samedi 8 décembre 2018

2e dimanche de l'avent (2018)

Romains 15: 4-13:

Or, tout ce qui a été écrit d'avance l'a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Écritures, nous possédions l'espérance. 
 
Que le Dieu de la persévérance et de la consolation vous donne d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus Christ,
afin que tous ensemble, d'une seule bouche, vous glorifiiez le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.
Accueillez-vous donc les uns les autres, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.
Je dis, en effet, que Christ a été serviteur des circoncis, pour prouver la véracité de Dieu en confirmant les promesses faites aux pères,
tandis que les païens glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu'il est écrit:

C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, Et je chanterai à la gloire de ton nom.
Il est dit encore: Nations, réjouissez-vous avec son peuple!
Et encore: Louez le Seigneur, vous toutes les nations, Célébrez-le, vous tous les peuples!
Ésaïe dit aussi: Il sortira d'Isaï un rejeton, Qui se lèvera pour régner sur les nations; Les nations espéreront en lui.
Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit!


SEIGNEUR béni, qui as voulu que toute l’Écriture sainte fût écrite pour notre instruction; fais-nous la grâce de pouvoir l’écouter, la lire, la méditer, l’apprendre, et nous en nourrir intérieurement, de telle sorte que par la patience et par la consolation de ta sainte Parole, nous soyons établis et affermis pour toujours dans l’espérance bienheureuse de la vie éternelle, que tu nous as donnée en notre Sauveur Jésus-Christ. Amen.

dimanche 2 décembre 2018

Avent 2018 (1er dimanche)

Éphésiens 1: 10 à 14:

L'amour ne fait point de mal au prochain: l'amour est donc l'accomplissement de la loi.
Cela importe d'autant plus que vous savez en quel temps nous sommes: c'est l'heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru.
La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière.
Marchons honnêtement, comme en plein jour, loin des excès et de l'ivrognerie, de la luxure et de l'impudicité, des querelles et des jalousies.
Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.
DIEU tout-puissant, fais, par ta grâce, que nous puissions rejeter les œuvres de ténèbres, et nous revêtir des armes de lumière, maintenant pendant la durée de Cette vie mortelle, dans laquelle ton Fils Jésus-Christ est venu nous visiter en grande humilité; afin qu’au denier jour, quand il reviendra dans la Majesté de sa gloire, pour juger et les vivants et les morts, nous ressuscitions à la vie immortelle, par ce même Jésus-Christ, qui vit et qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et à jamais. 
Amen.

jeudi 29 novembre 2018

Le congrès juif européen et la Bible chrétienne



Voilà une suggestion qui trouvera probablement un accueil favorable auprès des nombreuses sectes "libérales", sans doute avides de faire pénitence pour l'antisémitisme supposé de Jésus et/ou des apôtres:

"Les traductions du Nouveau Testament, du Coran et d'autres littératures chrétiennes ou musulmanes ont besoin de gloses marginales (annotations, ndlr) et d’introductions soulignant la continuité avec l'héritage juif du christianisme et mettant en garde les lecteurs contre leurs passages antisémites". Lire la suite.

Pour notre part, nous suggérons que ce congrès mette également "en garde" contre d'éventuels textes et traditions (comme les "bénédictions du lever") ayant manifestement conduit certains rabbins à des théories extrémistes, ou à des propos honteux, répétés ad nauseam au sujet notamment (je cite) des "nègres", parfois comparés à des animaux.

C'est que nous ne voudrions jamais revivre les terribles évènements de la piscine de Mamilla, en 614.


Bucerian

samedi 24 novembre 2018

Les champions de la foi (1)


Saint Cyprien de Carthage, martyr





1. La vie
Les débuts:

Saint Cyprien est né dans une riche famille païenne de Carthage (actuelle Tunisie), au début du IIIe siècle de notre ère.
Lui-même païen, il reçut une excellente éducation et son esprit brillant lui permit d’acquérir une grande réputation, en tant que professeur d'éloquence.
Toutefois, que valaient les honneurs provenant d'hommes aux mœurs païennes, qui tenaient pour beaux et divins modèles des héros aux mœurs libidineuses et sanguinaires?


