mercredi 2 octobre 2013

Protestants en fête et grand frisson émotionnel: réponse à Paul Ohlott



Une sœur, des bougies, une toge de pasteur, une chorale: il n'en fallait pas plus à certains pour déplorer l'image rendue par la diffusion de "Protestants en fête", dimanche matin sur France 2.
A tout cela en effet, les "charismatiques" opposent le "grand frisson émotionnel" de la foi vivante.


Liturgie et vraie foi

Personnellement, je n'étais pas présent à cette fête, et je n'ai même pas pu voir l'intégralité de la célébration à la télévision. Mais rien de ce que remet en question Paul Ohlott dans son article ne m'a posé (ni ne me pose) problème.
Une liturgie serait-elle incompatible avec la foi vivante?
Si prier autrement que de façon spontanée (je veux dire: sans modèle préétabli) était contraire à la foi vivante, Jésus-Christ n'aurait-il pas été l'initiateur d'une grave erreur en enseignant le Notre Père (Matthieu 6. 9-13)?


Grand frisson, et puis?...

Plus encore: quelle valeur peut-on vraiment accorder à la notion de "frisson émotionnel"?
Va-t-on mesurer le "frisson émotionnel", le ressenti d'un papiste adorant le sacré cœur et le comparer avec le frisson ressenti par un charismatique parlant en langues?

Et quel charismatique? Le catholique romain, l'unitarien, ou l'évangélicaliste?... Avec ce genre d'hypothèses fondées sur le ressenti subjectif, bonjour les erreurs et l'impossibilité de trouver un jour la vérité!

 Bougies ou drapeaux?

Paul Ohlott déplore aussi l'usage de bougies allumées lors de la fête. Des bougies feraient-elles peur à Dieu?
On dira peut-être que ce n'est pas biblique. Bof, se disputer sur de telles adiaphora (choses indifférentes) l'est-il beaucoup plus?
D'autant que dans une vidéo diffusée récemment, on voit Paul Ohlott participer à une cérémonie de baptême où des fidèles agitent des drapeaux lors du chant. Des drapeaux lors d'un baptême, est-ce beaucoup plus biblique que des bougies? La question ne nous intéresse pas beaucoup, mais si l'on doit en arriver à ça...


Et la pasteure?

Une image au moins aura peiné notre fidélité à l’Écriture sans que Paul Ohlott n'en dise mot: en pleine cérémonie, une pasteure luthérienne a pris la parole.
En nos temps de confusion des genres, voir l'Eglise donner un tel contre-exemple de fidélité à l'Ecriture nous aura bien plus frappé que la toge d'un pasteur ou le manque d'agitation (oh, pardon: de frissons) dénoncé par certains.

Bucer

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