mercredi 16 avril 2014

Catastrophisme adamique et paléontologie...


Catastrophisme adamique et paléontologie


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      On peut admettre qu’Adam déchu a coïncidé  avec les premiers hominidés, comme J-C pascal coïncida, du tombeau vide à la droite du Père, cette irruption de dégénérescence, ou de régénération, étant, par définition, indescriptible. Toutefois, une autre avenue s’offre à nous, celle de l’épisode des nephilîms, en Gn.6/1-8, où s’indique une dégénérescence de la race humaine, coïncidant, éventuellement, avec les hommes préhistoriques, dont il n’est pas impossible d’admettre qu’ils soient des sujets dégénérés de l’homme, soit par influence démoniaque (Jd.6-8), ou bien par union entre homo sapiens et autres anthropoïdes (Lc.3/38). A ce titre, il faudrait réviser notre schéma préhistorique, d’une régression de l’homme à l’animal, plutôt que d’une évolution de l’animal à l’homme. C’est ce que tend à confirmer le fonds commun des légendes, diluviennes et antédiluviennes, de différents peuples: Grecs, Gallois, Lithuaniens, Chinois, Polynésiens, Babyloniens et, même, Mexicains précolombiens.


Vischer, Wilhelm. La Loi. Delachaux et Niestlé. Neuchâtel. 1949

Rops, Daniel. Histoire sainte. Fayard. Paris. 1942

Godet, Frédéric. Genèse. Bible annotée. Neuchâtel.1889

Blocher, Henri. Révélation des Origines. P.B.U. 1988

Léonard, André. Les raisons de croire. Communio/Fayard. 1987

Young, David. A.  An ancient earth is not a problem; Evolutioning man is. In : Christianity Today . 1982-10-08

Irénée de Lyon, saint. Contre les Hérésies. V/2

  
 

Par ailleurs, il est impossible, scientifiquement, de confirmer ou d’infirmer l’existence d’Adam. En premier lieu, du point de vue de la transmission de l’A.D.N, Adam déchu ne se distingue pas des autres moteurs intermédiaires. Car, il transmet, tout comme eux, la mort. Il ne peut pas non plus s’impliquer lui-même comme parfait, ce qui serait une pétition de principe, Adam impliquant Adam.





En second lieu, du point de vue de l’A.D.N transmis, Adam déchu devrait normalement se retrouver à la fin de la lignée, en tant que le plus parfait ou le moins imparfait, puisque selon le schéma plotinien d’émanation, c’est ce qui est premier qui est le moins dégradé par la matière. Ce schéma contredit la notion scientifique de progrès. Donc, du point de vue de la transmission d’A.D.N, Adam déchu n’est qu’un élément indiscernable du cercle humain que seul le Christ pascal peut expliquer, en postulant Adam parfait et la chute, en tant que premier moteur immobile, pleinement suffisant du côté de l’Être, comme chef et origine de l’humanité, par nature.



En ce qui a trait à l’A.D.N. transmis, seul le Christ pascal, ici aussi, peut dénouer la contradiction entre le schéma plotinien d’émanation et le concept de progrès, d’évolution. Car les notions d’origine et d’ancienneté ne s’impliquent pas nécessairement. En effet, l’hypothèse d’une création éternelle n’est pas contradictoire. De sorte que, la notion d’origine implique celle de dépendance et non d’ancienneté. C’est pourquoi, ici aussi, l’A.D.N. transmis ne fera pas nécessairement découvrir Adam.


En conséquence, nul homme préhistorique ne saurait éliminer la réalité adamique, puisqu’il est de l’ordre de la mort, tandis qu’Adam parfait est de l’ordre de la vie. D’un autre côté, nous venons de démontrer que la science ne pouvait ni infirmer ni confirmer l’existence ni la chute d’Adam. De plus, le passage de la vie à l’esprit humain est loin d’être établi. Car, même en multipliant les humanoïdes, la question du chaînon manquant restera toujours pertinente. De sorte, qu’à moins de postuler Adam, on ne parviendra jamais à quelque certitude, en matière de chaînon manquant, Aussi, sur ce point, c’est Acte de Foi contre Acte de Foi, Rationalisme contre Christianisme. Le rationalisme ne peut exclure, rationnellement, le Christianisme…
Athanasius

