Principe du discours dogmatique - Avant-propos
AVANT-PROPOS
L’intention qui a présidé à la rédaction du présent ouvrage est de détourner le lecteur d’une alternative aussi répandue que malheureuse : ou bien la lecture individualiste des Écritures, ou bien la lecture cléricale de ces Écritures. Le fruit de la première tentation consiste en la profusion des dénominations. Le fruit de la seconde consiste en une forme d’autoritarisme ecclésial (papauté).
Seule reste la lecture des Écritures à travers le prisme baptismal, source de communion dans la vérité 1. Car mettre en exergue ce lien réel (le baptême) qui existe entre les Écritures saintes et la confession de foi des chrétiens, c’est souligner l’unité tout aussi réelle qui doit en résulter pour eux tous (cf. Galates 2,9).
Ainsi, le lecteur ne trouvera pas autre chose dans cet ouvrage que le sommaire des articles renfermés dans le baptême, « Bible portative » qui initie chacun à la foi de tous. La quête de la cohérence de ces articles a ensuite guidé leur explication. Nous avons ainsi la pleine assurance d’avoir rendu un fidèle témoignage de la foi orthodoxe, ou plutôt à son objet : Notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils Unique de Dieu.
Cette dernière remarque nous amène à préciser la place qui revient aux sacrements (baptême et sainte Cène) dans notre pensée. Et surtout, à la place qu’il faut accorder au discours de l’Église sur les sacrements. Car les rites du baptême et la Cène ne sont pas en soi ce que les fidèles doivent connaître et ce en quoi ils doivent croire pour être sauvés. Dès lors, ce que nous disons sur les sacrements est secondaire par rapport à ce qui nous est dit par les sacrements au sujet de Jésus-Christ et de son œuvre de salut. Pour transposer les paroles de la confession d’Augsbourg (article 13), nous devons donc dire qu’on ne parle bien des sacrements « que quand on le fait pour éveiller et affermir la foi des fidèles ». Cela s’appuie sur l’exemple des saintes Écritures, en lesquelles les Apôtres ne donnent pas des cours magistraux de sacramentologie. Au contraire : ils ne traitent des sacrements que de manière incidente, dans le but de rappeler aux chrétiens quels grands bienfaits ils ont par la foi en Jésus-Christ, et quelles sont les exigences de leur vocation. Telle a également été notre démarche.
Enfin, si nos explications sont ponctuées de citations patristiques et de références confessionnelles, ce n’est ni pour faire croire à l’existence d’une parfaite unanimité patristique en faveur de chacune de nos croyances, ni pour recourir à un argument d’autorité contre d’éventuels opposants. Les citations patristiques sont produites dans un double but, à savoir :
– Illustrer notre propos par des formules qui ont fait date dans l’histoire de nos Églises.
– Indiquer qu’à défaut d’un parfait « consensus des pères » qui serait toujours discutable, le fil directeur de notre pensée remonte bel et bien aux anciens et traverse victorieusement les siècles.
Quant au Symbole et à ses précisions, ils sont les expressions solennelles et historiques des articles dont nous aurons préalablement établi la justesse. La légitimité qui leur est reconnue ici est donc celle de dire, et non pas de dicter, la foi de tous.
Notre prière est que ce travail puisse contribuer à édifier les âmes fidèles ainsi qu’à affermir la paix des Églises.
Seule reste la lecture des Écritures à travers le prisme baptismal, source de communion dans la vérité 1. Car mettre en exergue ce lien réel (le baptême) qui existe entre les Écritures saintes et la confession de foi des chrétiens, c’est souligner l’unité tout aussi réelle qui doit en résulter pour eux tous (cf. Galates 2,9).
Ainsi, le lecteur ne trouvera pas autre chose dans cet ouvrage que le sommaire des articles renfermés dans le baptême, « Bible portative » qui initie chacun à la foi de tous. La quête de la cohérence de ces articles a ensuite guidé leur explication. Nous avons ainsi la pleine assurance d’avoir rendu un fidèle témoignage de la foi orthodoxe, ou plutôt à son objet : Notre Seigneur Jésus-Christ, le Fils Unique de Dieu.
Cette dernière remarque nous amène à préciser la place qui revient aux sacrements (baptême et sainte Cène) dans notre pensée. Et surtout, à la place qu’il faut accorder au discours de l’Église sur les sacrements. Car les rites du baptême et la Cène ne sont pas en soi ce que les fidèles doivent connaître et ce en quoi ils doivent croire pour être sauvés. Dès lors, ce que nous disons sur les sacrements est secondaire par rapport à ce qui nous est dit par les sacrements au sujet de Jésus-Christ et de son œuvre de salut. Pour transposer les paroles de la confession d’Augsbourg (article 13), nous devons donc dire qu’on ne parle bien des sacrements « que quand on le fait pour éveiller et affermir la foi des fidèles ». Cela s’appuie sur l’exemple des saintes Écritures, en lesquelles les Apôtres ne donnent pas des cours magistraux de sacramentologie. Au contraire : ils ne traitent des sacrements que de manière incidente, dans le but de rappeler aux chrétiens quels grands bienfaits ils ont par la foi en Jésus-Christ, et quelles sont les exigences de leur vocation. Telle a également été notre démarche.
Enfin, si nos explications sont ponctuées de citations patristiques et de références confessionnelles, ce n’est ni pour faire croire à l’existence d’une parfaite unanimité patristique en faveur de chacune de nos croyances, ni pour recourir à un argument d’autorité contre d’éventuels opposants. Les citations patristiques sont produites dans un double but, à savoir :
– Illustrer notre propos par des formules qui ont fait date dans l’histoire de nos Églises.
– Indiquer qu’à défaut d’un parfait « consensus des pères » qui serait toujours discutable, le fil directeur de notre pensée remonte bel et bien aux anciens et traverse victorieusement les siècles.
Quant au Symbole et à ses précisions, ils sont les expressions solennelles et historiques des articles dont nous aurons préalablement établi la justesse. La légitimité qui leur est reconnue ici est donc celle de dire, et non pas de dicter, la foi de tous.
Notre prière est que ce travail puisse contribuer à édifier les âmes fidèles ainsi qu’à affermir la paix des Églises.
1Voir les schémas ajoutés en annexes (pages 108 à 110).
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