La conversion et le ministère:

Cyprien rencontra un prêtre, nommé Cecilius, avec qui il se lia d'amitié, et de qui, après avoir cru en Jésus-Christ -- son sauveur et le nôtre! -- il devait bientôt recevoir le saint baptême.
Pour l'anecdote: Cyprien ajouta à son nom celui du prêtre par le ministère duquel il était venu à la foi, se faisant appeler Thascius Cœcilianus Cyprianus.
Cyprien se détourna alors des ténèbres de sa vie passée, se dévouant désormais à la chasteté et décidant de vendre tous ses biens pour en distribuer l'argent aux nécessiteux. Recevant un bon témoignage, il ne tarda pas à devenir évêque de Carthage.

Première persécution:

Ennemi du Seigneur Jésus, l'empereur de Rome, Dèce, décida de faire la guerre à ses disciples. C'est ainsi qu'éclata, en 250, une persécution contre l’Église.
Les païens, détestant l'évêque qui avait désavoué leur mode de vie par sa conversion, cherchèrent à le faire jeter aux lions.

Suivant le conseil du Christ (Si l’on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre), Cyprien décida de fuir et de continuer à prendre soin de son troupeau et regagna son siège sitôt que la paix fut revenue.


Deuxième persécution:

Plus tard, ce fut au tour de l'empereur Valérien de persécuter l’Église. Cette fois, l'évêque décida de rester sur place et de s'en remettre à son Seigneur. Cyprien fut arrêté et conduit devant le proconsul d'Afrique.
J'ai ordre,
lui dit celui-ci, de faire observer la religion de l’État dans toute l'étendue de mon gouvernement. Qui êtes-vous ?
— Cyprien: Je suis chrétien et évêque. Je ne connais et n'adore d'autre Dieu que celui qui a créé le ciel, la terre et toute la nature. C'est ce Dieu seul véritable que les chrétiens adorent, et qu'ils ne cessent d'invoquer tant pour eux-mêmes que pour le salut des empereurs et la sûreté de l'État.
Le proconsul: Vous persistez donc à vous refuser aux ordres que je dois faire exécuter?
— Cyprien: Ce n'est pas lorsqu'on a eu le bonheur de connaître notre Dieu qu'il devient possible de renoncer à lui.



Le martyre (14 septembre 258):

Refusant de renier sa foi, Cyprien fut condamné à être décapité. Après avoir invoqué dernière fois son Seigneur et son Dieu, le seul vrai Dieu (celui de la Bible), il scella le témoignage de sa foi par son sang.


2. L’œuvre


Saint Cyprien, évêque et martyr, a laissé de nombreuses lettres et traités qui témoignent de la foi et de la vie des chrétiens au IIIe siècle.
Après la persécution de Dèce, il a exprimé la compassion et la miséricorde dont avaient besoin ceux qui avaient renié la foi par faiblesse -- et qui s'en repentaient.
Mais il arriva également à Cyprien de se tromper, comme lorsqu'il nia la validité des baptêmes administrés par les hérétiques.

Parmi ses écrits les plus importants, on notera le traité consacré à l'unité de l’Église, ou encore son traité De la vanité des idoles -- très utile à notre temps! -- où il rappelle (chapitre 5) la doctrine que nous tirons de la Parole de Dieu:


L’auteur et le dispensateur de cette grâce, le maître de la loi, le Verbe, fils de Dieu est envoyé sur la terre. C’est lui qui éclairait les anciens prophètes et qui devait être le docteur du genre humain. Il est la vertu, la raison, la sagesse, la gloire de Dieu. Il descend dans le sein d’une vierge, il se revêt de notre chair par l’opération du Saint-Esprit. Ainsi la nature divine se trouve unie à la nature humaine. Tel est notre Dieu, tel est le Christ qui, médiateur entre Dieu et l’homme, a revêtu l’homme pour le conduire à son Père. Le Christ a voulu prendre les faiblesses de l’homme, afin que l’homme possédât les perfections du Christ.

(...)
Les chefs de la nation, qu’il avait souvent confondus par sa sagesse et sa doctrine, cédant à une aveugle colère, l’arrêtent et le livrent à Ponce Pilate, qui gouvernait alors la Syrie au nom des Romains. Ils s’assemblent tumultueusement et ils demandent à grands cris qu’il meure sur la croix. Lui-même avait prédit tous ces événements. Les prophètes aussi avaient dit que le Christ devait souffrir, non pour subir la mort mais pour la vaincre, et ils avaient ajouté, qu’après sa Passion, il remonterait au ciel, pour manifester sa divinité. Les faits ont réalisé la prophétie. Attaché à la croix, Jésus, sans l’aide du bourreau, expira de lui-même et, le troisième jour, il ressuscita d’entre les morts. Il se montra de nouveau à ses disciples tel qu’il était auparavant; il se fit reconnaître par eux; il leur fit toucher son corps sacré et, pendant quarante jours, il les initia aux mystères de la vie spirituelle qu’ils devaient révéler à tous les peuples. Alors, entouré d’une nuée lumineuse, il monta au ciel, afin de présenter à son Père l’homme qu’il avait aimé, qu’il avait arraché à la mort en prenant sa nature. Mais il descendra de nouveau sur la terre, à la fois juge et vengeur, pour punir le démon et juger le genre humain.


