dimanche 15 avril 2018

Evangile et Liberté (4/5)


Quatrième dogme du libéralisme: la valeur relative des institutions ecclésiastiques.
Autrement dit, les Églises seraient "utiles pour aider chacun à forger ses convictions" mais n'auraient pas à "imposer des normes de convictions ou de comportements". Elles seraient simplement là pour "relayer l'effort de Dieu pour nous rendre plus humains"...

Pas de norme de convictions ou de comportements: voilà la norme que l'individu libéral veut imposer à l’Église, afin de la convertir à ses propres convictions et comportements. Cela est peut-être légitime dans l'esprit capricieux des impies, mais ne  l'est pas au regard des Écritures saintes.
Pas de norme de convictions ou de comportements: voilà la norme des hordes de sans-Loi, autrement dit d'apostats, qui métastasent de nos jours avec la prétention frauduleuse d'être "chrétiennes", et "protestantes historiques" (sic). Tel est le cas, en France, d'organisations comme l’Église Protestante Unie de France, en tout soumise à cet esprit relativiste.
Pas de norme de convictions ou de comportements: cette revendication illégitime, chers amis, ne participe en rien à un quelconque "effort de Dieu de nous rendre plus humains", mais à l'effort des esprits immondes pour rendre l’Église plus mondaine, plus démoniaque. Pour tout dire: de la faire mourir.

Si l’Église était une simple juxtaposition d'individus, sans autre lien que le fait de se tenir dans une même salle pour méditer, les revendications individualistes des ceux qui ne font pas partie du corps du Christ seraient peut-être envisageables (ce n'est d'ailleurs sans doute pas un hasard si les quakers n'acceptent si souvent de se baigner que dans fange libérale).
Seulement voilà: l’Église est un corps, un organisme et une société, "visibilisée" par la célébration des Sacrements institués par le Fils de Dieu: le saint Baptême et la sainte Cène.
Lequel de ces Sacrements peut-il être célébré dans la solitude?
Aucun.
Or, une communauté qui se manifeste dans des rites sans en avoir une commune compréhension, c'est, ou bien une peuplade superstitieuse (convaincue du bienfait surnaturel d'un rite, du seul fait qu'il est accompli) ou bien une société séculière (célébrant des rites de passage ou d'appartenance, sans contenu spirituel).
Que les libéraux choisissent s'ils sont des obscurantistes ou des athées (à nos yeux, ils sont les deux à la fois), mais une Église qui célèbrent le Sacrement Trinitaire (Baptême) doit être un organisme dont les membres professent la foi Trinitaire; et là où l'on partage le corps et le sang du Ressuscité (Eucharistie), doit exister la foi en l'Incarnation du Verbe et son œuvre de salut des pécheurs.
Enfin, là où l'on prétend connaître Dieu, on est en droit d'éloigner de ses Mystères ceux qui le renient par leurs œuvres manifestement abominables et leurs mensonges.

Bucerian






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