vendredi 24 avril 2015

La Parole de Dieu et l'islam (2/3)

Première partie, ici.

II. Révélation et contrefaçon


Les disciples de Mahomet prétendent avoir une révélation et une religion plus pures que le christianisme, alors que c'est leur profession de foi qui associe le nom d'un homme à la divinité (1); de même, contrairement à l'islam, le christianisme n'associe pas des sources humaines et faillibles à la Parole de Dieu (2) et ces sources trahissent de multiples falsifications (3). Enfin, les disciples de Mahomet sont même contraints d'admettre que leur prophète fut séduit par le diable (4).


1. Jésus ou Mahomet

Puisque nous sommes accusés d'associer quelque chose à Dieu, à commencer par Jésus-Christ, commençons par considérer ce qu'il en est de l'islam.
Dans l'islam, Mahomet n'est pas considéré comme Dieu, mais comme un homme. Seulement un homme. Apparemment, les droits de la divinité sont jalousement gardés. Apparemment! Car la perspective devient très différente, lorsqu'on considère le rôle ou la place de Mahomet -- qui est comme le prophète suprême de l'humanité (et de fait, qu'est-ce que ses disciples apprennent et retiennent, sinon le seul coran?)
Or cela pose un grave problème, car on peut se demander: qui peut véritablement nous parler de Dieu, sinon Dieu lui-même?
Dans le christianisme, Dieu se révèle par lui-même (Jésus Christ étant Dieu).
Dans la religion de Mahomet, un ange envoie un message de la part d'Allah, lequel message est reçu et transmis par un homme.
Mais si une révélation implique une rencontre (du divin et de l'humain), quel est le point de rencontre de la religion islamique?
Nous disons de notre part que l'union de la nature divine et de la nature humaine, en la Personne du Fils unique de Dieu, est comme le ''lieu'' de cette rencontre: Dieu fait homme (Emmanuel = Dieu avec nous) révèle Dieu aux hommes.
Dans l'islam, le divin et l'humain restent plutôt comme deux lignes parallèles, qui ne se rencontrent jamais. Le lieu de la révélation, consiste donc dans un livre (le coran) et, il faut le dire, la conscience d'un homme (Mahomet) qui sont de fait (théoriquement pour le coran, pratiquement pour Mahomet) divinisés.

Donc, les musulmans qui refusent Jésus, Dieu distinct de Dieu le Père, réintroduisent un être incréé (coran) qui n'est pourtant pas Allah. Et avec ce livre divin, ils sont obligés d'élever son récipiendaire et prophète (sans lequel, après tout, rien ne serait connu), Mahomet.
Ne voyez-vous pas l'erreur?
Nous disons légitimement que Jésus-Christ est le Roi, le Prêtre et le Prophète suprême de l'humanité, celui qui donne la révélation finale et parfaitement fiable de Dieu, parce qu'il est Dieu: dire cela, ce n'est pas associer une créature à Dieu, mais, plutôt, c'est dire que Dieu se révèle Lui-même, par Lui-même; tandis que dans l'islam, c'est en définitive un homme qui, par l'intermédiaire d'un ange (!) nous donne une "révélation". Le résultat, c'est que dans le Credo du christianisme (Credo qui a une structure trinitaire), la foi est professée en Dieu le Père, Dieu le Fils, Dieu le Saint Esprit. Dieu seul est encore et toujours au centre de notre foi.
Qu'en est-il de l'islam?
Dans une même profession de foi, les disciples de Mahomet associent Mahomet et Allah (il n'y a de dieu qu'Allah et Mahomet est son prophète). 
Même pas "Il n'y a de dieu qu’Allah et le coran est sa Parole", non! Car en fait, si l'émetteur est Allah, il faut un récepteur, qui est Mahomet. Voilà le binôme révélant la tare inhérente à cette pseudo-révélation: l'être humain devra être associé au divin.

Qui sont maintenant les idolâtres, les associateurs? Ceux qui croient et confessent un seul Dieu en se fiant à Lui seul, ou ceux qui associent la connaissance de son nom à un homme élevé au-dessus du reste du genre humain?
Si le but de l'islam était de conserver jalousement le monothéisme, ne suffisait-il pas qu'il adopte la confession du judaïsme?

Écoute Israël, l’Éternel, notre Dieu est le seul Éternel!
(Deutéronome 6, 4)

Mais l'intention idolâtre d'associer le nom d'un homme à celui de Dieu a été plus forte. De sorte que leur "pur monothéisme" est en réalité une pure chimère: ce ne sont pas les droits et l'honneur de Dieu qui sont ici défendus, mais les droits et la gloire de Mahomet.