Telle est la doctrine que les apôtres, répandus dans l’univers, annoncèrent aux peuples pour les arracher à l’erreur et les éclairer des rayons de la vérité.
(...) Disciples du Christ, nous partageons son bonheur et sa gloire si nous marchons sur ses traces.

Nous rendons grâce au Seigneur pour le témoignage de ce martyr de l’Église africaine. Que le Seigneur nous garde dans cette même foi et qu'il la fasse naître dans le cœur de  ceux de ses élus qui ne le connaissent pas encore!
Amen.

Bucerian

vendredi 23 novembre 2018

Annotations sur le Credo (31)

"Nous croyons l’Église" (bis)


Les marques de l’Église, nous l'avons vu, consistent dans la pure prédication de l’Évangile et dans la fidèle administration des sacrements. 

Mais comment peut-on dire qu'il y a une pure prédication de l’Évangile, lorsque les éléments fondamentaux de cet Évangile sont niés, ou lorsqu'on permet tout juste de les enseigner à condition de réserver le même honneur au mensonge?
Paul met en garde contre les contrefaçons de l’Évangile. Ne pas retenir la prédication évangélique dans sa pureté d'origine, c'est, dit-il, croire en vain (1Corinthiens 15: 1-11).

Aussi, comment pourrait rester "Église" une société, pour ne pas dire une foule, qui ne partagerait pas la foi professée par les Apôtres (Mathieu 16: 13-16)?
Comment pourrait-on regarder comme Église une association niant la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, la vérité de son humanité ou la réalité, corporelle, de sa Résurrection?...
Prêche-t-on encore le véritable Évangile, lorsqu'on professe un faux Christ?
Assurément, la parole d'Athanase d'Alexandrie est vraie, et il convient d'en prendre bonne note: C'est sur elle (la foi orthodoxe), que l’Église a été fondée; et qui en déchoit ne peut plus ni être ni être appelé chrétien (Lettres à Sérapion, I: 38).

Elle est donc bien vraie, cette assertion de Tertullien (à propos du contenu du Credo), à savoir que: La règle de la foi est absolument une, règle seule immuable, n'admettant aucune réforme (Des Vierges, chap. 1).

D'une manière semblable, quelle saveur peut encore avoir l'article de la rémission des péchés, là où le péché est nié, là où sa terrible peine est rejetée, moquée, dépeinte comme le fruit de penseurs antiques, archaïques et inhumains, là où, pour tout dire, c'est la voix du peuple, et non la Parole de Dieu, qui tient lieu de loi pour l'assemblée?...
La grâce bon marché n'est pas la grâce du tout: c'est la dissolution morale, la négation de l’Évangile autant que de la Loi, et un mépris sacrilège du sang de Dieu incarné.

Enfin, comment l'exclusivité de l’Évangile et le respect de la Loi divine seront-ils publiquement respectés et honorés, dans des Églises où se côtoient pour un temps les bons et les mauvais, sans une discipline qui permette d'éloigner les infidèles de la chaire et de la table sacrée du Seigneur?

Aussi la confession de foi des Églises protestantes de France a-t-elle raison de préciser que: Nous croyons qu’il convient discerner soigneusement, et avec prudence, quelle est la vraie Église; parce que par trop on abuse de ce titre. Nous disons donc suivant la Parole de Dieu, que c’est la compagnie des fidèles, qui s’accordent à suivre cette Parole, et la pure Religion qui en dépend, et qui profitent en elle tout le temps de leur vie, croissant et se confirmant en la crainte de Dieu, selon qu’ils ont besoin de s’avancer et de marcher toujours plus outre. En outre, quels que soient leurs efforts, il leur convient d'avoir incessamment recours à la rémission de leurs péchés. Néanmoins, nous ne nions point que parmi les fidèles il n’y ait des hypocrites et réprouvés, desquels la malice ne peut toutefois effacer le titre d’Église.

