mardi 9 mai 2017

Annotations sur le Credo (#25)





 "Nous croyons en l'Esprit saint."

Nous entrons dans la troisième et dernière partie du Credo, relative au Saint-Esprit et son œuvre.
Initialement, le texte du Symbole de Nicée (en 325) se terminait par cette simple assertion: Nous croyons en l'Esprit saint. Le Symbole attribué aux Apôtres se borne à la même déclaration succincte: "Je crois en l'Esprit saint" (*).

Une telle mouture permettait déjà d'affirmer la divinité du Saint-Esprit; car, croire EN n'est possible que si l'être cru est Dieu - ainsi que nous l'avons  expliqué précédemment.
Néanmoins, la perfidie et l’opiniâtreté de certains hommes (Tropiques, Pneumatomaques...) obligea le saint concile de Constantinople (en 381), dans la lignée du concile d'Alexandrie (en 362) à développer cette partie du Credo, pour et en établir cette mouture, définitive, que nous lui connaissons.

La Parole de Dieu nous enseigne en effet que, tout comme il y a un Père et qu'il y a un Fils, il y a un Esprit; il convient donc de rejeter les discours pernicieux de ceux qui veulent abolir la distinction de ces trois Personnes pour n'en faire que des noms et des titres vides, ou d'une seule et même personne (Sabellius, Praxeas, etc.)
Et tout comme le Père est personnel -- ainsi que le Fils -- de même l'Esprit, qui partage une même volonté, une même connaissance, une même sagesse, avec le Père et le Fils. On ne saurait donc recevoir les opinions fausses de certaines organisations, comme les Témoins de Jéhovah, qui prétendent que l'Esprit n'est qu'une force  aveugle, dénuée de volonté et d'intelligence (cf. 1Corinthiens 12.11).

Cet Esprit de Dieu, présent et agissant dès la première page de la Bible (Genèse 1. 2) est Saint, sacré; il est celui qui nous unis à Jésus-Christ et nous sanctifient en Lui.
Aussi convient-il que nous rendions grâces à Dieu pour ce don infiniment précieux et que nous nous gardions de l'attrister par nos pensées, nos paroles ou nos actes (Éphésiens 4.30).

Bucerian

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(*): Le Symbole des Apôtres poursuit avec l'affirmation de la croyance à l’Église, la communion des saints, la rémission des péchés, la Résurrection de la chair et la vie éternelle. 
Le Symbole de Nicée (produit du concile de ce nom), après avoir affirmé la foi en l'Esprit saint, poursuit par une condamnation de l'arianisme. Voici les termes de cette partie négative:
"Ceux qui disent : il y a un temps où il n’était pas : avant de naître, il n’était pas ; il a été fait comme les êtres tirés du néant ; il est d’une substance, d’une essence différente, il a été créé ; le Fils de Dieu est muable et sujet au changement, l’Église catholique et apostolique les anathématise."

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