S'il est aventureux d'extraire discrétionnairement un passage des Écritures pour en faire une assise doctrinale (exemple typique: Arius avec Proverbes 8, 22), il est au contraire très sage de considérer comme fidèle récapitulation des Écritures ce qui, dans les Écritures, est destiné à être extrait des Écritures, en vertu des Écritures elles-mêmes. De tels extraits sont constitués dans les sacrements (le baptême et la Cène) dont les paroles, les éléments et les actions sont inspirés - de manière à récapituler à chacun , dans l’Église, le propos infaillible autant que suffisant des Écritures divines. Par conséquent, la doctrine de la communion des baptisés est celle qui a été célébrée (et donc: réputée avoir été crue) partout, toujours et par tous , du fait même de ce baptême et de cette communion reçus par chacun. En ce sens, st Irénée affirmait de façon décisive que "Notre façon de penser s’accorde avec l’Eucharistie, et l’Eucharistie en retour confirme notre ...
Commentaires
Imaginons en effet que prises soudainement du remords de ne s'être consacrées jusque-là qu'à l'évaluation de la santé économique des Etats, les agences de notation décident de s'investir aussi dans l'évaluation de leur santé spirituelle et qu'elles commencent par l'Etat du pape ! Lui accorderaient-elles la prestigieuse notation? On peut en douter car ce n'est pas parce qu'ils sont du Sud de l'Europe que certains Etats ont du mal à « finir le mois » mais bien parce qu'ils sont catholiques romains ! La France il est vrai, bien que catholique elle aussi, s'en est plutôt « mieux sortie » sur le plan économique et social que ses coreligionnaires de l'Europe méridionale. On doit alors s'interroger sur la vraie nature du prix qu'elle a dû payer pour parvenir à cette meilleure situation. Si ce prix est celui de ses sanglantes et barbares révolutions d'où est issue sa laïcité post-révolutionnaire et foncièrement antichrétienne promulguée avant tout pour mettre à bas l'hégémonie de l'église romaine, il est permis alors de se demander si l'« avantage » acquis n'est pas plutôt une tragique chimère ? En effet, tous les moyens ayant été jugés bons pour libérer la société du joug obscurantiste du papisme, il fut abusivement décrété que catholicisme romain et christianisme ne faisaient qu'un, et qu'en réduisant le premier on amenait le second à s'éteindre de lui-même! Monstrueuse illusion !
Ainsi, si « les sudistes sont empêtrés dans la crise de la dette » comme le dit l'article belge, c'est à cause de la néfaste influence de la papauté qui a toujours eu la prétention de régenter autant les esprits que les affaires du monde.
Quant aux agences de notation, elles font bien de se cantonner au domaine économique, elles pourraient faire croire autrement à certains, qui le croient peut-être déjà, que l'Euro et Dieu ne font qu'un! Sinistre perspective !