jeudi 28 février 2013

Eglise et démocratie

 
 
 



Le pasteur n'est pas un porte-parole des fidèles; il ne porte pas devant le monde une parole venant d'en-bas. Il n'a donc pas à renier sa conscience en prenant toute décision humaine (paroissiale ou synodale) pour autorité ultime.
En matière de foi et de morale, l'Eglise n'est donc pas une démocratie.
 
Le pasteur  n'est pas non plus  un monarque absolu, dictant son message à une paroisse obligée de croire en lui comme si Dieu parlait nécessairement par lui.
En matière de foi et de morale, l'Eglise n'est donc pas non plus une oligarchie, ni une tyrannie.
 
Le pasteur est chargé d'annoncer la Parole de Dieu, en communion avec l'ensemble de ses frères et soeurs.
Dans les questions de foi et de morale, seul Dieu, parlant dans les saintes Ecritures, a l'autorité. L'Eglise, en Epouse fidèle, écoute la Parole de son Seigneur.
Et, contrairement à ce que racontent les faux-frères, toutes les interprétations de cette Ecriture ne sont pas égales ou pareillement légitimes. Il y a le vrai et il y a le faux.
D'ailleurs, nous savons très bien, par vingt siècles de témoignage chrétien, comment l'Ecriture est comprise et il faudra bien plus que de misérables cavillations sur tel ou tel esclave bien-aimé de son maître pour en renverser le sens.

Il y a donc des questions qu'une assemblée humaine n'a pas vocation à traiter comme si elle avait la compétence de changer la doctrine.
Et quand les hommes outrepassent cette limite, ils ne sont que de simples apostats.

Bucer
 
 
 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

En effet, l'Église est le sacerdoce universel des baptisés. De sorte que, la Foi du Baptême Trinitaire, ultimement attestée dans le Canon scripturaire(364-692), résumée, minimalement, dans le Symbole de Foi des six premiers conciles oecuméniques (325-681) et, exprimée, par le principe liturgique "lex orandi/lex credendi",doit primer toutes les discussions, lesquelles sont nécessaires, compte tenu du caractère universel du sacerdoce des baptisés.