jeudi 27 août 2015

Miracles eucharistiques et oecuménisme

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Plutôt que de se comporter en autruches, il faut regarder les choses en face... et en tirer les conclusions!
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L'annonce et reconnaissance de miracles eucharistiques (comme celui de Buenos Aires, en 1996), par l’Église de Rome, devrait mettre immédiatement fin à toute relation et toute forme d’œcuménisme entre les Eglises de la Réforme et le clergé papiste. 
En effet, d'une part, de tels prodiges, célébrés publiquement, ne peuvent pas être ignorés. D'autre part, que du pain devienne de la chair sanguinolente  ne peut être ni un malentendu, ni un accident de la nature. C'est pourquoi, soyons francs et avouons que seules trois conclusions sont possibles:
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1) C'est bien la chair du Christ manifestée par un miracle divin, donc Rome a toujours eu raison, le protestantisme est une hérésie, un sacrilège qui a déchiré l'unique tunique de Jésus-Christ, etc. il faut donc se convertir au papisme sans attendre: plus besoin d’œcuménisme.
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2) Ce n'est pas la chair du Christ et ce n'est pas un miracle. Donc, c'est une mise en scène savamment pensée, orchestrée avec de lourds moyens. Dans ce cas, ce qu'on appelle "Église catholique romaine" est une secte qui pratique sciemment et délibérément le charlatanisme. Ce n'est donc pas un partenaire de confiance et il n'est pas bien intentionné: plus besoin d’œcuménisme.
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3) Ce n'est pas la chair du Christ, mais ce n'est pas du charlatanisme: les papistes constatent candidement un prodige qu'ils n'ont pas mis en scène.
Dans ce cas, c'est un prodige qui indique que le démon est à l’œuvre depuis le cœur de "l’Église" romaine, avec toutes ses forces de séduction,  et qu'il y a ici le plus grand danger possible pour les âmes. Au lieu de réunion de prières avec le clergé papiste, il est vital de prier ardemment pour ne jamais être séduit par les forces auxquelles il est lié: surtout, plus (est-il besoin de le dire?) d’œcuménisme.
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Bucer

samedi 15 août 2015

Remarques sur le 15 août


Nous honorons la mémoire des saints mais ne les prions pas (Confession d'Augsbourg, article 21)! Car, nous sommes baptisés au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, non en celui de quel que saint que ce soit (Mt.28/19, I Jn.5/7). Ainsi, notre prière s'adresse-t-elle au Père, par le Fils, dans le Saint-Esprit, conformément à notre Foi baptismale (Rom.10/13-17), en vertu des promesses de Jésus-Christ (Jn.14/14,16/23, I Cor.1/19-21). Y a-t-il des promesses faites à quelque prière aux saints que ce soit, ou bien est-ce une inutilité flagrante et une hérésie (ITim.2/5, IJn.2/1-2)?

Alain Rioux

mercredi 12 août 2015

L'Evangile éternel

Je vis un autre ange
qui volait par le milieu du ciel,
ayant un Évangile éternel,
pour l'annoncer aux habitants de la terre,
à toute nation, à toute tribu,
à toute langue,
et à tout peuple.
(Ap.14/6) 





La doctrine chrétienne a cette spécificité qu'elle consiste à discerner les contours de la figure de Jésus-Christ, plutôt que de se cantonner à une simple exégèse coranique du dépôt révélé. En effet, la Bible est la parole du Dieu Trinitaire, dont il faut déjà avoir formulé la nature, bien avant d'aborder quelque question de méthode, au sujet des prolégomènes théologiques. Cela revient à affirmer la dialectique Écritures/Tradition, comme condition de possibilité de toute élaboration dogmatique. A ce titre, c'est, donc, «in media res » que la pratique herméneutique devra s'inscrire. Autrement dit, c'est la Personne de Jésus-Christ dont il aura fallu exposer l'identité, avant même toute interrogation sur le statut des Écritures, puisque celles-ci sont paroles du Dieu trinitaire. Ainsi, parce que la Bible n'est pas, comme l'alcoran, un livre tombé du ciel mais une bibliothèque sacrée, alors c'est au sein du multiple scripturaire qu'il faudra aller chercher l'unité de la Foi chrétienne. 

