plutôt que de mépriser tout cela au point d'en faire des moyens au service de leur conquête du pouvoir.


Bucer

mercredi 1 juillet 2015

Annotations sur le Credo (6)


Nous croyons en un seul Dieu,

le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles. 



Tout-puissant, tel est notre Dieu. Dieu, qui a créé toutes choses, a aussi sur elles un pouvoir souverain. A Dieu, rien n'est impossible, nous déclare le Seigneur Jésus. Et cette toute-puissance n'est jamais en repos.
En effet, s'il est écrit qu'au septième jour de la Création, Dieu se reposa de son œuvre, c'est au sens où Dieu cessa de créer. Mais depuis le commencement jusqu'à présent, Dieu conserve et dirige sa création (providence), de sorte que nous pouvons et devons dire que Dieu a créé toutes choses, et qu'il les gouverne et les conduit, disposant de tout ce qui arrive dans le monde et réglant tout selon sa volonté (confession de La Rochelle, article 8).
Cette vérité doit être particulièrement consolante pour les chrétiens, qui ont en Dieu un Père aimant, parce qu'ils sont réconciliés avec Lui, par le Christ. Aussi le catéchisme de Heidelberg nous rappelle-t-il, dès sa première question, que (Jésus) me garde si bien qu'il ne peut tomber un seul cheveu de ma tête sans la volonté de mon Père qui est dans les cieux, et que toutes choses doivent concourir à mon salut.
A Dieu, rien n'est impossible: cette affirmation implique aussi que, dans l'ordre normal de la vie et du monde, certaines choses sont impossibles aux créatures que nous sommes. Mais Dieu, Notre Père, peut tout. C'est ainsi qu'Il a même apporté une réponse au problème du péché et de la mort et qu'Il régénère des hommes pour les faire passer de la mort (spirituelle) à la Vie.
Il est vrai aussi que cette puissance de vie peut parfois se manifester dans des miracles que, sans rechercher par-dessus tout, nous ne pouvons que reconnaître et pour lesquels nous devons rendre grâce. Aussi ne faut-il pas hésiter à présenter à Dieu, dans nos prières, tous nos besoins et de pas considérer certains problèmes, certains choses (exceptés, évidemment nos caprices), comme impossibles ou  irréalisables pour le Dieu saint et vivant.
Et pourtant, contrairement à certaines tendances "charismatiques", nous devons garder les yeux fixés sur LE miracle important par-dessus tout: celui de notre foi et de la vie éternelle en Jésus-Christ. Loin s'en faut que nous prenions les miracles qui se font ici où là pour les critères permettant de juger la doctrine des hommes par les mains desquels se font tels ou tels prodiges...

Enfin, certains rationalistes nient ce Dieu tout puissant et s'en moquent, par des sophismes impies. L'un des plus connus, sans doute, consiste à demander si Dieu peut faire un rocher si lourd qu'il n'arrive pas à le soulever.
Ces navrantes sottises nous en disent long, sans doute, sur la méchanceté du cœur de l'homme. 
Mais Dieu n'en reste pas moins tout puissant, si bien qu' il est grand, le mystère de la piété: Dieu a été manifesté en chair, etc.
De sorte que, oui, le Seigneur a souffert pour nous et Christ est ressuscité, pur le Salut de quiconque croit.
Or nous croyons en Lui, et nous devons considérer qu'il y a, dans le mystère de ce roc, une manifestation bien plus précise de la toute puissance de Dieu que dans toute spéculation de l'esprit dégénéré des hommes pécheurs.

Bucer

Etat islamique et société de consommation

Un très bon article de Mathieu Slama publié dans Figarovox, sur les raisons de la faiblesse de l'Europe face à l’État islamique:

L'Islam radical est, à n'en point douter, le phénomène le plus important, le plus décisif, de notre époque. On ne répond pas à un tel absolu seulement par des valeurs juridiques (liberté, égalité, laïcité…), aussi importantes soient-elles. Il faut autre chose. C'est cet «autre chose», qui a à voir avec le sacré, que nous avons perdu. 

Prions et témoignons de l’Évangile afin que nos proches ne soient pas séduits par l'évangile des païens (paradoxalement patriotes et ultramontains!) mais qu'ils se souviennent de leur baptême, reviennent au Seigneur et ne soient pas séduits par l'abomination du califat.
Ce dont les Français (ainsi que tout homme!) ont besoin, c'est de la pure Parole de Dieu, de son Esprit, du Christ Dieu-Homme, seul Sauveur, qui nous ramène au Père pour la Vie éternelle.

Amen.

Bucer