2. Les sources humaines de la tradition islamique

Poursuivons notre examen sur le crédit (ou plutôt: le discrédit) de l'islam. Le christianisme peut indiquer sa nature définitive et suprême en faisant valoir que sa doctrine lui vient d'une source supérieure aux anges: c'est le Fils de Dieu qui a parlé et a accompli toutes choses, dans le Nouveau Testament (Hébreux 1-2).
De plus, ce qui fait autorité dans le christianisme, c'est un canon biblique dont chaque livre est également inspiré par l'Esprit divin: les épîtres de Paul ne sont pas moins Parole de Dieu que celles de Pierre ou que la Genèse, etc.
Là encore, Dieu (et Dieu seul) nous parle de Lui: Toute Écriture est inspirée de Dieu, déclare st Paul (2Timothée 3, 15-16).
Lorsque je parle de Jésus et de sa vie, je me réfère donc à des livres (= les évangiles, etc.) qui ont valeur de Parole de Dieu. L'Esprit de Dieu, par l’Écriture qu'il a inspirée, nous montre Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui nous mène à Dieu le Père avec qui aussi Il nous réconcilie. De bout en bout, il y a donc Dieu et son autorité infaillible.
Mais dans l'islam?...
L'islam affirme que son coran, parole d'Allah, est éternel, préservé, etc.
Mais qu'en est-il des textes relatifs à Mahomet, comme par exemple les recueils d'Al Bukhari, ou de Muslim?
Est-ce là aussi la Parole infaillible d'Allah?
Est-ce là aussi une révélation céleste qui lie le croyant?
Non.
Les hadiths, ou dires du "prophète", sont-ils compilés dans le coran?
Sont-ils donc d'autorité divine?...
Non. Et pourtant, l'islam serait-il encore l'islam sans ces sources humaines?...
On trouve dans la confession de foi islamique l'association de la foi en un Dieu avec la créance que l'on porte à un homme (Mahomet). Et cette même juxtaposition de l'humain et du divin se retrouve dans tout le système religieux islamique, puisqu'à côté du coran, prétendu Parole de Dieu, on retrouve des textes indispensables à sa compréhension, mais qui sont, purement et simplement, des produits humains.
Que me dira maintenant le musulman sunnite si je lui dis, comme le font les chiites, que les écrits d'Al Bukhari, sur Mahomet, sont mensongers?
Est-ce un blasphème, un sacrilège?... Mais que faudra-t-il faire et dire, dans ces conditions, pour être un vrai homme de Dieu? Faudra-t-il allonger encore la profession de foi islamique en disant: je crois qu'il n'y a de Dieu qu'Allah, que Mahomet est son prophète et que Al Bukhari est son témoin fidèle?...

Ce serait substituer une trinité profane à la trinité divine.


L'islam, donc, ne veut rien associer à Dieu... sauf Mahomet.
L'islam ne veut rien associer non plus à la Parole de Dieu, "très noble coran", etc... sauf une multitude de sources humaines, pour nous faire connaître son prophète (!)
A la place de  la Sainte et mystérieuse union personnelle de la divinité et de l'humanité, en Christ, l'islam installe une association du divin et de l'humain.
Au lieu de recevoir la Parole de Dieu inspirée par Dieu, il préfère un livre prétendument incréé, qui se conjugue avec des œuvres intégralement humaines. Voilà l'assemblage grotesque que l'on oppose au Fils de Dieu, sous prétexte de vouloir sauver le caractère unique de Dieu et de sa Parole!


3. Valeur du coran et de la sunna

Nous avons soutenu jusqu'à présent que la Bible est la seule autorité en matière de foi et de morale et que ses parties sont dignes de foi parce que Dieu le promet, que la nature de la religion l'exige, que les mêmes textes (malgré le schisme judéo-chrétien) en apporte la démonstration évidente et que la diffusion des livres néo-testamentaires a rendu impossible leur falsification.
Enfin, que même le coran a été obligé de recourir au témoignage des Écritures, de sorte qu'il ne peut plus, ensuite, récuser leur autorité. 
Puisque, malgré tout cela, les disciples de Mahomet accusent fréquemment la Bible de ne pas être fiable, d'avoir été altérée, de ne plus être le texte original, etc. voyons combien leurs textes à eux sont dignes de foi: non seulement dans leur partie humaine (sunna) mais aussi dans leur partie prétendument divine (coran).

a) La sunna:

D'abord, dans la sunna, beaucoup de miracles sont attribués à Mahomet. On raconte qu'il aurait fendu la lune en deux, qu'une brebis et un rocher lui auraient parlé, etc.
Or, dans le coran (6, 37), c'est l'absence de miracles de la part de Mahomet, qui est expliquée avec embarras:


Et ils disent : "Pourquoi n'a-t-on pas fait descendre sur lui (Muhammad) un miracle de la part de son Seigneur? " Dis : " Certes Allah est capable de faire descendre un miracle. Mais la plupart d'entre eux ne savent pas".
Comment accorder du crédit à des versions si contradictoires?
Dans la Bible, par exemple, il est clair que Jean-Baptiste n'a produit aucun miracle, et nulle source ne rapporte le contraire. Mahomet, au contraire, a manifestement fait l'objet de légendes urbaines contradictoires, compilées par des auteurs ayant vécu parfois des siècles après sa mort.  
Au sujet de sa mort et de ses dernières exhortations, il y a également fort à dire: car de nombreux auteurs, même reconnus chez les sunnites, affirment qu'avant son décès, Mahomet a désigné pour successeurs les gens de sa famille, en l’occurrence, l'imam Ali (auquel se rattachent les musulmans chiites).
Pourtant, les partisans d'Ali (chiites)sont détestés par la majorité des mahométans dans le monde (les sunnites) qui alléguent que c'est plutôt leur communauté qu'il convient de suivre pour continuer de rester un vrai musulman (!)