Or, à moins de recommencer mille fois les mêmes péripéties, la théologie chrétienne devra se baser sur le témoignage catholique de l'universalité du sacerdoce des baptisés, consigné dans la tradition ecclésiale, conforme aux Écritures, pour extraire cette unité de la Foi, autrement dit: l'Évangile. Car, le Saint-Esprit ne saurait ni contredire les Écritures ni abandonner l'Église. C'est pourquoi, l'Église a professé cet Évangile, dans le Symbole de Nicée-Constantinople inaltéré, tel qu'interprété par les sept conciles œcuméniques catholiques confessants, lesquels s'échelonnent de 325 à 1536. Aussi bien, devons-nous admettre que c'est l'Évangile, dogme et morale, qui est, en définitive, la parole de Dieu de la Bible. C'est pourquoi, il est impossible de s'extraire absolument de la dialectique Écritures /Tradition, si nous voulons savoir quelque chose de Jésus-Christ. 
 
      Toutefois, cet Évangile, formulé par l'Église, conforme aux Écritures, adéquat à son objet, Jésus-Christ, par sa durée même, selon Héb.13/8-9, Jd.3 et Ac.5/33-42, entre autres, possède une trame bien à lui, qui nous permet de demeurer orientés sur sa fin essentielle: le salut du genre humain. Car, en dépit de toutes les précautions confessionnelles, il en est qui ont voulu réduire l'Évangile à quelqu'opinions gnostiques, au moyen de discours captieux. Par conséquent, la plus grande clarté s'impose au sujet de l'Évangile que nous recevons. Cet Évangile est celui, vertical, du Dieu  trinitaire et, horizontal, du Verbe incarné.  
       
      En effet, c'est au Père que le Christ, en tant que Dieu nous a reliés, et en tant qu'homme qu'il l'a pu. L'importance de cette relation au Père vient du fait qu'origine de la Trinité, le Père est source de toute béatitude, créée et incréée. Les ss. Athanase d'Alexandrie, Grégoire de Naziance et autres Pères de l'Église parlaient de divinisation, afin de souligner la profondeur de cette relation. Sur un registre plus moderne, nous traduirons ce terme par celui d'alliance. Ainsi, le Père est le terme de cette Alliance, puisqu'en tant que Dieu, il est la source de tout bien, le Fils incarné, le moyen objectif de celle-ci, car, opérant, dans l'unité de sa Personne divine, l'unité de cette alliance, entre le Père et les hommes. Enfin, le Saint-Esprit est le moyen subjectif de l'Alliance, puisque lui seul, parce que Dieu, est à même de révéler la divinité du Christ à notre entendement, en créant notre Foi. C'est par son moyen, d'ailleurs, qu'il nous incorpore à Jésus-Christ, puisque nous croyons une Personne, possédant une identité, non une simple vérité abstraite. C'est de cette façon que le Saint-Esprit  réalise l'unification du multiple, au sein de l'unité de l'alliance réalisée en J-C. Ainsi, la Foi comporte-t-elle une dimension indubitablement existentielle, comme l'avait noté Kierkegaard, laquelle, reconnaissant Jésus-Christ comme sauveur, autrement dit, comme Chef de l'humanité par grâce, nous rend membres de celui-ci, nous incorporant, de ce fait, à Lui. En conséquence, les bienfaits de l'alliance, conclue entre lui et le Père, s'appliquent-ils à nous. C'est en cet "admirabile commercium", ce joyeux échange, que consiste notre salut. Voilà, donc, la raison pour laquelle l'Évangile éternel est l'unique parole de Dieu dite aux hommes, puisque cette parole nous révèle Dieu en son engagement total, pour nous et malgré nous, en tant que Dieu trinitaire et incarné, en Jésus-Christ. C'est, aussi, pourquoi, toute la théologie se résume à approfondir le Mystère du Christ, selon le mot célèbre de l’Apôtre. 
 
 
Alain Rioux 
M.A philosophie  
U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M

samedi 8 août 2015

L'imposture darwinienne, dénoncée





Après avoir égaré et perdu des millions d'âmes en usurpant le manteau et les insignes de la science, la religion darwinienne, l'une des plus sottes, obscurantistes et méprisables au monde, est sur le déclin.

