mardi 7 mars 2017

Annotations sur le Credo (#23)






 "... il siège à la droite du Père."


Ayant reçu tout pouvoir (Matthieu 28: 18), Notre Seigneur siège à la droite du Père, c'est-à-dire qu'il exerce la domination divine (cf. 1 Rois 2.19/ Zacharie 6. 13), d'une façon générale, sur toutes les créatures (par sa puissance) et d'une façon particulière, sur l’Église dont il est le chef, et qu'il gouverne dans sa Grâce par Sa Parole et son Esprit.

Tout cela, le Christ l'exerce pour le bien de son Église et pour notre Salut: 

"A quoi nous sert cette seigneurie de notre chef, le Christ?

Premièrement, par son Saint-Esprit, il répand en nous, ses membres,  les dons célestes;
ensuite, par sa puissance, il nous protège et nous défend contre tout ennemi.
Catéchisme de Heidelberg, Q. 51."

C'est donc une grande consolation et une grande assurance, pour le Chrétien, de savoir que toutes choses sont dans les mains de son Seigneur. Un Seigneur puissant, qui fait concourir tous les évènements à son Salut éternel; un Seigneur très riche, qui le couvre de dons par son Esprit saint.

Mais il faut souligner ici que la puissance et les richesses dont nous parlons ne consistent ni dans une puissance politique (où la force publique serait chargée de faire régner l’Évangile) ni dans la communication de richesses charnelles, ou terrestres (telle que le Chrétien serait promis à une vie de célébrité milliardaire et immunisée contre toute maladie, comme le fait croire le funeste et mensonger "évangile de la prospérité").

Plutôt, les Écritures indiquent que le règne du Seigneur est un règne spirituel et que les dons dont le Christ nous enrichit sont tout aussi spirituels. Loin de chercher des trésors périssables, l’Église fidèle doit cheminer, ici-bas, sous la croix (Matthieu 16. 24). C'est donc dans un renoncement à nous-mêmes, à travers diverses peines et dans l'injuste réprobation de la part d'un monde impie, qu'il nous faut regarder à notre patrie céleste et éternelle.

Bucerian


Aucun commentaire: