De Nicée II à la Confession d'Augsbourg
En 681 après Jésus-Christ, le sixième concile œcuménique marqua la fin d'une première période de travail dogmatique pour l'Église 1 . À travers sept siècles de controverses ardentes, l'Église avait précisé avec la plus grande minutie les termes de la foi pour laquelle ses confesseurs et martyrs avaient enduré la persécution : le Dieu trinitaire et l'unique Seigneur, Jésus-Christ, à la fois vrai Dieu et vrai homme. Cependant, l'essor du califat et l'émergence de la papauté moderne 2 annonçaient le crépuscule de l'empire et des structures de l'Église ancienne, ainsi qu'une période d'incertitudes et de troubles. Ces troubles devaient commencer avec la dogmatisation du culte des images, lors du deuxième concile de Nicée, prétendu septième œcuménique (787 après Jésus-Christ), et croître avec la querelle sur la procession du Saint-Esprit (filioque) et de l'autorité du pape. Nicée II : œuvre commune du clergé oriental et de la papauté naiss...
Commentaires
Reste à réunir en dehors de l'EPUdF tous ceux qui ne peuvent désormais plus y rester. J'aurais espéré que plusieurs des "attestants" auraient pu en être, mais je suis accablé de les voir ainsi préférer ce chemin de la honte. Il faut donc commencer à le faire sans eux.
Cependant, on peut leur faire confiance au moins sur une chose : ils ne se la passeront pas autour du cou...
Merci de partager avec nous vos observations et voici ce que j'ai à en dire:
1) Le message étant plus important que le messager, il semble évident que mon nom importe peu.
2) Il est évident que l'on peut toujours trouver prétexte à rejeter un message en s'attaquant aux manières de ceux qui le portent (cf. Matthieu 11. 18-19). Ainsi, je ne donne pas mon nom d'illustre inconnu, et vous m'en faites le reproche... mais si je donnais mon nom en bas de chaque message, ne dirait-on pas que je cherche à me faire une renommée?...
Je vous invite donc à juger d'après ce que nous écrivons, que ce soit sous couvert d'anonymat ou non (mon ami Alain a signé de nombreux articles en son nom).
Ensuite, concernant votre ministère dans l'EPUdF:
Il y a 29 ans que vous servez dans cette communion. Or, la décision du synode de Sète indique que cette communion va de mal en pis. Ce n'est pas pour vous accuser personnellement, mais il y a évidemment quelque chose qui ne tourne pas rond, dans cette histoire.
Et si vous voulez mon avis, tant que vous souffrirez des confrères qui se revendiquent cathares, non-trinitaires, etc. j'ai bien peur que, malgré toutes vos grandes résolutions, il ne faille pas s'attendre à autre chose, dans 29 ans, qu'à la bénédiction du polyamour (ou je ne sais quoi d'autre, que je préfère ne pas imaginer).
Vous dites aussi avoir discerné que votre mission est de rester dans l'EPUdF. Je vous rappelle (sans trop savoir si cela a du sens, puisque je ne sais pas quel statut vous reconnaissez aux confessions de foi) que, selon la confession des [vrais] Réformés de ce pays, ni la sagesse humaine (...) ni les visions (...) ne peuvent être opposés à (l') Ecriture sainte, mais qu'au contraire toutes choses doivent être examinées, réglées et réformées d'après elle. (Conf. Gallicana, 5)
Je vous le demande donc, Christophe Desplanque: est-ce que votre décision de cohabiter avec les cathares est fondée sur la parole de Dieu?
Pour finir, je pense que votre conclusion est fausse et que votre intervention sur ce blog en est la démonstration:
- Oui, nous faisons honneur au "mouvement confessant" en prenant la parole; et, plus important que tout: nous faisons honneur au Dieu Trinité, dont la Parole mérite mieux, dans une "Église", que d'être vaguement tolérée à côté de celle d'Arius.
- Je pense aussi que vous auriez mieux dormi si nous avions été des hallucinés invoquant des visions apocalyptiques pour dénoncer les communiqués bien timides des attestants; mais voilà: nos propos sont terriblement pertinents, fondés et rigoureux; ils le sont au point que vous avez ressenti le besoin d'intervenir ici afin de (tenter de) nous discréditer par un pur et vrai procès d'intention [au motif de mon anonymat]. Mais cela n'est pas prêt de nous intimider ou de nous faire reculer.
Bucer
C'est dommage que vous ayez ainsi stigmatisé l'anonymat des contributeurs, car vous n'avez sans doute pas pensé que, pour qui n'est pas pasteur, certains peuvent avoir, par exemple, quelques raisons professionnelles de ne pas mentionner leur identité. Mais, quant au fond, j'espère que vous saurez aller au-delà de votre irritation en face de commentaires certes sévères, mais qui ne le sont qu'à la mesure de la grande déception que votre groupe a pu aussi susciter.
Car de voir un si grand nombre de pasteurs estimés pour leur fidélité à l'Ecriture signer un texte qui se soumet de fait à une autorité d'église qui vient de démontrer le peu de cas qu'elle en fait est réellement bien douloureux, presque autant que la honte que beaucoup éprouvent désormais d'avoir vu souillé par le synode le vocable de "protestants".
Une vraie "protestation" ne saurait pour moi être cohérente sans se démarquer totalement de ce monstrueux contre-témoignage porté à l'Ecriture et au Seigneur Lui-même et c'est pourquoi je suis pour ma part profondément affecté de ce que les plus fidéles des pasteurs de l'EpudF aient ainsi fait le choix d'un tel compromis avec l'autorité contraignante de la "Sola Scriptura" de nos pères dans la foi. Essayez de le comprendre : mobiliser pour rester dans l'EpudF contre la vérité biblique sera pour vous un échec inévitable, tandis que nous aurons évidemment plus de peine à reprendre sans vous et même, d'une certaine manière, contre vous, le fambeau abandonné des Réformateurs. Pour ma part j'aurais aimé vous voir tous dire aussi "nous ne pouvons autrement".
Enfin, tout ceci est de tellement peu d'importance au regard du problème gravissime de la « bénédiction » qui a suscité articles et commentaires dans ce blog qu'on reste confondu qu'en une circonstance aussi grave, l'identité des contributeurs soit devenue un argument ...