 La liste (de ceux qui n'ont pas foi au darwinisme) s’agrandit et inclut des scientifiques de l’Académie Nationales des Sciences aux États-Unis, les académies nationales de la Russie, de la Hongrie, et de la République Tchèque, et des universités telles que Yale, Princeton, Stanford, MIT, UC Berkeley, et bien d’autres. 

Mais - heureusement pour les grands pontifes de cette secte!, la légende urbaine, selon laquelle le darwinisme est irréfutable, continue d'être véhiculée. Par la télévision.

Bucer

mercredi 5 août 2015

Annotations sur le Credo (9)


Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ.


L'acteur Louis de Funès a dit que "Jésus était le compagnon radieux de mon enfance, c’est le compagnon radieux de ma vie professionnelle et de ma vie tout court".
C'est une belle déclaration, dont nous espérons qu'elle devienne une réalité pour le plus grand nombre de nos contemporains. Car Jésus-Christ n'est pas seulement le personnage le plus important de l'histoire humaine (au centre de nos calendriers!) il est aussi le bon berger, le sauveur de ceux qui se confient en Lui!

Le doux nom de Jésus-Christ contient déjà tout un programme et nous parle de sa personne et de son œuvre:
Jésus, qui vient de l’hébreu "Yéhoshuah" et signifie "Dieu sauve". 
S'il est vrai que, comme en témoigne le nom de Jésus, Dieu est LE sauveur, et que Jésus est LE sauveur, c'est parce que Jésus n'est autre que Dieu, ainsi qu'en témoigne cet autre nom qui lui est associé: Emmanuel, et qui signifie: Dieu avec nous (Esaïe 7, 14).
C'est pourquoi nous croyons "en" Jésus, tout comme nous avons dit croire "en" Dieu le Père.
Christ vient du grec "kristos" et traduit le mot hébreux qui a donné le mot "messie". Cela signifie, à proprement parler "celui qui a été oint" car on oignait d'huile les prêtres et les rois. 
Christ, ou messie, sont donc des titres plus que des noms. Ils sont attribués à Jésus parce qu'il est le messie, l'oint promis par Dieu dans l'Ancien Testament. L'onction qu'a reçue Jésus, Sauveur de l'humanité, n'est pas une onction d'huile ordinaire, mais du Saint Esprit qui est descendu sur lui à son baptême, par Jean Baptiste, dans le Jourdain.
Or, que Jésus ait reçu l'onction implique qu'il est un homme: ce thème de la double nature du Sauveur de l'humanité sera repris plus en détails dans les annotations suivantes.
Ce Jésus-Christ, disons-nous, est le seul Seigneur. 
Tout au long de l'histoire, de nombreux hommes ont tenté de se faire seigneurs: les empereurs romains, qui persécutaient les chrétiens, ou, plus récemment, dans l'Allemagne nazie, où il a été nécessaire de rappeler, contre les prétentions totalitaires, que Jésus est le seul Seigneur (synode de Barmen, 1934).
Si Jésus est le seul Seigneur, c'est aussi que seule Sa Parole doit faire autorité dans Son Église: une Église qui se prendrait elle-même pour le Seigneur en prétendant redéfinir la Loi ou l’Évangile, serait une manifestation de l'Antichrist (2 Thessaloniciens 2, 4).
Tel a été le cas, par exemple, de l’Église Protestante Unie de France, lorsque son dernier synode national (17 mai 2015) s'est permis de rendre possible la bénédiction de ce que le seul Seigneur condamne en Sa Parole.
Mais la manifestation la plus aboutie, la plus grave de cet esprit d'opposition au seul Seigneur reste encore sans doute la papauté de Rome qui s'est élevée (et continue de s'élever) contre le pur Évangile et qui conspire pour détourner les hommes de Jésus-Christ.

