mardi 29 mai 2018

Concorde de Wittenberg, 482 ans


 29 mai 1536 

Nous avions déjà édité sur notre blog les articles de Marbourg par lesquels les Protestants de tous horizons s'étaient entendus sur l'ensemble des articles de foi (les 14 premiers articles), excepté la présence réelle dans la Cène (2e partie de l'article 15).

Après la mort brutale de U. Zwingli et J. Oecolampade en 1531, et les efforts de dialogue de M. Bucer --et surtout: grâce à Dieu!--, non seulement les suisses firent des progrès significatifs dans leur Confession Helvétique de 1536 (que Luther salua après que Bucer lui ait fait lire), mais encore, l'ensemble du Protestantisme exprima son unité dans la Concorde de Wittenberg, la même année (80% des Protestants se trouvaient ainsi unis derrière la Confession d'Augsbourg, selon P. Chaunu, dans le temps des Réformes).

La Concorde de 1536 est composée de trois petits articles, concernant l'eucharistie, le baptême et la confession. C'est toutefois le premier de ces trois articles qui est considéré comme fondamental (sur le reste, les Réformateurs n'ayant fait que réaffirmer les positions communes déjà anciennes, ainsi qu'en témoigne Marbourg).


Cette Formule de Concorde nous paraît fondamentale pour permettre au Protestantisme évangélique de s'épanouir et de s'affirmer, à la fois face aux sectes radicales et face au papisme, ainsi que le notait Martin Luther, dans une lettre au Duc Albert de Prusse (le 6 mai 1538):


"Les Suisses, qui jusqu'à présent n'étaient pas d'accord avec nous sur la question du Saint-Sacrement, sont en bon chemin; Dieu veuille ne pas nous abandonner! Bâle, Strasbourg, Augsbourg, Berne et plusieurs autres villes se sont rangées de notre côté. Nous les recevons comme frères, et nous espérons que Dieu finira le scandale, non pas à cause de nous, car nous ne l'avons pas mérité, mais pour glorifier son nom et faire dépit à cet abominable pape. La nouvelle a beaucoup effrayé ceux de Rome. Ils sont dans la terreur et n'osent assembler un concile."
(source: Mémoires de Martin Luther écrits par lui-même, traduits et mis en ordre par Jules Michelet ; MERCURE DE FRANCE, page 356)

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Bucerian

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