dimanche 31 juillet 2016

Annotations sur le Credo (21)






"Il est monté au ciel" - partie 1


Un cosmonaute soviétique, revenant d'une mission dans l'espace, a dit n'y avoir point vu notre Seigneur.
Vrai est que, si l'Ascension devait consister en une grossière élévation, quantifiable en kilomètres -- Jésus siégeant, tel un satellite géostationnaire, en un point précis de la stratosphère -- le christianisme serait à rejeter au moins autant que les mythologies relatives aux dieux de l'Olympe.
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Pour ne pas sombrer dans de telles caricatures, et pour ne pas sembler contredire la Promesse du Fils de Dieu relative à sa Présence (Matthieu 28: 20) certains ont été enclins à se figurer une ascension qui correspondrait davantage à une atomisation du corps du Christ. Après tout, le Christ siégeant à la droite du Père, et le Père étant partout, le Christ n'est-il pas nécessairement partout?... 
Mais c'est un principe de notre foi que le Fils de Dieu a assumé la nature humaine -- dont un vrai corps -- et que, même glorifié, le corps du Christ reste un vrai corps, avec les caractéristiques d'un véritable corps, notamment: ses dimensions et ses mesures.
L'absence physique du Christ, que nous pouvons constater depuis l'Ascension, ne consiste donc pas en ce que le Seigneur se dissimulerait simplement à nos yeux, ni en ce que son corps aurait cessé d'être un vrai corps pour devenir similaire à un fantôme.

Mais comment comprendre, alors, que Notre Seigneur Jésus est monté au ciel?
Sans doute, son élévation physique, sous les yeux de ses disciples, fut-elle la manifestation du fait qu'il ne serait désormais plus question de le chercher ici-bas; sans doute étais-ce, aussi, la manifestation de son élévation dans la gloire. Pourtant, ce n'est pas la grande distance qui empêcha finalement les disciples de voir le Seigneur, mais une nuée (Actes 1. 9), parce qu'en définitive, Notre Seigneur n'est pas allé quelque part ailleurs, plus loin, dans notre univers, mais simplement "ailleurs", comme en un autre monde, dans un temple qui n’appartient pas à cette création (Hébreux 9: 11, 24).
Par conséquent - en matière eucharistique - si le corps du Christ est "aussi éloigné des éléments terrestres que le plus haut du ciel est éloigné de la terre", pareille expression ne peut s'entendre, en définitive, que d'une distance qualitative -- et non physique.

Impossible, pour nous, de nous représenter ce ciel où le Christ est monté -- de sorte à ne plus nous être présent comme un prochain (Mathieu 26: 11), mais d'où il continue d'être présent avec et en nous, par l’œuvre incompréhensible de son Esprit.
Cela, seule la foi peut le saisir, dans la mesure qui convient à chacun, pour susciter la prière et l'adoration.

Bucerian






2 commentaires:

Méta Phrase a dit…

Grosso modo, le Symbole, inaltéré, de Nicée-Constantinople est une formulation suffisante de l’Évangile, conforme aux Écritures. A ce titre, quatre précisions ont été nécessaires, entre 325 et 1536, qui furent l’objet de conciles, afin d’en saisir la cohérence.

A- Un seul Dieu Père, auquel se réfèrent le Fils et le Saint-Esprit, d’où l’usage de la notion de "relation" pour exposer le dogme trinitaire.

B- Un seul Jésus-Christ, Vrai Dieu et vrai homme, selon l’élucidation du concept de "Personne", impliquée par le vocable de "Fils unique", afin d’expliciter le dogme de l’Incarnation

C- Un seul Baptême pour la rémission des péchés, d’après l’idée de "salut par la Foi seule", foi pénitente, foi trinitaire, compte tenu de l’exclusivité viagère du salut baptismal, dans le but d’expliquer la Rédemption.

D- Une seule Église universelle, d’où l’inspection du terme "cat-holique", pour illustrer l’unité de l’Église, au moyen de l’unité de la Foi de toujours, attestée par l’Écriture et transcrite par ledit Symbole.

C’est la raison pour laquelle, je me proclame catholique, en tant que pro-testant, parce que ma doctrine n’est jamais qu’une déclinaison de l’unique Symbole de Foi, conformément aux saintes Écritures.

Méta Phrase a dit…

La Foi seule peut saisir l'Ascension, d'autant que c'est le MÊME Esprit Saint, qui crée la foi, qui a ressuscité Jésus-Christ!