jeudi 2 octobre 2014

Junia, femme pasteur?




Que n'ira-t-on pas exhumer pour justifier les innovations dans l’Église?
Le dernier passage en date n'est autre que Romains 16: 7, saluant Junia comme un Apôtre!
Voilà un grand cheval de bataille que certains utilisent pour plaider la cause des femmes pasteurs.

Néanmoins:

1) Cette découverte n'a rien d'une découverte. l'information en question est (par exemple) rapportée dans la Bible annotée, au XIXe siècle!

2) Si, comme le reconnaît l'article mentionné ci-dessus, l'existence de Junia a été très bien connue au moins jusqu'au XIIIe siècle, comment expliquer que des femmes n'ont pas été évêques jusqu'à cette date?

3) Jouir d'une grande considération parmi les apôtres signifie ou bien que ces deux personnages étaient en haute estime dans le cœur des douze; ou bien que ce titre leur était appliqué improprement (cf. Actes 14: 14) à cause de leur implication dans l'évangélisation. Or, en quoi la participation des femmes à ces missions serait un scoop (Actes 18: 26)?
*
4) De là à conclure que, je cite, «Une tendance à la subordination des femmes» aurait gagné du terrain après la mort de Paul, c'est oublier que les épîtres pauliniennes, la première aux corinthiens notamment, ne datent certainement pas d'après sa mort (les fantômes n'écrivent pas de lettres) mais bien de son vivant.
*
Loin s'en faut que de tels passages (qui ont "tendance à subordonner les femmes quand il est question du ministère de la Parole) puissent avoir une place secondaire face à Romains 16: 7! Autrement, pourquoi ne pas aussi subordonner toute la Bible à 1Corinthiens 15: 29 et se faire mormons?
*
En conclusion, donc, cette pseudo-découverte n'est qu'un ridicule effet d'annonce destiné à soutenir les campagnes de désinformations les plus gortesques, menées par des imposteurs malotrus, auprès d'ignorants égarés.



Bucer

lundi 22 septembre 2014

Bible et coran

 Peut-il y avoir un dialogue islamo-chrétien?

1)  Le prophète de l'Islam a interpellé les "gens du Livre", dont les Chrétiens, en demandant: "Ô gens du Livre! Pourquoi dissimulez-vous la Vérité sous le mensonge? Pourquoi cachez-vous la Vérité alors que vous la savez ?" (Alcoran, 3: 71).

2)   Or, ce même nouveau "prophète" n'a pas hésité à invoquer l'Évangile pour témoin et juge de sa cause:
Et si tu es en doute sur ce que Nous avons fait descendre vers toi, interroge alors ceux qui lisent le Livre révélé avant toi. La vérité certes t'est venue de ton Seigneur : ne sois donc point de ceux qui doutent. (Alcoran 10. 94)
Idem:
Dis : "Ô gens du Livre, vous ne tenez sur rien, tant que vous ne vous conformez pas à la Thora et à l'Évangile et à ce qui vous a été descendu de la part de votre Seigneur."
(Alcoran, 5. 68)
 Idem:
Que les gens de l'évangile jugent d'après ce qu'Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d'après ce qu'Allah a fait descendre, ceux-là sont les pervers.
(Alcoran 5. 47)

3)  Nous en déduisons très certainement que la manière que nous (Chrétiens) avons de connaître la vérité (§ 1) consiste dans la lecture de (et la soumissions à)  l’Écriture qui nous a été donnée (§ 2) et qui, au VIIe siècle, était tenue, par Mahomet lui-même, comme digne de foi (or nos Bibles aujourd'hui sont les mêmes que celles du VIIe siècle, ainsi qu'il est facile de le démontrer).

Problème:
Il est clair que le propos essentiel de l'Évangile consiste à témoigner de Jésus de Nazareth comme Fils Unique de Dieu, crucifié sous Ponce Pilate et ressuscité le troisième jour, pour le salut de quiconque croit:
Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant!
Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais c'est mon Père qui est dans les cieux.
(Matthieu 16. 16-17, etc.) 
Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu'il fallait qu'il allât à Jérusalem, qu'il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour.
Pierre, l'ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit: A Dieu ne plaise, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas.
Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre: Arrière de moi, Satan! tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.
(Matthieu 16. 21-23, etc.) 
Résumé:
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
(Jésus dans Jean 3. 16)
Or, l'Alcoran tient pour tout aussi essentiel que Dieu n'a pas de Fils et que Jésus-Christ n'a pas été crucifié (Alcoran 112;  4. 157-158), etc.

