samedi 2 janvier 2016

Annotations sur le Credo (15)




- La naissance virginale:

 (...) est descendu des cieux, s’est incarné par le Saint-Esprit, de la Vierge Marie et s’est fait homme.

Une doctoresse libérale (c'est-à-dire: une gnostique) affirmait un jour que l'article de la naissance virginale de Jésus-Christ était une fable pieuse, inventée par les évangélistes Luc et Matthieu dans le but de magnifier la naissance de Notre Sauveur.
Ils auraient ainsi recyclé les mythes païens (conception d'Hercules, etc.), pour être compris par les hommes de leur temps (excepté Ebion)... Mais cette grande doctoresse notait aussi que cette histoire avait fait grand tort au regard porté sur la sexualité, chez les chrétiens, si bien qu'il nous fallait maintenant nous résoudre à l'aborder comme des hommes du XXIe siècle, c'est-à-dire: comme de bons gnostiques.

Contrairement aux ennemis de nos âmes, nous devons avoir conscience que le dogme de la naissance virginale du Fils de Dieu n'est pas une croyance naïve pour des mentalités archaïques, ni une pudibonderie névrotique cherchant à salir la sexualité.
Car, contrairement aux errements de certains synodes gnostiques, les Écritures saintes enseignent clairement que l'acte sexuel est lié à la procréation et que tout cela a été voulu et béni par le Dieu très bon (Genèse 1/26-31).
Si, donc, l’Écriture sainte affirme la naissance virginale de Jésus-Christ (selon Esaïe 7/14, Matthieu 1 et Luc 1 et 2) ce n'est ni par naïveté, ni (ce serait plus grave!) par astuce (cf 2Pierre 1/ 16) mais parce que ce mystère est réellement advenu et parce qu'il était convenable à la mission du Sauveur.

Souvenons-nous, en effet, de la situation de l'humanité à l'égard du péché:  tout ce qui sort naturellement, ou ordinairement, d'Adam a été contenu et représenté en lui, dans l'épisode de la Chute, et s'en trouve entaché de sa faute.
Une telle situation ne convenait certainement pas à Celui qui devait, tel un Agneau sans défaut et n'ayant jamais connu le péché, se donner en Sacrifice pour le péché. Il fallait, donc, que Christ soit conçu par un acte extraordinaire de Dieu et soit ainsi un nouvel homme, un nouvel Adam, capable de sauver ceux qui étaient perdus dans l'ancien (1Corienthiens 15/22; Romains 5...)
Pourtant, il fallait aussi que Christ assume ce qu'il venait sauver et qu'ils soit fils de David, fils d'Abraham. Aussi ne fut-il pas tiré de la terre vierge pour être le père naturel d'un nouvel organisme, comme le premier Adam (Genèse 2) mais il fut tiré d'une Vierge dont il prit la nature - et non la faute -, ainsi que le notait, au IIe siècle, st Irénée de Lyon:

Or, d'où provenait la substance du premier homme ? De la volonté et de la sagesse de Dieu et d'une terre vierge. C'est donc tandis qu'elle était encore vierge que Dieu prit du limon de la terre et en modela l'homme pour qu'il fût le point de départ de l'humanité. Comme c'était cet homme même qu'il récapitulait en lui, le Seigneur reçut donc une chair formée selon la même économie que celle d'Adam, en naissant d'une Vierge, par la volonté et la sagesse de Dieu, afin de montrer lui aussi une chair formée d'une manière semblable à celle d'Adam et de se faire cet homme même dont il est écrit qu'il était, à l'origine, à l'image et à la ressemblance de Dieu.

Laissons donc les sorciers gnostiques à leur imagination et préférons suivre l'enseignement de la Parole de Dieu pour adorer le Sauveur du monde, qui n'est pas un pécheur parmi les autres (ce que l'on ne peut pas penser sans blasphème) ni un innocent parmi les innocents (ce qui reviendrait à nier notre besoin d'un Sauveur) mais qui est le Fils de Dieu et le seul accès au Père.

Bucerian


1 commentaire:

alain a dit…

Nul gnostique ne saurait être docteur, seulement faux-prophète...