Ce dimanche, les musulmans sont invités , par leurs représentants, à se rendre dans les églises pour assister au culte. Les musulmans sont décidés à venir pour exprimer leur compassion à l'égard des chrétiens, et nous devons saluer leur geste. Prions pour que ceux à qui ils témoignent une telle amitié n'agissent pas, à leur égard, comme des fourbes en omettant de leur témoigner de la compassion de Dieu pour les hommes, qui est manifestée en Jésus-Christ seul (Jean 3. 16). Prions pour que les musulmans entendent, donc, dans les églises, l'Évangile de Jésus-Christ / plutôt que des logorrhées à peine dignes d'un médiocre discours politique! Car, depuis l'assassinat du prêtre Jacques Hamel, à Saint-Etienne-du-Rouvray, on entend des voix annonçant un réveil prochain: "le sang des chrétiens", rappelle-t-on , "est la semence de l’Église" ! Mais en réalité, c'est la Parole de Dieu qui est la semence de l’Église! Si Dieu ne mépr...
Commentaires
Vous pensez bien que l'Eglise ne discerne pas le Canon Scriptuaire sans
en comprendre le contenu et pouvoir l'exposer, si bien que le Symbole de Foi découle nécessairement de l'Ecriture à la lumière de laquelle il se vérifie --autrement, la Bible ne serait plus juge de rien!
Quand au catéchisme, traitant de la Foi (développement des articles du Symbole), de la Loi (commentaire des 10 Commandements), de la Prière (commentaire du Pater) et des Sacrements institués par le Seigneur pour toute l'Eglise en chacun de ses membres, il est un très bon moyen d'instruire les gens de tous âges dans la foi.
Ne trouvez vous pas...?
20. Tous les hommes sont-ils donc sauvés en Christ comme ils étaient tous perdus en Adam?
Non! Mais ceux-là seulement qui lui sont incorporés par une vraie foi et s'approprient tous ses bienfaits.
21. Qu'est-ce qu'une vraie foi?
Ce n'est pas seulement une connaissance certaine par laquelle je tiens pour vrai tout ce que Dieu nous a révélé par sa Parole, mais c'est aussi une confiance du coeur que l'Esprit Saint produit en moi par l'Evangile et qui m'assure que ce n'est pas seulement aux autres mais aussi à moi que Dieu accorde la rémission des péchés, la justice et le bonheur éternels, et cela par pure grâce et par le seul mérite de Jésus-Christ.
Il me semble qu'une introduction au catéchisme d'Heidelberg serait utile.
Ou des liens de renvoi sur les confessions de foi historiques :
- Symbole de nicée constantinople
- catéchisme d'Heidelberg
- 39 articles (si ils existent en français)
Permettrait de mieux comprendre la "logique confessante" cet amour de la formulation précise qui ne se laisse pas non plus enfermer dans des formulations "toutes faites"..
A+
http://www.erq.qc.ca/francais/heidelberg_fr.html
cependant, les Symbole est déjà en ligne (le seul message du mois de Juillet);
Vous trouverez le catéchisme de Heidelberg en lien juste en dessous de la Sainte Bible, et les XXXIX Articles sont quand à eux dans le lien "Livre de prières de l'Eglise d'Angleterre".
Il me semble que la version française de 1662 du BCP est un peu ancienne.
Sur Justus.org il y a la version de 1928..
http://justus.anglican.org/resources/bcp/French1928/French_1928.htm
Cela pourrait être utile la traduction des 39 articles y date de 1789..
De plus c'est un BCP fait pour le culte dans les communautés francophones , et non une "traduction"
Je reprends l'approche du BCP (Book of the Common Prayers)
Une liturgie qui inclut un certain nombre de choses.
La foi n'est pas abstraite mais s'alimente à des rituels, des contenus transmis.
Il est important alors que le contenu de la liturgie professe l'entièreté de la foi de l'église..
Ce contenu étant expliqué dans le BCP , par un certain nombre de chapitres :
- liturgiques pour suivre les déroulements des cultes et l'administrations ses sacrements et rites sacramentels.
- bibliques dans le cadre d'un plan de lecture suivi
- catéchétique, (un catéchisme est joint dans le BCP)
- confessionnel (les 39 articles sont dans le BCP)
Par contre la confession de foi liturgique, la foi annoncée est celle du Symbole de Nicée/Constantinople.
Et n'a pas bougé, les 39 articles ne sont pas récités dans la liturgie, ce qui indique leur importance , et je ne connais pas d'église protestante qui réciterait (régulièrement) la confession de foi de Heidelberg ou de la Rochelle en plein culte..
