lundi 7 mai 2018

Evangile et Liberté (5/5)

Le cinquième et dernier dogme promulgué par la secte libérale est que les hommes et les femmes sont tous, sans distinction, enfants de Dieu, et que le service du prochain paraît toujours supérieur à l'exactitude des discours sur Dieu.

A l'examen, on se rend vite compte que l'opposition entre le service du prochain et l'orthodoxie est, une fois encore, un écran de fumé, un problème imaginaire inventé de toutes pièces par un courant haineux de la vérité, qui cherche n'importe quel prétexte pour s'en débarrasser.
Qu'on nous dise en quoi l'excommunication des ariens, des nestoriens ou des libéraux empêchera un orthodoxe de donner du pain à celui qui a faim! Qu'on nous dise aussi en quoi l'orthodoxie desservira les intérêts légitimes du prochain!
Bien au contraire, puisqu'il est de l'intérêt de tous de connaître le vrai Dieu et son Christ (Jean 17: 3), de garder l’Évangile dans sa pureté (1Corinthiens 15: 2), au risque de finir séparé de Dieu pour toujours (Galates 1: 8-9), l'orthodoxie et son enseignement sont un service rendu au prochain. Seuls les meurtriers des âmes peuvent se féliciter de la disparition d'un tel bien.

Mais il y a plus grave encore. La secte libérale affirme, de concert avec le parrain de tous les apostats, que "les hommes et les femmes sont tous, sans distinction, enfants de Dieu".
Est-ce vrai?
Est-ce que cet évangile, aussi nouveau que faux, aide et sauve le prochain?
Non.
Ce faux-évangile, typiquement pélagien, injurie et renie le Christ autant qu'il enfle l'orgueil et la présomptueuse impiété des misérables pécheurs. Il n'est pas vrai du tout que tous les hommes et toutes les femmes sont indistinctement enfants de Dieu! 
Par nature, c'est-à-dire de naissance, tous les hommes naturellement issus d'Adam sont au contraire des enfants de colère (Éphésiens 2: 4) qui ont pour père le diable (Jean 8).
" Nous enseignons que par suite de la chute d'Adam, tous les hommes nés de manière naturelle sont conçus et nés dans le péché ; ce qui veut dire que, dès le sein de leur mère, ils sont pleins de convoitises mauvaises et de penchants pervers.  Il ne peut y avoir en eux, par nature, ni crainte de Dieu ni confiance en lui.  Ce péché héréditaire et cette corruption innée et contagieuse est un péché réel, qui assujettit à la damnation et à la colère éternelle de Dieu tous ceux qui ne sont pas régénérés par le Baptême et par le Saint-Esprit.
     Par conséquent, nous rejetons les Pélagiens et autres qui, au mépris de la passion et du mérite de Christ, rendent bonne la nature humaine par ses forces naturelles, et soutenant que le péché originel n'est pas un péché." (Confession d'Augsbourg, article 2).
Aussi devons-nous prêcher fidèlement le saint Évangile, puissance de Dieu pour le Salut de quiconque croit, et selon lequel "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle".
Jean 3: 16.


Bucerian



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