Sous cette créance nous protestons que là où la Parole de Dieu n’est reçue, et où on ne fait nulle profession de s’assujettir à elle, et où il n’y a nul usage des sacrements: à parler proprement, on ne peut juger qu’il y ait aucune Eglise (...) 

(articles 27 et 28a).

C'est pourquoi aussi, face à une assemblée qui ne professe plus les articles sacrés de la foi chrétienne, on tirera à bon droit la conclusion qu'avait tiré en son temps le pasteur Jacques Reclus (1796-1882):

Hélas, messieurs, d'après ma conviction, il n'y a point d’Église [ici]. Une Église n'est pas une société civile... c'est une assemblée religieuse où l'on doit recevoir les mêmes vérités et suivre les mêmes règles de conduite. (Cité par Patrick Cabanel, dans: Histoire des protestants en France, Fayard).

Bucerian

dimanche 18 novembre 2018

Jésus et l'Algérie



Hallucinant: les autorités algériennes s'inquiètent de la possible conversion des enfants à Jésus-Christ, le bon berger (Psaume 23/Jean 10).
Heureusement pour les personnes que l'éventualité d'une conversion inquiète, il existe des symptômes de la honteuse maladie:

 «Si vous voyez votre enfant soudain pardonner, être joyeux, heureux, vous écouter, ne plus se disputer, parler de ne pas haïr, ce sont des signes indiquant qu'il pourrait se rendre dans une église souterraine. Ceci est une menace pour votre famille», a écrit le site citant des responsables gouvernementaux.

Puisse le Seigneur avoir pitié des responsables d'un acharnement si désespéré et faire briller sa lumière dans les glaciales ténèbres du cœur des hommes qui ne le connaissent pas encore... ainsi que dans le cœur de leurs enfants!

Bucerian

mardi 13 novembre 2018

Asia Bibi, suite de l'affaire

Bien qu'ayant été acquittée par la Cour Suprême, les autorités pakistanaises ont signé un accord avec les forces terroristes du pays pour entraver le droit de Mme Bibi de quitter le territoire national (cf. Pacte International des droits civils et politiques de 1966, article 12.2).

Plus grave: il se dit que le Royaume Uni aurait refusé l'asile à la persécutée, pour complaire, lui aussi, à ses hordes de terroristes.
Le Seigneur se souviendra des couards.




Outre la bonne volonté de la France (où Mme Bibi, qui est anglophone, n'a cependant pas déposé de demande d'asile), seul le Canada a annoncé être en train de négocier la venue de Mme Bibi sur son sol.

Nous invitons chacun à prier pour que le Seigneur protège cette mère de famille et lui accorde finalement de trouver asile en lieu paisible.

Bucerian











mercredi 7 novembre 2018

Convient-il à Dieu de se faire homme?

St Augustin (Sermon 124: 3-4) répond à ceux qui s'offusquent de l'humilité de Dieu, et qui ne font ainsi que manifester leur orgueil:

