lundi 8 avril 2013

Livre sacré?

Une récente discussion avec  certains "évangéliques" (anabaptistes) a attiré mon attention sur la spiritualité qui existe (ou peut exister) dans certains milieux.

Mais avant de détailler, voici quelques-unes de leurs idées centrales:
 
--> On ne doit pas accepter de formulation ou de vocabulaire "non biblique" (exit le "consubstantiel", les "deux natures" et, selon les cas, le mot "Trinité".)
 
--> Tout héritage confessionnel est une "tradition", donc: à bannir.
 
--> Il faut croire en la Bible.
 
--> La liberté (individuelle) d'examen est un principe inséparable de la centralité biblique (puisqu'aucune "tradition" n'est admise).
 
[Et on aurait presque envie de dire: toute interprétation individuelle ressemblant trop à celle de la "tradition" chrétienne majoritaire, est suspecte: vous êtes un tradi mal dégrossi.]
 
 
Résultat de ces opinions:
 
1) Du principe selon lequel la Bible est la [seule] norme suprême (sola scriptura), on passe au principe du "moi seul avec ma Bible".
2) Une confession commune, fondée sur la Bible devient impossible: elle serait, par définition, distincte de la Bible.
3) Puisque ce qu'ils comprennent de la Bible relève d'une interprétation individuelle, il peut exister 1000 lectures différentes. Mais nous apprenons que ce n'est pas grave, car en définitive, ça reste "la Bible".

Mais dans ce cas, les "Oneness Pentecostals" et autres Unitariens ne doivent-ils pas être tenus pour des frères?
Certains n'ont pas hésité à me confier que si. Car, s'ils sont "éloignés" et ont "beaucoup d'erreurs", ils croient quand même à la Bible, et ça, "c'est le plus important".



Contre tout cela, il faut garder à l'esprit que si pour nous aussi la Bible est importante et même centrale, c'est, néanmoins, en tant que moyen plutôt que comme une fin.
En effet, ce qu'il faut recevoir, croire, confesser à salut, ce n'est pas "la Bible" mais Jésus-Christ (Jean 20. 30-31).





Or il y a un abîme entre recevoir LE Jésus que nous présente la Bible (Jean 5. 39) et se forger UN Jésus (quand bien même notre raison et notre imagination élaboreraient ce "christ" à partir d'éléments bibliques -- Matthieu 16. 13-20).

Donc, si c'est bien ignorer le Christ que d'ignorer les Ecritures (st. Jérôme), ce n'est sans doute que de l'idolâtrie lorsqu'on met le livre à la place du Seigneur dont il témoigne.

Bucer

 
 
 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Le Symbole de Nicée-Constantinople inaltéré(381) est la compréhension commune de la Bible (Canon), son exégèse de base, depuis 2000 ans. C'est pourquoi, il est symbole, signe de reconnaissance. La Bible est canonique, autrement dit: règle de Foi. Elle est le critère ultime de la Foi formulée(symbole). Sinon, utilisée de façon gnostique, individuelle, est n'est plus règle de quoi que ce soit. Car, ultimement, c'est le libre-examen qui tranche, dans ce cas...