dimanche 24 décembre 2017

Fête de la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ








Ne craignez point; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d'une grande joie:
c'est qu'aujourd'hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur.(Luc 2. 10-11)


Certes,  en notre monde sécularisé, la joie de Noël devient presque la dictature de réjouissances artificielles, fondées sur une pseudo-sagesse épicurienne: il serait question de se réjouir par la "féérie de Noël", sorte de symbole de "la beauté de la vie"...
Certains téléfilms, diffusés en cette saison, poussent la niaiserie jusqu'à inciter "les grands" à croire... au père noël! On comprend que les endeuillés ne soient pas d'humeur à participer aux célébrations si sordides de ce faux-évangile...




Quant à nous, nous vous souhaitons à tous une très joyeuse fête de la Nativité de Jésus-Christ, Verbe fait chair (Jean 1). Ceci n'est pas l'injonction de se réjouir artificiellement par un bonheur précaire, ou déjà perdu -- mais au contraire, l'exhortation à regarder vers le don de Dieu, consolation dans nos peines, nos afflictions et nos deuils: Dieu est avec nous (Matthieu 1).
Il n'est pas avec nous comme le supporter est (moralement) présent avec son équipe de foot, du haut de la tribune: il est avec nous au sens où il est personnellement venu sur le terrain, qu'il porte notre maillot (ou plutôt: qu'il nous donne de porter le sien) et qu'il lutte avec nous pour nous donner la victoire sur toute force de mort, par la foi en son nom.
Celui qui effacera nos larmes n'est pas un père noël à imaginer: il est réellement né.

Dieu avec nous (Matthieu 1)! 

Puisse ce mystère apporter consolation et joie à celles et ceux qui sont éprouvés par la maladie, les difficultés de la vie, la souffrance et le deuil.

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Et parce que notre intelligence, autant que notre cœur, a besoin d'être réchauffée par la Lumière de la Vérité chrétienne, voici la formulation unanime de l’Église, au sujet de ce grand mystère de l'Incarnation (Formule d'Union de 433, concluant les travaux du concile œcuménique d’Éphèse):
 Ce que nous pensons et disons au sujet de la Vierge Mère de Dieu et du mode de l'Incarnation du Fils unique de Dieu, nous le dirons brièvement et autant qu'il est nécessaire, non pour ajouter quelque chose, mais pour vous en assurer pleinement, comme nous le tenons depuis le commencement, pour l'avoir reçu des divines Écritures et de la tradition des saints pères, sans rien ajouter à la foi qui a été exposée par les saints pères de Nicée. Comme nous l'avons déjà dit, elle suffit à la connaissance de la vraie foi et à la réfutation de toute erreur hérétique. Nous parlerons donc sans avoir l'audace d'aborder ce qui est inaccessible, mais, en confessant notre propre faiblesse, nous fermerons la bouche à ceux qui veulent nous attaquer parce que nous scrutons ce qui est au-dessus de l'homme.

Nous confessons donc notre Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, Dieu parfait et homme parfait, fait d'une âme raisonnable et d'un corps, engendré du Père avant les siècles en sa divinité, et à la fin des jours le même pour nous et pour notre salut, né de la Vierge Marie en son humanité ; le même consubstantiel au Père en sa divinité et consubstantiel à nous en son humanité. Car des deux natures l'union s'est faite ; c'est pourquoi nous confessons un seul Christ, un seul Fils, un seul Seigneur. Et à cause de cette notion d'une union sans mélange, nous confessons que la sainte vierge est Mère de Dieu, parce que le Verbe de Dieu s'est fait chair et s'est fait homme, et que dès la conception il s'est uni le Temple qu'il a pris d'elle.
Quant aux expressions des évangiles et des apôtres au sujet du Seigneur, nous savons que les théologiens appliquent les unes indifféremment, parce qu'elles visent l'unique personne, mais qu'ils distinguent les autres parce qu'elles visent les deux natures, et qu'ils attribuent à la divinité du Christ celles qui conviennent à Dieu, et à son humanité celles qui marquent son abaissement.

Bucerian

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