Voilà le crédit de la sunna, par laquelle (notamment) on prétend renverser l'autorité du Texte Biblique!

b) Le coran

Les disciples de Mahomet prétendent que leur coran est plus digne de confiance que la Bible; autrement, ils seraient obligés de céder aux enseignements de Jésus, qui déclare qu'il doit être crucifié, donner sa vie pour beaucoup, etc.
Mais quel crédit a le coran?
Les suspicions sur le coran sont aussi nombreuses que légitimes:
Si l'on acceptait d'écarter les travaux universitaires qui le dénoncent comme une mauvaise traduction d'un lectionnaire syriaque, il resterait les questions posées par la tradition musulmane elle-même. A titre d'exemples:

1) On rapporte que 'Abd Allâh ibn Abû Sarh transcrivait le coran pour Mahomet en disposant les mots comme bon lui semblait. Et comme Mahomet ne s'en rendait pas compte, son secrétaire s'en moquait en disant: (Mahomet) ne sait pas ce qu'il dicte. Je transcris en son nom ce que je veux. Ce que j'ai transcrit m'a été révélé au même titre qu'à lui! (voir: Al Sîra, de Mahmoud Hussein, tome 2, partie 3, chapitre 1).

2) Les historiens s'accordent à dire que le coran que nous possédons a été compilé par le calife Uthman, bien après la mort du prétendu prophète; et que ce calife a fait détruire les textes qui ne correspondaient pas à sa version.
Quel droit avait-il de décider ainsi de ce qui est ou non la parole de son dieu?
Etait-il donc prophète, lui aussi?
Faudrait-il rallonger la profession de foi islamique en disant: Il n'y a de Dieu qu'Allah, Mahomet est son prophète, la version de son coran est celle publiée par Uthman et Al Bukhari est son biographe fidèle? 

Certes non, et cela pose des problèmes. Notamment, parce que leur tradition rapporte qu'un jour, un compagnon de Mahomet entendit un autre musulman réciter une sourate sous une forme différente de celle qu'il avait lui-même mémorisée.

Le premier fut si irrité qu'il pensa un instant se jeter sur le second afin de le battre; mais il préféra finalement l'emmener chez Mahomet. L'un et l'autre récitèrent alors leur sourate à leur manière et Mahomet leur dit qu'ils avaient raison tous les deux car "le coran a été révélé en sept lettres" (sic).
Si cela est vrai, pourquoi Uthman a-t-il détruit les textes qui ne lui convenaient pas?

3)  Les califes qui se sont autorisés à publier leur version du coran ont aussi raconté des histoires étonnantes. La preuve en est que les disciples de Mahomet ne savent même pas combien de versets ont été révélés à Mahomet et comment il faut décider de ce qui entre ou non dans le coran.
Ainsi, le calife Umar prétendait que Mahomet avait aussi donné un verset prescrivant la lapidation des adultères mais que ce verset avait été perdu avec d'autres. 
Mais, combien de versets ont ainsi été perdus? 
Est-ce là le propre de la parole de Dieu que de disparaître dans le néant?
En vérité, si des versets ont été perdus, alors, le coran n'est pas intangible. C'est la preuve qu'il n'a pas été spécialement préservé, que des hommes ont aussi bien pu le falsifier pour tromper ou pour modifier ce qui ne leur plaisait pas.


4. Valeur du prophète de l'islam

Les textes de l'islam ne sont pas les seuls que l'on est en droit de suspecter d'erreurs et de corruption.
La personne même de Mahomet est discréditée d'autant que, au début de sa carrière, il a enseigné l'idolâtrie la plus grossière (afin de gagner les gens de son clan), avant de se rétracter -- en alléguant que le diable s'était fait passer pour l'ange Gabriel.
Cette affaire des "versets sataniques" est relatée par Tabari; on y apprend que Mahomet enseigna (dans la sourate 53) qu'il était bon de vénérer des déesses en plus d'Allah!

Entre Jésus (qui n'a jamais été séduit par le diable: Matthieu 4) et Mahomet (dont ils sont contraints de confesser des erreurs monstrueuses) les islamistes préfèrent donc croire le second et accuser la Bible!
Chacun est libre de faire ce qu'il veut: le peuple de Jérusalem a bien préféré libérer Barabbas le criminel plutôt que d'éviter la crucifixion à Jésus, le Juste!
Mais, encore une fois: chacun devrait considérer qu'un jour, nous devrons, nous tous, rendre des comptes à Celui qui est la Vérité même; et ceux qui auront préféré des mensonges évidents à la pure doctrine divine devront aussi s'en expliquer en ce jour grand et redoutable où il sera trop tard pour se repentir.

La suite, prochainement...


Bucer

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