vendredi 12 avril 2013

Fidélité de l'exégèse


Exégèse biblique

       Aucune lecture  fidèle de la Bible n’a jamais eu d’autre objet que de vérifier les jalons exégétiques, indiqués dans le Symbole inaltéré de Nicée-Constantinople (381).

 1-Dieu le Père indique l’A.T, la création, l’ontologie et la morale.
 2- Dieu le Fils, les Évangiles et la rédemption, notamment:

a-    l’accomplissement de l’Alliance, au moyen de l’incise transitionnelle  de l’Incarnation : pour nous, les hommes, et pour notre salut (Gn.3/15, Rom.4, Gal.3-4)

b-   L’existence de la chute adamique, par l’affirmation de la naissance virginale

c-    L’existence de l’Adam paradisiaque, corollaire de la Résurrection.

 
3- Dieu le Saint-Esprit, les Épîtres et les Actes, le salut ou la sanctification, en particulier, le sola fide, au moyen de l’article baptismal.

       Du reste, les synoptiques, attestant de J-C, révélateur unique de la Très Sainte Trinité (Jn.1/18),  autour de laquelle  le Symbole est articulé, sont des récits dont l’objectivité prime toute méthode historique, compte tenu de leur point focal: l’identité du  Ressuscité. Car, la verticalité de cet événement spatio-temporel le rend inaccessible à toute approche historique (Hegel/ la mort, objectivation de l’existence.). De sorte que, les narrations l’attestant bénéficient du même privilège. Il est, donc, possible de constituer une biographie de J-C, sans en référer à quelque méthode profane.  Autrement dit, une foi critique, ça n'existe pas.
 
 

 

 

 

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo, notamment pour avoir souligné l'importance du Credo inaltéré.
Cela montre combien vous pensez, non pas à la seule échelle du XVIe siècle, mais à l'échelle de 20 siècles de christianisme, avec une répartition claire et EQUILIBREE de vos références!

Blog Chrétien Protestant a dit…

A ce titre, tout diatessaron, ou biographie de J-C, ne sera jamais qu'une version étoffée des affirmations documentaires du Symbole de foi, à propos de J-C. Car, ce qui a duré, ce n'est pas le fondamentalisme mais l'orthodoxie!

Anonyme a dit…

On a trop oublié que le principe, "Fides quaerens intellectum"(ss. Augustin, Anselme, K.Barth), s'appliquait, A-U-S-S-I, à la théologie biblique. De sorte que, nulle théologie n'est admissible, qui ne soit confessionnelle!