samedi 12 avril 2014

Antichristianisme mondial

Kim Jong Un persécute l’Église chrétienne en son pays athée, tandis que ses coreligionnaires inventent tout ce qu'ils peuvent pour dénigrer christianisme.
Il est notoire en effet que c'est uniquement par opposition à Jésus-Christ que ces singeries sont nées, comme il en a été depuis Celse, c'est-à-dire de la part de gens qui peuvent moralement et intellectuellement tout supporter (depuis les combats de gladiateurs jusqu'à la croyance d'un univers créé par lui-même) sauf la vérité.

Prions pour nos frères et pour ceux qui les persécutent... ou qui voudraient bien le faire.

Bucer


vendredi 11 avril 2014

Le papyrus de tous les fantasmes

Des experts prétendent que le papyrus révélé en 2012, selon lequel Jésus était marié, serait un document ancien, et non un faux récemment produit. Une "révélation" qui inspirera sans doute les amateurs de complots et de Jésus de l'Histoire de toutes sortes, mais qui nous laisse bien froids, puisqu'il est très bien connu qu'il a circulé, dès les temps anciens, des dizaines de faux évangiles.

Bucer

jeudi 10 avril 2014

La Constitution de l'an I


     Le capitalisme et le communisme sont intrinsèquement pervers. En effet, dès que nous traitons de rapport de production, on ne peut oublier son fondement, le langage, sans lequel aucune relation n’est possible. Car, le langage suppose une reconnaissance de la parité de l’autre, en tant qu’interlocuteur, à la fois libre et égal, puisque qu'on ne saurait attendre de réponse d'un objet ou d'un  animal...

      Aussi, en premier lieu, il y a incohérence, du côté du capitalisme, à considérer l’autre, sous le même rapport, à la fois comme chose (salariat, ou extorsion de la plus-value) et comme libre, en tant que locuteur.

      De même, le communisme, bien que  reconnaissant l’égalité de tous, par l’étatisation des moyens de production, chosifie quand même l’autre, en lui interdisant l’expression de sa liberté, à tous égards, en vertu de son matérialisme de principe.

     De sorte que, seul l’idéal républicain, formulé par la Constitution de l’an I, semble à même de respecter l’intégrité de la personne humaine, à la fois libre et égale, nonobstant les conditions historiques de son élaboration.
 
Athanasius

mercredi 9 avril 2014

Eglise Protestante de Norvège

Contre toute attente, l’Église de Norvège a rejeté le mariage homosexuel, ainsi que toute idée de bénédiction liturgique pour de tels "couples", plongeant ainsi dans le désarroi (sic!) les partisans d'une telle révolution.

Bucer




samedi 29 mars 2014

Sacrement de confesse?

Le pape de Rome François tente de remettre à l'honneur la pratique de la confession auriculaire. Occasion pour nous de redire que, si les entretiens avec un frère expérimenté peuvent être fort utiles, la doctrine tridentine selon laquelle l'absolution du prêtre serait une seconde planche de salut (pour les péchés commis après le baptême) est en contradiction flagrante avec la vérité de l’Évangile, résumée avec toute l'exactitude possible, dans cette phrase du Credo: Confitemur unum baptisma in remissionem peccatorum (nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés).

Conseil de lecture pour méditer cette vérité: l'article unum baptisma: sola fide, du frère Rioux.

Bucer

Petit rappel...


... au sujet de la théorie qui n'existe pas.


Elle n'existe soi-disant pas, mais elle a déjà été mise en pratique et a été longtemps saluée par des champions du Progrès, avant de finir par tuer ses malheureux cobayes

Heureusement, cette théorie qui n'existe pas a reculé en Norvège où elle a eu beaucoup de crédit durant un certain temps. Veillons à ce que de dangereux fanatiques ne l'inculquent pas ailleurs...

Bucer

Bienfait du mariage

Une récente étude américaine indique que le mariage aurait des bienfaits contre les problèmes cardiovasculaires.

Une véritable histoire de cœur, donc!


