mercredi 4 décembre 2013

Synthèse des Symboles de l'Eglise Chrétienne


Voici une tentative de résumé des grands dogmes, à partir d'une bonne poignée du Quicumque, une autre des Articles de Smalkalde quelques pincées de la Confession d'Augsbourg et de la Confession de La Rochelle, sur fond, évidemment, de Nicée-Constantinople.

Si j'ai oublié quelque chose d'important, n'hésitez pas à le signaler!




 Voici la foi catholique :

Premièrement, si quelqu'un veut être sauvé, il doit vénérer un Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'Unité, sans confondre les Personnes ni diviser la substance :
autre est en effet la Personne du Père (qui n'a été fait par personne et qui n'est ni créé ni engendré);
autre celle du Fils (qui n'est issu que du Père, qui n'est ni fait, ni créé, mais engendré);
autre celle du Saint-Esprit (qui vient du Père, qui n'est ni fait, ni créé, ni engendré, mais qui procède),

Et dans cette Trinité il n'est rien qui soit avant ou après, rien qui soit plus grand ou plus petit, mais les Personnes sont toutes trois également éternelles et semblablement égales.
Car, une est la divinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, égale la gloire, coéternelle la majesté.
En effet, de même que la vérité chrétienne nous oblige à confesser que chacune des personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il y a trois Dieux ou trois Seigneurs. Et c'est ce Dieu, Bon et Tout-Puissant, qui, en trois Personnes coopérantes, a créé toutes choses (ce qui est visible et ce qui est invisible), à partir de rien.

Deuxièmement, il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.
C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme. Il est Dieu, consubstantiel au Père, engendré avant les siècles, et il est homme, de la substance de sa mère, né dans le temps; Dieu parfait, homme parfait, composé d'une âme raisonnable et de chair humaine, égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité, ne différent de nous (en son humanité) qu'en ce qu'il a été pur de tout péché.
Bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un Christ; un, non parce que la divinité a été transformée en la chair, mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu; un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de la personne. Car, de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme, de même Dieu et l'homme font un Christ.

Troisièmement, Jésus-Christ, notre Dieu et notre Seigneur a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate. Il a souffert et est "mort pour nos péchés et ressuscité" le troisième jour, "pour notre justification" (Romains 4) et lui seul "il est l'Agneau de Dieu qui porte les péchés du monde" (Jean 1), et "Dieu a mis sur lui les péchés de nous tous" (Esaïe 53). De même: "Tous les hommes sont pécheurs et sont justifiés sans nul mérite, par sa grâce, au moyen de la rédemption opérée par Jésus-Christ, en son sang" etc. (Romains 3).
Puisque, à présent, cela doit être cru et ne peut être obtenu ou saisi au moyen d'une œuvre, d'une loi ou d'un mérite quelconque, il est clair et certain que seule une telle foi nous justifie, comme saint Paul le dit dans Romains 3: "Nous estimons que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la Loi". De même: afin que l'on reconnaisse que "Dieu seul est juste et justifie celui qui a la foi en Jésus".
Sur cet article aussi, aucun écart ou concession n'est possible; le ciel et la terre ou tout ce qui est périssable dussent-ils crouler. "Car il n'y a pas d'autre nom qui ait été donné aux hommes par lequel nous puissions être sauvés", dit saint Pierre (Actes 4). "Et par ses meurtrissures nous avons la guérison" (Esaïe 53).

C'est sur cet article que repose tout ce qui fait notre vie, tout ce que nous enseignons, aussi devons-nous en avoir une certitude entière et n'en point douter; sinon, tout cela est perdu, et tous nos adversaires gardent contre nous la victoire et leurs droits.

Quatrièmement, il faut impérativement croire que Jésus-Christ, Ressuscité avec son propre corps, certes glorifié, est monté au ciel, conformément aux Écritures et qu'il siège à la droite du Père.
De même, que le Seigneur reviendra enfin avec gloire pour Juger les vivants et les morts et que, aux justes et aux élus, qui ressusciteront avec leur corps, dans la gloire, il donnera la vie éternelle et la félicité. Et il condamnera les démons et les impies. Son règne n'aura pas de fin.

Si quelqu'un ne croit pas fidèlement tout cela, il n'est pas chrétien et ne sera pas sauvé.

  • Précisions utiles:
  • Enfin, pour ne pas risquer de s'égarer gravement à cause de fausses croyances, il nous faut ajouter ici que pour les damnés et pour les démons les peines et les tourments de l'Enfer n'auront pas de fin.
  • De même, que le Règne de Jésus-Christ et sa victoire sont spirituels, de sorte qu'ici-bas, en attendant le retour du Seigneur, l’Église marche sous la Croix, dans les souffrances et la persécution et qu'on ne doit pas imaginer que, avant la résurrection des morts, les justes et les pieux détruiront les impies et règneront sur la terre.

Amen!





Bucer

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