jeudi 8 octobre 2015

Soutien aux victimes de l'intolérance




Faute, peut-être, d'intelligence, les dessinateurs de Charlie Hebdo n'hésitent pas à faire injure à des personnes qui, n'en déplaise aux nostalgiques de l'aktion T4, ont droit de vivre et de vivre dignement.

Bucer

2 commentaires:

yves a dit…

Vous avez bien fait de modifier, du coup vous pouvez supprimer aussi mes commentaires qui précèdent qui n'ont plus lieu d'être, mais, une fois encore, je vous remercie pour votre réaction justifiée à ce dessin de Charlie. Bien fraternellement.

Domus a dit…

Un dessin de presse ne se fait pas à la va-vite entre deux portes sur un coin de table. Il faut trouver l'idée, ce qui peut prendre du temps, passer à l'exécution, ce qui nécessite des crayonnés qu'on corrige, efface... bref, la création passe par différentes phases avant d'aboutir au dessin achevé. Cela devrait laisser au dessinateur le temps de se ressaisir, autrement dit d'évaluer la portée de ce qu'il est en train de faire pour renoncer à son projet. Mais pour qu'il en soit ainsi, un sursaut de sa conscience doit se produire. Faute de cette retenue, l'oeuvre suit son cours pour atteindre le but que s'est fixé l'auteur : faire rire de la souffrance des autres, comme si la souffrance était un sujet d'amusement, autrement dit ajouter de la souffrance à la souffrance. Combien de papas et de mamans d'enfants trisomiques auront pleuré en voyant cet insupportable dessin ? Et combien d'enfants trisomiques auront pleuré de voir sans comprendre leur parents pleurer une fois encore ?
Quant à trouver de l'intelligence chez son auteur... Ne la trouverait-on pas plutôt chez ceux dont il s'est moqué avec tant de cynique mépris?  (Ps 119, verset 130)