Bucer

vendredi 28 mars 2014

Persécution antichrétienne




C'est au Pakistan que ça se passe. Un chrétien pakistanais a été condamné à mort par un juge de Lahore, pour avoir soi-disant insulté Mahomet.
Une quinzaine de personnes condamnées à mort pour blasphème attendent leur exécution dans des prisons pakistanaises. Une vingtaine d'autres ont été condamnées à la réclusion à perpétuité.

Prions pour les chrétiens persécutés et pour ceux qui, aveuglés à l'extrême par Satan, agissent d'une manière aussi furieuse contre le Seigneur.

Bucer


jeudi 27 mars 2014

Libéralisme théologique et imposture intellectuelle...





      Depuis plus de deux siècles, qui n’a pas entendu les vaticinations des savantasses historico-critiques, qui sévissent dans nos universités? Par exemple, selon ces génies, le pentateuque ne serait que le remaniement monothéiste de mythes et de codes moraux de la religion babylonienne, les proverbes, une récupération simpliste de la sagesse égyptienne, les évangiles, de simples catéchèses théologiques, sans valeur historique, et les épîtres pauliniennes, l’œuvre d’un parfait paranoïaque etc…

      Or, qu’en est-il de l’unité du propos biblique, qu’ils osent critiquer? Car, enfin, avant d’analyser en détail le texte sacré, encore faudrait-il en établir l’ordre. De quoi traite-t-on au juste? Autrement dit, quelle est l’unité de la bibliothèque canonique, qui lui octroie sa définition? Sinon, sans  paramètres précis, on ne saurait discuter que sur du fragmentaire, du confus. De sorte que, toute étude de ce genre serait condamnée au ridicule, compte tenu du caractère indéterminé de son objet.

     C’est pourquoi, la théorie documentaire, de la méthode historico-critique, postule-t-elle implicitement une approche coranique des Écritures, afin de camoufler l’absurdité de sa démarche. Ce faisant, les tenants de cette idéologie se procurent une respectabilité, qui leur permet de contrôler l’enseignement universitaire.

      Pourtant, la Foi catholique défend, depuis près de deux mille ans, une unité intentionnelle du texte sacré, qui a fait ses preuves: le Symbole de Nicée-Constantinople, de 381, accepté par tous (Jean Bosc, J.M. Tillard). Cette figure de J-C, véhiculée par l’Église, qui recèle une authentique vérité ontologique, attestée par sa durée (Ac.5/33-42, Jd.3, Héb.13/8-9), sans parler de sa vérité théologique, confirmée par  la Sainte Bible, ne semble pas avoir été prise en compte par la critique…

      C’est pourquoi, force est d’admettre que la méthode historico-critique est nulle est non avenue en Christianisme, par défaut d’objet. Certes, elle peut et doit s’appliquer à des textes comme l’Alcoran, étant donné son unité rédactionnelle, ou soi-disant telle… Néanmoins, la caricature biblique à laquelle cette méthode applique son entreprise de démolition ne semble rien détruire, sinon sa propre crédibilité. Car, n’avons-nous pas vu se succéder des générations de prétendus érudits, empêtrés dans des élucubrations aussi vaines que creuses? Aussi, n’est-ce pas sans un certain sourire que nous rédigeons aujourd’hui cette mise au point.

     Au reste, il eut été bien difficile pour la critique d’attaquer directement le Symbole de Foi, sans encourir automatiquement l’accusation, pendante depuis saint Irénée, de gnosticisme, ce qui aurait fait capoter, prima facies, leur démarche. Aussi, sommes-nous contraint, à regret, de convenir que la théologie libérale, de Bayle à Bultmann (et consorts),  n’est qu’une vaste fumisterie, une sordide imposture intellectuelle, qui, au moyen d’une escroquerie d’étiquette, ose se réclamer du protestantisme, selon son sens usuel, hérétique, sens détourné, puisqu’historiquement et étymologiquement, ce qualificatif signifiait confessant, catholique confessant (pro-testari), afin de séduire les naïfs, qui leur reconnaissent, dans leur ignorance, encore un certain prestige... De sorte que, ce qui est grave avec la théologie libérale, c’est que ce n’est pas sérieux! J’ai dit.


Alain Rioux

M.A philosophie

U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M