Donc:
Ou bien le Nouveau Testament que nous connaissons (et qui était le même au VIIe siècle) est mensonger; mais dans ce cas, Mahomet a tort de dire que nous connaissons la vérité par nos écrits et il est, de ce fait, un faux prophète.
Ou bien le Nouveau Testament que nous connaissons (qui était le même au VIIe siècle) est vrai; et dans ce cas, Mahomet est condamné par l'autorité qu'il a invoqué pour juger sa cause.

 Conclusion: 

Il est évident que les assertions faciles consistant à dire "la Bible atteste ma parole", assertions qui ont servi le "prophète" à court terme, devant des parterres d'ignorants, ne peuvent que le desservir (et même: ruiner sa cause) sur le long terme, ainsi que le notait Pascal dans ses Pensées (597-207):
L'Alcoran dit que Mathieu était homme de bien.(*)
Donc, il était faux-prophète, ou en appelant gens de bien des méchants, ou en ne demeurant pas d'accord de ce qu'ils ont dit de Jésus-Christ.

Certes, nous comprenons qu'une telle contradiction interne à l'islam pousse un certain nombre de disciples du "prophète" à se retrancher dans la paranoïa (théorie de la Bible falsifiée), qui mène à d'insolubles contradictions (pourquoi l'Alcoran invoque-t-il cette source, si elle est tronquée?) interdisant en tout cas tout dialogue (comment discuter à partir d'un texte faux?)
Rien d'étonnant non plus à ce que, devant l'inanité de tout dialogue, quelques-uns se décident à soutenir ultimement leur discours par la violence pure et simple (terrorisme, arme des faibles), mais nous appelons celles et ceux pour qui la vérité (et sa cohérence!) a une importance sacrée à prendre acte de ces faits et à venir recevoir, en conséquent, le saint baptême, pour le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit (Matthieu 28. 19).

Bucer

 _______________________________________

 (*): L'Alcoran ne mentionne pas le nom des Apôtres; Pascal nomme l'évangéliste à titre générique, comme représentatif des autres auteurs de la Bible à laquelle, nous l'avons vu, l'Alcoran fait mine de se référer ("des méchants/ ils ont dit de Jésus-Christ).





jeudi 18 septembre 2014

L'apocalife singeant l'apôtre

Quant aux livres, il faudrait aussi en réduire le nombre et choisir les meilleurs, il ne faudrait pas non plus lire beaucoup, mais lire de bonnes choses et les lire souvent, si peu que ce soit, voilà qui rend savant dans la sainte Écriture et pieux en même temps.
Martin Luther, 
A la noblesse chrétienne de la nation allemande. 

Les évènements tragiques qui se déroulent en Irak et en Syrie devraient sans doute nous inciter à prier: prier pour les Chrétiens (et les autres minorités) qui sont odieusement persécutés par les adorateurs de Satan; prier, aussi, pour ces derniers, afin que Notre Seigneur les délivre de cette emprise ténébreuse et qu'ils se convertissent afin de vivre.

Au lieu de cela, certains préfèrent profiter de l'occasion pour faire de la publicité, sur fond de musique de Batman: the Dark Knight (tout un programme!) au profit d'un ouvrage dont la couverture est un hélicoptère de combat survolant le dôme du rocher (oui oui, tout un programme!) et qui prétend rechercher l’essence même du message biblique (!)
Quel message?
Que le livre de l'Apocalypse  consisterait à nous annoncer un affrontement militaire entre l’État israélien et le Califat; bref: une guerre entre un régime parlementaire et une théocratie sunnite. Quelle grande et belle place pour l’Église de Jésus-Christ!

 Si les promoteurs de l'ouvrage louent son détachement des "doctrines eschatologiques d'écoles", le résultat nous fait préférer ces dernières aux élucubrations qui parlent du mystère de Jacob et Edom pour ne rien en dire.

Bucer

mercredi 17 septembre 2014

Priez pour vos ennemis




Nous tenons à signaler ce site original: "adopt a terrorist for prayer" qui nous propose de découvrir les profils de ces hommes frustrés, démoniaques et profondément tristes, afin de prier pour que Notre Seigneur les délivre de l'emprise de Satan et les amène à la foi en Jésus-Christ, le Fils Unique engendré du Père.