Bucer
 


jeudi 30 juillet 2015

Foi chrétienne et baptismale

En tout état de cause, la Foi catholique, c'est, je le répète, la Foi en Jésus-Christ, tel qu'attesté par la Bible (T.O.B) et formulé par le Symbole de Nicée-Constantinople (C.O.E). Cette Foi est catholique (kata=selon, holos=totalité), car elle seule a été crue par tous, toujours et partout, selon la règle de saint Vincent de Lérins, conformément à Ac.5/33-42, Héb.13/8-9 et Jd.3, entre autres.
La question subsidiaire est de savoir qui a approfondi la Foi et qui a rajouté à la Foi commune?...
A ce titre, tout le débat tourne autour de l'article baptismal du credo:" Nous reconnaissons UN baptême pour la rémission DES péchés" . Il fallait expliquer comment la rémission des péchés pouvait se concevoir APRÈS le baptême, sous risque soit de sombrer dans le désespoir, soit de reculer le baptême "in articulo mortis".
1-Les romains, arguant du caractère ministériel de l'acte baptismal, en vertu de Jn.20/22-23, Mt.16/13-19 et Mt.18/15-20, ont élaboré une doctrine pénitentielle contestable.  
A-(salut=clergé)
2-Plus sérieusement, les byzantins, comprenant l'acte baptismal comme geste liturgique, l'ont couplé avec la sainte communion, conçue selon une perspective à la fois eucharistique et pénitentielle, conformément aux paroles d'Institution du saint sacrement. (Luc.22/14-20, I Cor.11/23-26). 
B-(salut=liturgie)
3- Enfin les confessants, se basant sur le témoignage de deux épitres  ENTIÈRES, Romains et Galates, ont réellement saisi que le baptême, n'étant pas un bain ordinaire mais un témoignage trinitaire de salut, s'accordait avec la communion, pour annoncer le salut par la foi seule en Jésus-Christ. De sorte, qu'il pouvait bien n'y avoir qu'UN baptême pour la rémission DES péchés (de toute la vie, ante et post baptismaux), l'Évangile de la grâce demeurait toujours disponible, dans la communion ou de façon générale (Jn.3/16=quiconque), suivant en cela saint Augustin, en son traité "De nuptiis et concupiscentia". Ainsi, un seul baptême pour la rémission des péchés se comprenait comme l'offre, une fois pour toutes, de façon irrévocable, de l'Évangile du salut, présentant Jésus-Christ, comme seul sauveur, seul source du pardon des péchés, reçu par la foi seule, en une dimension pénitentielle viagère (immersion baptismale=contrition, émersion=foi). 
C-(salut=évangile)

Alors, qui rend le mieux justice à l'article baptismal du credo?

Alain Rioux

mardi 28 juillet 2015

Ordinateur et conscience de soi

Cet article est une pure supercherie, qui confond mémoire, d'opérations logiques et d'éléments, et l'intelligence, qui saisit l'amplitude du réel (intus/en soi, legere/lire).
En effet, la vérité ne se manifeste que dans le jugement. Or, la copule (est/=) ne peut être, d’abord, un simple opérateur logique, sous peine de sombrer dans l’absurde (Ɐx). En effet, l’universel positif (Ɐx) ne saurait signifier quoi que ce soit, sans indication de l’existence, malgré les prétentions de la logistique. Pourtant, l’ordinateur ne saisit que les fonctions et les éléments, pas l’existence. C’est pourquoi, il ne peut traduire ni se reprogrammer, pour calculer le nombre "pi", par exemple, à l'inverse de l'homme. Car, il fonctionne à partir de la logique de relation, pas celle d’inhérence, laquelle permet la distinction des éléments, entre l’essentiel et l’accessoire. C’est cette distinction des catégories qui permet la grammaire générative (Chomsky) et la vie des langues. De sorte que, ni l’animal ni l’ordinateur ne parlent, parce qu’ils ne pensent pas, ils ne peuvent penser l’autre dans sa différence, essence et accessoire, ne se pensant pas dans leur identité (cogito). Autrement dit, l’ordinateur, ne saisissant pas l’existence des choses, ne calcule que des équivalences. Il ne peut ni traduire ni parler, puisqu’il ne comprend pas le sens des mots, leur amplitude foncière, puisqu’il est dépourvu de l’unité qui lui permettrait de saisir la diversité du réel, ses différents aspects, qui ne se résume pas à des équivalences. Car, il n’est pas un cogito, donc il ne peut superviser le monde, il en fait lui-même partie intégrante.

