vendredi 14 mars 2014

Imposture ou laïcité?


                                                                    Imposture ou laïcité?



       Contrairement à ce qu’affirment les laïcards, la Bible n’est pas un texte sexiste ni tyrannique. Car, la Bible est profondément personnaliste. Plusieurs intellectuels l’ont démontré: Maritain (1943), Mounier (1948), Baubérot (2003).

       En premier lieu, le consensus chrétien, depuis près de deux millénaires, reconnaît le Symbole de Nicée-Constantinople comme la formulation exacte de la Parole de Dieu (Conseil œcuménique des Églises. Dunbar. 1993), attestée dans la collection de livres sacrés (72), agréée par tous (Traduction œcuménique de la Bible, 1975), la Bible.

       Or, de ce texte, c’est bien l’égalité baptismale, des hommes et des femmes (Gal.3/28, Col.3/11), qui prime toutes autres considérations ecclésiologiques. A ce titre, on comprendra pourquoi c’est en pays chrétiens, notamment protestants, que cette égalité a vu le jour (1920), tout comme la démocratie et les droits de l’Homme (G.B.1688, U.S.A.1776, Fr.1789).

       C’est pourquoi, je récuse l’analyse simpliste des laïcistes, qui confond institution et religion, en ce qui concerne le Christianisme. Car, si un dénominateur commun de la Foi chrétienne, comme le Credo et la Bible, a pu émerger et perdurer, en dépit des différentes époques et dénominations ecclésiales, alors il faut en conclure à la distinction radicale entre religion (vertical) et institution (horizontal).

       De sorte que, c’est grâce à cette différenciation, qu’il a été possible d’abstraire la notion de personne, du Christianisme, laquelle est à la base de la démocratie, dont la laïcité est la condition logique de possibilité, puisque la neutralité de l’État, quant à la délibération élective, exprimée par le caractère secret du vote, est une des pièces maîtresse du système démocratique.

       En effet, si tout citoyen est essentiellement un délibérant, l’exercice de sa citoyenneté ne peut se réduire à la seule période de votation. Par conséquent, l’État doit être neutre, impartial, en un mot, laïc, s’il veut être démocratique. Aussi, ce n’est pas le rejet de la religion chrétienne, qui conditionne la laïcité de l’État mais la démocratie. Au contraire, le Christianisme est intimement lié à la laïcité, dont il a été le vecteur historique.

       Aussi, la perspective adoptée par les laïcards, est profondément injuste et choquante. Elle relève plus de l’anti-christianisme primaire que de la santé mentale. C’est une telle approche qui tente de déloger le crucifix du salon bleu, pour exhiber le drapeau gay sur le toit de l’Assemblée Nationale du Québec…Ce n’est plus de la laïcité, c’est de l’imposture!

                                                                                                                                            
Athanasius

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