mercredi 15 juillet 2015

Annotations sur le Credo (7)



Nous croyons en un seul Dieu,

le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre,
de toutes les choses visibles et invisibles. 

La Création


La création est un article fondamental de la foi chrétienne.
Bien que la création soit l’œuvre de la Trinité tout entière, nous l'associons plus particulièrement à la Personne du Père, en tant que le Père est principe et origine de toute chose.

Contrairement à ce qu'ont cru de nombreux peuples, de nombreux philosophes et même de nombreux scientifiques, l'univers n'est pas éternel. Et la matière qui le compose non plus. 
Ainsi, lorsque nous disons que Dieu a créé le ciel et la terre, nous ne voulons pas dire que Dieu a agencé des éléments déjà existants (comme un sculpteur qui se contente de "créer" en taillant dans le roc qu'il trouve), mais qu'il a créé tout cela de façon absolue, à partir de rien (création ex nihilo). De sorte qu'aucune créature, aucune chose ne peut être regardée comme ayant sa cause et son principe en elle-même, comme ayant quelque chose de divin, mais que toute chose appartient au contraire à Dieu notre Père, qui en est le créateur et qui, seul, mérite notre adoration.
A ce titre, il convient de respecter cette création, de l'entretenir, d'en faire un usage raisonnable sans oublier de rendre gloire à Dieu pour le droit qu'il nous donne d'en user.
Il convient aussi de ne pas se substituer à Dieu et prétendre redéfinir ses lois.

De nos jours, le récit biblique de la création est présenté comme un mythe définitivement écarté par les découvertes scientifiques (darwinisme).
En rester à ce cliché (création = mythe ancien // évolution = science moderne) en revient à ignorer (ou à dissimuler?) le fait que la doctrine (infondée) en l'éternité du monde, la doctrine (délirante) de l'émergence de la vie à partir de la matière inerte, et celle (fantaisiste) du passage du stade animal à l'homme raisonnable, a été une croyance philosophique et mythologique (Anaximandre de Milet, Empédocle, etc.) avant de connaître une quelconque prétention de formulation scientifique. 
Loin d'être une découverte scientifique, le transformisme naturaliste n'est donc que le recyclage d'idées grotesques et surannées - comme la croyance en la génération spontanée, etc - que l'on a imposé et que l'on maintient à coup d'anathèmes plutôt que par la solidité des démonstrations scientifiques.

La plausibilité d'une théorie ou d'une vision du monde quelconque dépend donc bien plus largement du soutien social qu'elle reçoit que de son contenu empirique ou de sa cohérence rationnelle.
- Michaël Denton, L'évolution, une théorie en crise.

Libérés de la crainte servile dans laquelle une certaine communauté scientifique voudrait nous retenir (et au discours de laquelle certains sont tentés de s'accorder, d'une manière ou d'une autre) il nous reste à parler du premier homme, Adam, créé à l'image de Dieu.
En effet, alors que certains voudraient y voir une allégorie renvoyant, en fait, à un primate dépourvu de raison (!) nous pouvons et devons soutenir que l'homme a été créé par Dieu et qu'il fut, dans le Paradis, en un état d'intégrité et de noblesse qui n'a rien à envier aux hommes actuels, bien que cet homme intègre et innocent ne soit pas plus accessible aux investigations scientifiques que ne l'est le Paradis dont il fut chassé après sa rébellion.

Bucer




1 commentaire:

Anonyme a dit…

1- Excellent papier, très bien torché: chapeau!
2- Il faut noter, à propos du problème adamique, que les conséquences anthropologiques de la chute sont aussi inexprimables que les caractéristiques du corps glorifié, du Christ pascal.
3- La science "exacte" donne aussi dans l'invérifiable, avec son boson de Higgs, source prétendue de la masse des particules, dont on ne sait pourquoi il fournit des masses différentes, aux différentes particules atomiques...