Alain Rioux 
M.A philosophie
U.N.E.S.C.O/U.Q.A.M

lundi 27 juillet 2015

Dénominationalisme et christianisme

Qu'est-ce qu'une dénomination?

C'est un groupe issu et isolé du tronc commun de la chrétienté par la production d'une confession tant nouvelle que particulière.

Les dénominations admettent tacitement leur schismatisme par le rétropédalage qu'elles opèrent, consistant à rallier des structures de type supra-ecclésiales, car permettant l'accueil mutuel à la Cène (ex: Fédération Protestante de France). Or ceci n'est pas normal, car la communion eucharistique étant le plus haut degré liturgique de notre unité (1Corinthiens 10, 16-17), un tel accueil mutuel délégitime totalement les raisons de leur(s) séparation(s).

Ce faisant, il est certain que nous ne sommes (ni ne voulons devenir, ou établir) une dénomination. Car:

1) Loin d'avoir produit quelque nouvelle confession, nous avons simplement procédé à un nécessaire inventaire parmi les ouvrages à prétention Symbolique.

2) Ce qui a été retenu n'a pas été une opinion particulière mais le Credo commun à toute la chrétienté (Nicée-Constantinople inaltéré) dont le propos, conforme aux Écritures saintes, a été précisé par les conciles reçus de façon générale. Ainsi, pour le dernier en date (la Confession d'Augsbourg), reçu non seulement par les gardiens du "Livre de Concorde", mais par l'ensemble du protestantisme (Luthériens, Réformés, Hussites...) par le truchement de (et ainsi qu'en témoigne) la Concorde de 1536.

C'est pourquoi aussi, nous n'aurons jamais besoin de rattraper les tares du sectarisme, en adhérant à une structure supra-ecclésiale mais que, en tant qu’Église, nous sommes fondés à appeler les novateurs et sectateurs à la repentance et à la concorde.

Bucer

dimanche 19 juillet 2015

Annotations sur le Credo (8)

Nous croyons en un seul Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles.


Les choses visibles et invisibles

Notre Seigneur a créé toutes choses: le ciel et la terre, les choses visibles et invisibles. Par ces termes, l’Église chrétienne souligne, contre toutes les hérésies dualistes, que le monde matériel n'est ni le mal, ni une œuvre du démon - ainsi que l'ont enseigné les cathares, les manichéens et autres maudits - mais la création toute bonne de Dieu.
Le mal, simple absence de bien, absence de charité (tout comme les ténèbres ne sont qu'absence de lumière) n'est pas un principe à côté de Dieu, "principe du bien". D'ailleurs, si le mal était quelque chose de substantiel, avec un "autre principe", Dieu et le démon ayant tout de même en commun d'exister, ni l'un ni l'autre ne serait le principe de tout être: il nous faudrait chercher un Dieu au-dessus d'eux, un Dieu et principe duquel ces "principes" tireraient leur commune existence.

Si l'existence des êtres contingents, dans notre monde, se trouve ainsi expliquée par l’œuvre du seul vrai Dieu, le Credo, en parlant des choses visibles et invisibles, nous amène à considérer aussi d'autres réalités. Des réalités que l’œil de perçoit pas, parce qu'elles sont spirituelles. Il s'agit des réalités angéliques.
Les anges, créatures au service de Dieu, jouent un rôle certain dans les Écritures. Le plus notoire, sans doute, est celui de l'ange Gabriel annonçant l'Incarnation à la Vierge Marie (Luc 1).
Nous voyons aussi comment ces créatures apportent leur aide, sous le commandement de Dieu, à ceux qui vont hériter du salut (Hébreux 1. 14). Ainsi, l'ange venant libérer l'apôtre Pierre dans sa prison (Actes 12. 7) etc. 
Et pourtant, l’Écriture nous enseigne clairement à ne leur rendre aucun culte (Apocalypse 19, 10).
Mais si cette connaissance du monde angélique est utile, c'est aussi pour être sur nos gardes. Car l’Écriture nous fait savoir que nous avons à combattre non pas contre des puissances charnelles, ni même simplement contre nos faiblesses psychologiques, mais contre un ennemi puissant, rusé et persévérant: Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer (1Pierre 5, 8).  
Il y a donc bien un esprit menteur et même, "père du mensonge" (Jean 8), le diable. Cela ne fait pas de lui le "dieu du mal" - loin s'en faut qu'il soit auteur de la création! - mais, seulement, une créature déchue et qui n'échappe pas à la souveraineté divine (voir annotations, n° 5, sur la providence).
Résister efficacement à cet ennemi, cela n'est possible ni par des armes temporelles, ni même par des leviers psychologiques ou par la philosophie mais par la prière, dans la foi. C'est ainsi que dans le Notre Père, notre Seigneur Jésus termine par ces mots: Délivre-nous du malin (Matthieu 6, 13).

