lundi 8 août 2016

Annotations sur le Credo (22)





"Il est monté au ciel"

(partie 2)


"Jésus-Christ s'est séparé de nous de telle manière qu'il nous est présent d'une façon plus utile que quand il se trouvait sur terre, étant logé comme en un domicile étroit"

- Jean Calvin, Institution de la Religion Chrétienne.


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Le séjour de Jésus sur la terre appartient au passé mais --nous l'avons dit-- sa Personne et, même, sa présence, n'appartiennent pas au passé! Jésus n'est pas, comme César ou Napoléon, une figure morte. Son activité elle-même ne cesse pas!

Jésus est Sacrificateur pour toujours! (Hébreux 7. 17)

En tant que Sacrificateur, si Jésus a satisfait pour nous lorsqu'il était sur la terre (Hébreux 10. 14 / Hébreux 13. 12), il continue son ministère de Sacrificateur au Ciel, en intercédant pour nous (1Jean 2. 2 / Romains 8. 33-34).
Merveilleuse consolation pour ceux qui mettent leur foi en Jésus et qui l'invoquent: C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur (Hébreux 7. 25)!

Mais l'Ascension du Seigneur indique encore autre chose, d'une incidence spirituelle et pratique très forte, pour tous les chrétiens: tel Abel le Juste, le Christ ne bâtit pas une Cité de ce monde. Sa place et sa Cité sont dans les Cieux. Et la vocation de ses membres est d'être avec lui (Jean 14. 1-4).
En attendant l'accomplissement final de cette bienheureuse promesse,  les Chrétiens reçoivent l'Esprit du Seigneur (Jean 14. 16) qui les fait vivre avec et pour Lui, en vu de leur cité qui est céleste (Philippiens 3. 20), en renonçant à eux-mêmes et à ce monde (Colossiens 3. 1, ss).

N.B.: une telle vie sous la croix, un tel renoncement, ne sont pas défendables en dehors de la foi -- et de la foi en Jésus-Christ.
Ce n'est pas une philosophie, une morale, une éthique de vie qui se déduit de la raison ou que l'on peut faire adopter à quelqu'un par des déductions. Si l'on regarde un tel message avec les yeux de l'incrédulité, ce sera même une chose horrible et insupportable, de sacrifier la seule vie dont on dispose ici-bas, pour un royaume à venir.
Prendre sa croix pour suivre le Christ et s'offrir en sacrifice à Dieu ne peut donc s'envisager que par un puissant acte de foi en la véritable Résurrection de Jésus-Christ et de la véracité des Promesses relatives à Son royaume divin.
Et pour ceux qui croient et sont dans la communion bienheureuse du Fils de Dieu, ceux qui siègent déjà en espérance et en esprit avec Lui dans les cieux (Éphésiens 2. 6), la consolation que l'Esprit de Dieu apporte, malgré les épreuves et les sacrifices immenses de la vie chrétienne, est d'une valeur inestimable. C'est: la Joie.

Bucerian

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