Bucer

samedi 13 septembre 2014

La nature a horreur du vide. L'esprit, aussi.





Selon l'anthropologue Dounia Bouzar, n'importe quel jeune est susceptible de devenir jihadiste. Et pas seulement des jeunes issus de familles musulmanes plus ou moins pratiquantes.
Sur les 120 demandes d'aide que nous avons reçues, 80% des jeunes sont issus de familles athées et 70% d'entre eux n'ont aucun lien avec l'immigration.
A croire que certains parents se sont réjouis d'élever leurs enfants sans dieu ni maître (sans christianisme, surtout), comme de parfaits individus post-modernes, qui n'auraient plus besoin de foi, puisqu'il y a La Science et que, après tout, les peuples d'Europe allaient connaître une prospérité matérielle presque infinie (construction européenne oblige).

Sauf que, manifestement, l'utopie de nos grands émancipateurs athées est un échec. Un échec total, qui laisse des personnes frustrées par l'absence du paradis terrestre tant attendu, et qui sont dépourvues de toute lumière pour voir la nature pauvre et fallacieuse de l'Islam qu'on leur flatte.

Sans doute nos contemporains devraient-ils se repentir et croire en Jésus-Christ, le Seul Sauveur, la Lumière du monde: Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle (Jean 3. 16)

Et les jeunes?
Les circonstances nous rappellent tristement combien les forces d'égarement sont puissantes sur les âmes désarmées, livrées à elles-mêmes.
Les enfants sont un grand don de Dieu, un don que les parents doivent chérir et auprès desquels ils sont ministres pour leur témoigner de la vraie foi et les équiper dans leur vie.
Contrairement à ce que veut imposer une société de consommation cauchemardesque, ce à quoi les parents doivent veiller, ce n'est pas à ce que leurs enfants aient un portable et des baskets à la mode, mais à ce qu'ils connaissent le Dieu véritable et grandissent dans sa communion.

C'est pourquoi, contrairement à ce qu'enseignent certains mouvements récents, l’Église chrétienne, depuis toujours, administre le saint baptême aux enfants de ses membres. Non pas comme une tradition familiale au milieu de gens qui ne croient plus en rien (de tels baptêmes ne devraient pas être donnés!) mais comme la base d'une éducation et d'une véritable vie en Christ (Matthieu 28. 19// Romains 6. 1-14// Éphésiens 6. 1-4, etc.)

Telle est la responsabilité des parents en Christ, en dehors duquel il n'y a (que l'on soit un nouveau-né ou un vieillard) que la ruine éternelle.
 
Bucer







mercredi 10 septembre 2014

Notes sur Ephésiens 1: 1-2


Paul Apôtre: ce n'est pas ici un homme qui nous parle de sa propre autorité, mais qui est envoyé (apôtre), mandaté pour porter le message de son maître.

Jésus Christ: UNIQUE Révélation de Dieu (Jean 1: 18).
En dehors du Christ, tout est mensonge, erreur, ténèbres car Il est le chemin, la vérité et la vie; nul ne vient au Père que par Lui (Jean 14. 6).
Il en va ainsi même du monothéisme: en dehors de Christ, même la notion de Dieu unique devient une source d'idolâtrie, le Dieu vivant étant remplacé par une idée que l'on se fait de Lui. 
Le Dieu Amour (1Jean 4: 16, Jean 3. 35, 14. 31, etc.) est remplacé par un concept métaphysique, anonyme, froid et abstrait. Le Dieu qui a le visage de Jésus-Christ devient un fantôme et un vieux tyran qui envoie la foudre selon ses caprices.

Ce qui nous est cher est donc la connaissance de Christ. On ne saurait réduire le christianisme à son monothéisme et l'unir ainsi au talmudisme et au mahométanisme. A ce titre, un projet comme celui de la maison de l'Unique, à Berlin, mériterait un nom plus approprié:


Jésus Christ: seul sauveur! Les religions humaines, fausses, méconnaissent la Justice de Dieu. Avec leurs bonnes œuvres, hassanats, etc. elles enseignent que l'homme peut payer sa dette et mériter la faveur divine.
Or, seule l’œuvre du Christ, son sacrifice d'une valeur infinie, nous sauve. Lui, ayant tout accompli, ayant payé notre dette, il ne nous reste plus qu'à le recevoir par la foi (Galates 2. 16)
En Christ, Dieu nous est Miséricordieux sans bafouer sa Justice (Esaïe 53. 6).

C'est aussi un horrible blasphème, lorsque certains veulent dresser un autre rédempteur avec ou à côté de Jésus (Actes 4. 12).
Mère Thérésa ou encore Jean Paul II (entre autres) ont publiquement professé leur foi en Marie corédemptrice. Plutôt que d'être avertis et excommuniés, la première a été béatifiée et le second, canonisé par Rome. De même, les visions qui ont eu lieu à Amsterdam (et sur lesquelles se fonde ce "5e dogme marial" blasphématoire) ont été reconnues authentiques, en 2002.
Autant dire que si Rome n'impose pas une corédemptrice comme un dogme pour tous ses fidèles, elle tolère cependant très bien que ses membres partagent une telle croyance sacrilège et ne fait donc plus aucun cas du dogme chrétien.

Conclusion:

Jésus-Christ seul (solus Christus!)
Voilà un point capital dans la foi chrétienne.
Un chrétien qui cherche une Église ne doit pas choisir celle qui a les cantiques les plus joviaux, l'ambiance la plus sympa, etc. Si vous cherchez du divertissement, allez donc au Parc Astérix!
Une Église doit fidèlement annoncer l’Évangile de Jésus Christ. Là où est Jésus Christ, là est la Vie. Là où le Christ est absent, là où il partage sa gloire avec des idoles, il n'y a que parodie de christianisme, mensonge, erreur et perdition.

Bucer


vendredi 5 septembre 2014

Qui sont les sacramentaires?




Les disputes relatives aux sacrements ont troublé le XVIe siècle et profondément marqué le visage du protestantisme.
Si ces questions peuvent sembler dépassées, il serait erroné de les ignorer, ou négliger. Pourtant, il est également certain qu'on ne saurait traiter un tel sujet sans charité et en exagérant les positions des uns et des autres, ou en complexifiant les questions au point où seuls quelques experts comprennent (ou croient comprendre) leurs positions.
Dans cet article, mon propos sera donc d'identifier la doctrine légitimement condamnée dans l'article 10 de la Confession d'Augsbourg (I) et de repousser l'interprétation extrême que certains ont voulu en donner (II). 

I. La doctrine contraire

La Confession d'Augsbourg (CA), donc, après avoir présenté la doctrine eucharistique selon laquelle le vrai corps et le vrai sang du Christ sont véritablement présents dans la Cène, "rejette (...) la doctrine contraire" ("ceux qui enseignement autrement", selon la version latine).
Quelle est donc cette "doctrine contraire"?
Pour le savoir, il suffit de lire l'Apologie de la confession (article XXIV), rédigée par Melanchthon, en 1531:
Certains hommes ingénieux imaginent que la Cène du Seigneur a été instituée pour deux raisons. Premièrement, pour qu'il y ait une marque distinctive et un témoignage de la profession de foi; tout comme une forme déterminée de cuculle est le signe d'un ordre défini. En second lieu, ils pensent surtout qu'une marque distinctive, à savoir un repas, a plu au Christ pour exprimer une union et une amitié mutuelles entre chrétiens, puisque les repas pris en commun sont des signe d'alliance et d'amitié. C'est là, cependant, une pensée séculière (...)
Ceci est confirmé même dans le Livre de Concorde (Solida Declaratio, VII):
Au début de cette controverse, ils prétendaient que la sainte Cène est seulement un signe externe auquel on reconnaît les chrétiens et que dans ce sacrement ne sont offerts que du pain et du vin, purs symboles du corps et du sang absents du Christ.
Il s'agit donc, dans la CA, de condamner la doctrine qui postule (selon une mauvaise exégèse de Jean 6: 63) que la communication à chair du Christ est inutile; que, donc, seul son Esprit est présent lors de la Cène qui est simplement un repas commémoratif et symbolique.
Cette doctrine (zwinglienne) est condamnée à juste titre, car elle méconnaît la richesse du sacrement (en le réduisant à une dimension tout à fait profane) et ignore la nature de l'union sacrée entre Christ et les croyants.

II. Qui professe cette doctrine?

Il est clair que la doctrine "zwinglienne" est généralement partagée, de nos jours, par (presque) toutes les Églises "évangéliques", où un certain spiritualisme bannit toute cérémonie jugée "magique". Baptême et Cène ne peuvent dès lors être que des symboles, l'expression de la foi du professant et un signe de reconnaissance.
Mais qu'en est-il de la tradition Réformée?
L’ambiguïté de certains théologiens pourrait compliquer la question. Aussi faut-il en rester à la doctrine classique, telle que présentée, par exemple, dans la Confession de La Rochelle (article 36).

Contrairement à la doctrine "zwinglienne", qui vide les sacrements de leur substance, cette doctrine affirme l'union du signe et de la chose signifiée, tout en soulignant leur nécessaire distinction: (...) combien qu'en tant qu'ils sont signes, il les faille distinguer d'avec les choses qu'ils représentent, toutefois, qu'on ne les en doit séparer (...), écrit Calvin [Calvin, Œuvres, Gallimard / La Pléiade, 2009]. 
Ce faisant, il est évident que la doctrine Réformée n'est fautive d'aucune erreur visée à l'article 10 de la CA et il est exagéré d'appliquer la condamnation de cet article à une telle tradition théologique.
Calvin ne s'y trompait pas, lorsqu'il rappelait que Luther avait eu pour but d'empêcher que les sacrements  fussent seulement tenus pour signes extérieurs qui servissent à faire confession de notre foi devant les hommes et qu'il combattait pour que les sacrements ne fussent point réputés semblables à des figures vaines et vides (ibid. p. 957).


Conclusion 

Face aux dérives "zwingliennes", la doctrine Réformée s'accorde à la CA pour affirmer que:
1) La présence du Christ dans la célébration eucharistique est un fait objectif. Elle ne dépend ni de la foi de l'officiant, ni de celle du récipiendaire.
2) La communication à la chair du Christ n'est ni imaginaire, ni idéelle, mais aussi véritable que mystérieuse.
3) Ce mystère, bien que réel, reste céleste: il s'accomplit de façon spirituelle. Ce faisant, il n'a rien de commun ni avec le cannibalisme pratiqué dans certaines peuplades, ni avec l'épisode pareillement nauséabond de la vie du faux prophète où, lors de la bataille de Uhud un certain Abû 'Ubayda se mit à sucer et avaler le sang de Mahomet (qui avait été blessé à la joue) en recevant cette bénédiction du prévaricateur, qui déclara: "celui dont le sang a été mêlé au mien ne peut plus être atteint par les flammes" (sic) [Mahmoud Hussein, Al Sîra, tome 2, part. 4, chap. 2].

Ces points fondamentaux ayant été établis et acceptés, les nuances ne sauraient être une cause de troubles, mais plutôt, une source de discussions paisibles, ainsi que l'a admit Luther lorsqu'il a classé la question eucharistique dans la troisième partie de ses Articles de Smalkalde, consacrée aux articles dont on peut débattre entre hommes savants et raisonnables.

Bucer



jeudi 4 septembre 2014

Babylone?




Ce 4 septembre, Shimon Pérès a proposé au Pape de prendre la tête d'une nouvelle organisation (qui aurait vocation à prendre la relève de l'ONU): L'Organisation des Religions Unies.
Shimon Peres, qui s'est rendu à de nombreuses reprises au Vatican, a précisé qu'il verrait bien le pape François à la tête de cette « ONU des religions ».

 Qu'en pensent les "évangéliques"?

Bucer

Rentrée

Cette période de rentrée est l'occasion de reprendre nos différentes activités: travail, école, sports... Beaucoup d'activités qui, il faut le dire (et ce n'est pas une honte) visent essentiellement notre condition temporelle. Mais que faisons-nous de notre âme?
Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s'il perd son âme? (Marc 8: 36)
N'oublions pas l'essentiel.
Notre monde propose beaucoup de choses. Parfois utiles, souvent inutiles. Mais, fondamentalement, toute notre vie est vouée à être un échec si nous ne sommes pas dans le Christ.

Ainsi, nous souhaitons à chacun(e) une bonne rentrée!

Bucer
 

jeudi 7 août 2014

Chrétiennes vendues comme esclaves en Irak

Et pendant ce temps, les grands distributeurs français vendaient des livres faisant l'apologie de tous ces crimes, comme le désormais tristement célèbre "la voie du musulman".

Bucer