vendredi 3 avril 2015

Vendredi Saint




Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
Jean 3, 16.

Dieu n'est pas seulement Miséricordieux. Il est également Juste: Sa Justice mérite d'être exercée. Il est également Saint: Il ne peut tolérer en Sa Présence ce qui est souillé.

Ainsi, puisque l'homme s'est rebellé contre Dieu et a mérité de subir Son insurmontable Colère; puisque l'homme s'est corrompu et a mérité d'être banni à jamais de la présence de Dieu, Dieu n'a pas voulu présenter à l'homme une "miséricorde" bon marché, négatrice de Sa Justice et oublieuse de Sa Sainteté.
Ce qui était du devait être payé, et allait l'être. Non pas par l'homme, ruiné, mais par Dieu Lui-même qui, en la Personne de Son Fils Unique, a assumé notre nature:
De la Mère du Seigneur fut assumée la nature, non la faute, écrivait, avec la plus grande précision, l'évêque de Rome de Léon le Grand dans son Tome à Flavien (Les conciles œcuméniques, T 2, Alberigo, Cerf, 1994, Paris).
Aussi, à la volonté pervertie du premier homme, allait répondre la volonté humaine assumée par le Fils de Dieu (volonté toujours docilement soumise à sa volonté divine -- Matthieu 26, 39), qui, vrai Dieu et vrai homme, a réalisé en sa personne et sur la croix, l'alliance entre Dieu et les hommes. 

Chef et prêtre Suprême de l'humanité, le Christ, Dieu-Homme, s'est ainsi substitué aux coupables, sur la croix, en souffrant pour eux un Sacrifice d'une valeur infinie, puisque divin.


Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l'angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu'il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu'il n'eût point commis de violence Et qu'il n'y eût point de fraude dans sa bouche. Esaïe 53, 4-9
Rendons grâce au Seigneur pour Son amour infini et ne cherchons pas ailleurs que dans Sa Passion, dans Son Sacrifice Unique et aucunement réitérable de la croix, notre Salut.

Bucer

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