lundi 14 janvier 2013

Octave du Baptême de Jésus-Christ


Le mythe de la rémanence sacramentelle
 
 
 
 

       En effet, voilà le nerf du contentieux qui nous oppose au cléricalisme de tout acabit : les espèces des sacrements demeurent-elles consacrées, après le geste sacramentel? Car, s’il en est ainsi, c’est toute la conception du ministère-et du salut- qui est en cause.

       A ce titre, tout ministre, partisan de la rémanence sacramentelle, se doit de nous expliquer pourquoi, si les espèces eucharistiques demeurent consacrées, après la manducation sacramentelle, pourquoi il n’est est pas ainsi pour l’eau du baptême?  Or, en cas de baptême d’urgence, même l’eau d’un aqueduc suffit, pourvu que les paroles sacramentelles soient exprimées. Par conséquent, c’est, donc, lors du geste sacramentel que l’élément baptismal est consacré, ni avant ni après lui. Sinon, l’efficacité du baptême nous obligerait, absolument, à puiser, au sein d’une fontaine d’eau pascale, pour l’assurer. Alors, pourquoi, n’en serait-il pas de même des espèces eucharistiques? De sorte que, si toute réserve d’eau baptismale est facultative, il  doit en être de même des espèces eucharistiques.

       En conséquence, tout baptisé peut être ministre du baptême et de l’eucharistie, puisque seules les paroles d’institution, qui impliquent le geste sacramentel, réalisateur du fugitif moment consécrateur, sont nécessaires. De sorte, que le ministère, d'aucun homme en particulier, n’est indispensable au salut, seul l’Évangile et la Foi le sont, selon Gal.1/8-9, entre autres.
 
Athanasius
 

4 commentaires:

Anonyme a dit…

D'ailleurs, le nerf du Baptême, c'est l'Invocation Trinitaire. Car, elle signifie que par notre conformité au Christ, signifiée par le geste baptismal (mort/immersion, résurrection/émersion), réalisée par la foi seule en J-C, Dieu est notre Père, Créateur, Fils, Rédempteur, et Esprit-Saint, Sauveur. Dans cette perspective, le Baptême, véritablement, nous sauve (Jn.3/1-21, Mc.16/15-16, Mt.28/19 etc...).

Anonyme a dit…

Vous voulez dire qu'il n'y a pas de caractère indélibile conféré par un sacrement de l'ordre?

Anonyme a dit…

Le seule caractère indélébile que je connaisse, c'est celui du Baptême. Car, "il y a un SEUL baptême pour la rémission des péchés". (Symbole de Nicée-Constan tinople, Eph.4/4-7).

Anonyme a dit…

Bien dit.