En 681 après Jésus-Christ, le sixième concile œcuménique marqua la fin d'une première période de travail dogmatique pour l'Église 1 . À travers sept siècles de controverses ardentes, l'Église avait précisé avec la plus grande minutie les termes de la foi pour laquelle ses confesseurs et martyrs avaient enduré la persécution : le Dieu trinitaire et l'unique Seigneur, Jésus-Christ, à la fois vrai Dieu et vrai homme. Cependant, l'essor du califat et l'émergence de la papauté moderne 2 annonçaient le crépuscule de l'empire et des structures de l'Église ancienne, ainsi qu'une période d'incertitudes et de troubles. Ces troubles devaient commencer avec la dogmatisation du culte des images, lors du deuxième concile de Nicée, prétendu septième œcuménique (787 après Jésus-Christ), et croître avec la querelle sur la procession du Saint-Esprit (filioque) et de l'autorité du pape. Nicée II : œuvre commune du clergé oriental et de la papauté naiss...
Commentaires
C’est pourquoi, pour aussi scandaleuse qu’elle soit, la décision de la CEDH ne devrait pas nous surprendre. Cet organisme pétri de cette idéologie des Lumières d’où est issue la laïcité, nous confirme, s’il en était besoin, ce qu’est la véritable nature de la laïcité : une vraie religion, fille de l’esprit des Lumières, instrumentalisée par la Révolution Française et entretenue avec plus ou moins de zèle par les régimes suivants jusqu’à son officialisation en 1905.
Je crains donc que le souhait de l’honorable commentateur anonyme de voir un jour l’État reconnaître le fondement chrétien de la liberté de conscience ne reste lettre morte, aussi longtemps que la religion de l’État sera la laïcité.
https://www.lemonde.fr/emmanuel-macron/article/2018/11/05/macron-envisage-d-amender-la-loi-de-1905-sur-la-separation-de-l-eglise-et-de-l-etat_5378981_5008430.html
On peut donc avoir des doutes sur la capacité de la laïcité « à la française » à faire ce choix puisque sa prétendue neutralité lui a fait bannir une fois pour toutes le mot « choisir » de son vocabulaire.