La physique et la chimie ne sont pas tout...

 


  Beaucoup de controverses sacramentelles sont nées du fait que l'Occident médiéval a développé une dévotion eucharistique contemplative. Calvin écrivait ainsi que la superstition consistant à adorer le pain était la raison pour laquelle Zwingli et Œcolampade avaient dénoncé la croyance traditionnelle (Traité de la Sainte-Cène, 5).
  Mais la Concorde de Wittenberg, en énonçant le principe selon lequel il n'y a pas de sacrement en dehors de l'usage prescrit par le Seigneur (mangez, buvez...), a mis la cognée à la racine de ces dérives artolâtres. Ce faisant, la tradition protestante semble avoir simplement renoué avec la croyance de l'Orient - et certainement avec celle de l'antiquité - qui n'envisage pas de présence du Seigneur en dehors de la célébration liturgique. De même, que cette présence n'est pas destinée au bénéfice du pain, mais à celui de l'homme.
Dès lors, n'est-il pas vain de vouloir encore s'écharper, au nom des lois de la physique, sur la possibilité d'une présence qui dépasse de toutes façons tout l'ordre de la nature ?...

Bucerian 

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