Les 39 articles sont une explication, un contexte et même si nécessaire il serait bon de les reformuler.
Si je reviens sur la foi, la foi est elle seulement la signature des 39 articles? Ou est elle basée aussi sur la vie de la communauté qui lit la Bible, vit la Foi et enseigne le catéchisme.. Ainsi que sur la transmission de la communauté de siècles en siècles.
Le B.C.P. de 1662 est le seul conforme à l'édition princeps anglaise ratifiée...
AUDIO :
http://www.archive-host2.com/membres/up/800535098/FOI/20051215-Samarie-Quest_ce_quavoir_la_foi.mp3
Qu'est-ce "qu'avoir la foi" exactement ? Qu’est-ce qui fonde la certitude du croyant ? Comment sait-on qu'on a la foi ? En quoi la foi est-elle authentique ? Peut-on ‘tout’ croire ? Est-ce que cela vaut la peine d’avoir la foi ?
Choisissez, -- Que ce ne soit pas le Père : ou qui me donnera désormais l'assurance de mon pardon ? Que ce ne soit pas le Fils ; ou qui fera désormais l'expiation de mon péché ? Que ce ne soit pas le Saint-Esprit ; ou qui me prêtera, désormais la force de Dieu pour l'oeuvre de Dieu ? En m'ôtant le Père, le Fils ou le Saint-Esprit, vous m'ôtez mon pain quotidien...vous ne me l'ôterez pas ! « Notre Père qui es aux cieux,.... donne-nous chaque jour notre pain quotidien » ! Oh ! que je suis heureux de croire la Trinité ! plus heureux de l'annoncer !
Mais croyez-vous que l'Église se montre sur ce point plus traitable que moi ? Non, vous dis-je : il n'y a rien de saint et de fidèle dans l'Église à quoi votre proposition ne fît horreur. Cherchez plutôt qui l'agrée, cherchez de porte en porte, d'Église en Église, de siècle en siècle ! Ce ne sera pas un Thomas Chalmers, ni un Auguste Neander, ni un Alexandre Vinet, ni un Auguste Rochat, ni aucun de ces saints hommes de Dieu qui ont réveillé l'Église contemporaine. Ce ne sera pas un Calvin, ni un Luther, ni un Cranmer, ni un John Knox, ni aucun de ces serviteurs de Dieu qui rappelèrent, il y a trois siècles, l'Église déchue aux sources pures et primitives de la foi. Ce ne sera pas un Anselme de Cantorbéry, ni un Bernard de Clairvaux, ni un Hilaire de Poitiers, ni aucune de ces lumières qui ont percé la nuit obscure du Moyen Age. Ce ne sera pas un Augustin, ni un Chrysostôme, ni un Athanase, ni un Clément d'Alexandrie, ni aucun de ces Pères des premiers siècles révérés de l'Église universelle. Et qui sera-ce donc ? Un Socin, pour tout réformateur ; un Pélage, pour tout docteur ; un Arius, pour tout Père de l'Église ; -- eh bien ! faites cause commune avec ces noms lugubres, mais rompez avec l'Église fidèle de toutes les époques, de tous les noms, de toutes les communions ! Mais renoncez à trouver une place pour vous dans ce « seul troupeau », que Dieu a promis de rassembler un jour sous « un seul pasteur » ! Oui, et pensez-y sérieusement. Un temps viendra, temps d'amour, temps de grâce, temps de gloire, où les membres fidèles de toutes ces communions entre lesquelles l'Église chrétienne est aujourd'hui partagée se rassembleront pour former une seule Église n'ayant pour tout drapeau que Jésus-Christ seul. Sur quel terrain, je vous le demande, s'assemblera cette Église privilégiée des temps à venir ? Et quel autre en pourrait-elle trouver que ce fond commun qui leur est demeuré à toutes, malgré toutes leurs divergences, malgré les funestes égarements de quelques-unes, « le Dieu vivant et vrai, » Père, Fils et Saint-Esprit ? La Trinité, voilà le point de ralliement de toutes ces Églises ; la Trinité, voilà le commun trésor de tout le peuple de Dieu dispersé ; la Trinité, voilà la pierre d'attente que la main de Dieu a posée dès le commencement, a gardée au travers des siècles, pour y élever en son temps l'Église à venir : -- en la répudiant, vous répudiez l'espoir de cette Église unique à laquelle aspirent les âmes aimantes et fidèles disséminées dans toutes les communions ! (Adolphe MONOD/1869/Jésus-Christ baptisé ou la Trinité.)