Quoi! dit-on, je pourrais voir un Dieu dans la chair, un Dieu né d'une femme, un Dieu crucifié, flagellé, mort, déchiré et enseveli? Loin de moi d'avoir de telles idées sur bien! Elles sont indignes.
— Assez d'opiniâtreté, fais parler ton cœur. Le superbe regarde l'humilité comme indigne de Dieu; c'est ce qui éloigne la guérison de ces malheureux. Ah! ne t'élève point; si tu veux guérir, descends. Ta religion devrait s'effrayer si nous disions que le Christ incarné est devenu muable. Mais la Vérité même te crie que, considéré comme Verbe, le Christ est immuable. « Au commencement, est-il dit, était le Verbe, et le Verbe était en Dieu ; » ce n'était pas la parole qui fait du bruit et qui passe, car « le Verbe était Dieu. » Ainsi ton Dieu demeure immuable. O piété sincère! ton Dieu te reste; ne crains rien, il ne périt pas, il ne te laissera pas périr non plus, il te reste. Il naît d'une femme, mais comme homme, car comme Verbe il a créé sa propre mère : lui qui était avant de naître a donné l’être à celle de qui il a reçu la vie. Il a été enfant, mais selon la chair. Il a pris le sein et il a grandi, il s'est nourri d'aliments solides et a parcouru tous les âges jusqu'à celui d'homme fait; mais selon la chair. Il s'est fatigué et endormi, mais selon la chair. Il a souffert de la faim et de la soif, mais selon la chair. Il a été saisi, garrotté, flagellé, couvert d'outrages, enfin attaché à la croix et mis à mort, mais selon la chair. Que crains-tu? « Le Verbe de Dieu demeure éternellement. » Repousser cette humilité d'un Dieu, c'est ne vouloir pas guérir de l’enflure mortelle de l'orgueil.
4. C'est ainsi que dans sa chair Jésus-Christ Notre-Seigneur a rendu l'espérance à la nôtre. Il s'est assujetti à ce que nous connaissions, à ce qui était commun sur cette terre, à naître et à mourir, car la naissance et la mort y étaient le partage de tous. Mais on ne rencontrait ici ni la résurrection ni l'éternelle vie. En échange donc de choses viles et terrestres, il a apporté des richesses précieuses et célestes; et si tu redoutes sa mort, aime sa résurrection. Dans ta détresse il est venu à ton secours; car ton salut était sans appui. Attachons-nous donc, mes frères, et appliquons-nous à ce salut que le monde ne saurait donner et qui est éternel; vivons ici comme des étrangers: Songeons que nous ne faisons qu'y passer, et nous pécherons moins. Au lieu de nous plaindre rendons plutôt grâces au Seigneur notre Dieu, de ce qu'il a voulu que le dernier jour de la vie fût à la fois rapproché et incertain. Qu'importait à Adam d'avoir vécu jusqu'ici, s'il était mort aujourd'hui? Peut-on appeler long ce qui finit? Nul ne peut rappeler le jour d'hier, et demain pèse sur aujourd'hui afin de le faire disparaître. Puisque nous sommés ici pour si peu de temps, appliquons-nous à bien vivre, afin d'arriver au lieu d'où nous ne sortirons plus. Maintenant même, pendant que nous parlons, nous marchons. Les paroles se précipitent et les heures s'envolent : ainsi en est il de toute notre vie, de tous nos actes, de nos honneurs, de nos adversités et de nos prospérités présentes. Tout passe; mais ne craignons pas : « Le Verbe de Dieu demeure éternellement. » Tournons-nous vers le Seigneur etc.


Bucerian

samedi 3 novembre 2018

Jésus ou Mahomet?...





Les musulmans questionnent notre foi, en affirmant qu'un prophète particulier devait venir après Jésus, afin de sceller la Révélation. Puisque les musulmans disent tenir Jésus pour un prophète et croire ses paroles, écoutons ensemble la réponse qu'il fait à pareille idée:

Or, Jean, ayant entendu parler dans la prison de ce que le Christ faisait, envoya deux de ses disciples pour lui dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? 
Et Jésus, répondant, leur dit: Allez, et rapportez à Jean les choses que vous entendez et que vous voyez: Les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont nettoyés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et l'évangile est annoncé aux pauvres. (Matthieu 11: 1-5)

Nous voyons ici que Jésus affirme que la Révélation culmine et s'accomplit avec et en lui. De quoi aurait besoin celui qui trouve en Lui la vérité et la Vie? Qui d'autre attendrait-il?

Reste la tentation de fuir la croix qu'il nous faut porter à la suite du Sauveur (Matthieu 16:24).
Reste la tentation d'écouter la voix de celui qui promet un royaume aussi charnel que terrestre et qui offre l'illusion d'une piété consistant en un légalisme digne de Caïphe.

C'est pourquoi le Seigneur Jésus ajoute:

Heureux est celui qui ne se scandalisera pas de moi. 
 (Matthieu 11: 6).

Êtes-vous scandalisé de Jésus, de sa parole, de sa croix? Cherchez-vous un autre conducteur pour fuir l'éclat de son Évangile?...
Ou, au contraire, croyez-vous en lui et en ce qu'il nous dit, pour lui répondre, avec ses apôtres:
A qui d'autre irions-nous, tu as les paroles de la Vie éternelle? (Jean 6. 68).

Seigneur, fais miséricorde et que ceux que l'erreur a égaré viennent à la connaissance de ton Nom, au moyen de ta Parole et de ton Esprit.

Amen.

Bucerian

mercredi 31 octobre 2018

Délit de blasphème

Nous rendons grâce à Dieu pour Mme Asia Bibi, acquittée par la Cour suprême du Pakistan -- malgré la fureur démoniaque d'une foule acquise aux thèses terroristes. 
Hélas, dans le même temps, la Cour Européenne des Droits de l'Homme (sic) consacrait un délit de blasphème contre l'islam, notamment pour préserver la paix religieuse en Europe.
Bucerian