Enfin, ces remarques sur le monde spirituel et les forces mauvaises nous obligent à mettre en garde contre le spiritisme, la voyance, l'astrologie et toutes les formes d'occultisme. Susceptibles d'entrainer de graves troubles ici-bas (possession démoniaque) ces pratiques entrainent aussi la damnation éternelle (Lévitique 18, 9-14 - Galates 5, 20, Apocalypse 21, 8).
Or, paradoxe (ou preuve de l'impiété de sociétés qui n'en sont plus à une contradiction près?) ces pratiques connaissent un succès croissant, auprès de nos contemporains - qui se disent trop cartésiens pour croire en Dieu(!)


Conclusion de la première partie
Si les âmes perdues sont à la recherche de secours auprès des esprits impurs et réprouvés, tel ne doit pas être notre cas, nous qui ne croyons, ou n'accordons de crédit, qu'à Dieu notre Père (en Latin, credo=je crois, de creditum, qui a aussi donné notre mot "crédit"), le seul vrai Dieu, principe, origine et maître de toutes les créatures.

Amen.

Bucer





samedi 18 juillet 2015

Le dilemme baptiste

"Refuser le Calvinisme, c'est refuser l’Évangile de Jésus-Christ".
C. H. Spurgeon, théologien baptiste.


Voici la démonstration de l'incohérence des mouvements baptistes.
Extrait de ce livre (à lire cet été) et qui abat les schismes baptistes:

Ou bien (les baptistes) veulent que le baptême soit utile et nécessaire (comme nous l'enseigne l’Écriture) et qu'ils sont les seuls à conserver la vraie pratique du baptême; et alors, en ignorant leur baptême (comme le firent les Pères de l’Église ou Jean Hus) voire, en refusant leur baptême (comme le firent Luther ou Calvin) nous devrions nous égarer, nous priver de bénédictions, voire du Salut.
Mais, dans ce cas, comment expliquer que (les baptistes) soient tributaires des travaux de nos théologiens? Et d'ailleurs, quel sens y aurait-il à soutenir que nos docteurs ont pu pénétrer les articles les plus élevés de la foi, sans comprendre le moins du monde les articles les plus élémentaires (cf. hébreux 6, 1-2)?

Ou bien ils veulent que le baptême ne soit ni utile, ni nécessaire, de sorte que nous puissions en effet très bien avoir le Salut et les dons du Saint-Esprit, au point d'être des docteurs dans l’Église et cela tout en méprisant et repoussant leur baptême (c'est-à-dire, selon eux: LE baptême). Mais, dans ce cas, ils dévalorisent horriblement le sacrement et ne suivent pas l’Écriture. Est-il supportable, écrit Calvin, que quelqu'un se vante d'être docteur en l’Église, avant d'en être membre à titre de novice? (Institution de la Religion Chrétienne, IV, xvi, 29)
Et surtout, dans ce cas, pourquoi vouloir tellement nous rebaptiser, vu que cela ne servirait concrètement à rien? Pourquoi agiter tant de troubles et de schismes pour un baptême qui n'est ni utile, ni nécessaire? Et pourquoi ne pas conclure avec les Quakers que le baptême est inutile et qu'il n'est nécessaire de baptiser personne? Et qui ne voit, maintenant, quel esprit fourbe se cache derrière toute cette affaire?

Bucer